Formation Médication en milieu isoléTrousse de secours, médicaments et autonomie loin des secours
Une journée pour comprendre les médicaments qu'on emporte quand les secours sont à six heures : constituer sa trousse avec son médecin, connaître chaque molécule, ses usages et ses dangers, et savoir se coordonner avec un médecin à distance. Voyage au long cours, expédition, autarcie, milieu dégradé.
Quand les premiers secours sont à six heures de route, à trois jours de marche ou à une semaine de mer, la trousse de secours change de nature. Elle ne sert plus seulement à attendre les secours : elle doit permettre de tenir. Tour du monde, trek en altitude, navigation hauturière, expédition, vie en autarcie ou séjour dans une zone de crise : cette journée apprend à préparer cette autonomie avec sérieux.
Le fil conducteur est simple : comprendre chaque médicament qu'on emporte. À quoi il sert, quand il ne faut surtout pas l'utiliser, ce qui le rend dangereux, comment le conserver et comment le transporter. On travaille par thèmes (douleur, allergie grave, infection, digestif, altitude, paludisme, yeux et peau, hémorragie), en précisant pour chacun le référentiel international dont il est issu : le CDC Yellow Book 2026 pour les trousses de voyage et la trousse étendue des milieux isolés, le guide médical international de l'OMS pour les navires, et le référentiel d'enseignement des gestes du « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées (École du Val-de-Grâce, version n° 4) pour les situations les plus dégradées.
Ce référentiel de médication est placé sous l'autorité et la supervision du médecin partenaire de l'association. La journée n'autorise ni à prescrire, ni à administrer un médicament soumis à prescription en dehors d'un cadre médical : elle apprend à préparer sa trousse avec son médecin, à comprendre ce qu'elle contient, et à agir en lien avec un médecin (téléconsultation, régulation) le jour où il le faut.
Voyageurs au long cours et tour-du-mondistes, trekkeurs et alpinistes, navigateurs, membres d'expédition, personnes qui préparent une vie en autonomie, humanitaires et professionnels partant en zone de crise ou de conflit, secouristes qui complètent la formation Secours avancé.
Sous l'autorité du médecin partenaire
Ce référentiel de médication est placé sous l'autorité et la supervision du médecin partenaire de l'association, qui en valide le contenu. Les noms de molécules sont cités à titre pédagogique : aucune liste ne remplace une prescription individualisée, établie par votre médecin selon votre santé, vos traitements et votre destination.
La journée n'autorise pas à prescrire, ni à administrer hors cadre médical un médicament soumis à prescription, injectable ou stupéfiant. Elle apprend à préparer sa trousse avec son médecin, à la comprendre, et à agir en lien avec un médecin. Aucune posologie n'est donnée sur ce site.
Objectifs pédagogiques
- Construire, avec son médecin, une trousse adaptée à sa mission : durée, destination, effectif, distance des secours
- Connaître les grandes classes de médicaments d'une trousse d'autonomie, leurs usages et leurs principaux dangers
- Reconnaître les situations où un médicament pré-dosé peut sauver une vie (anaphylaxie, crise d'asthme, hypoglycémie sévère)
- Savoir quand appeler un médecin et comment lui transmettre un bilan utile à distance
- Conserver, transporter et suivre sa trousse : chaleur, froid, péremption, ordonnances et passages de frontière
Programme de la formation
- 01Construire sa trousse selon la mission : effectif, durée, destination et délai d'accès aux soins ; repères de quantités pour un groupe (sources : CDC Yellow Book 2026 « Travel Health Kits », dont la trousse étendue pour les voyages en milieu isolé ; guide médical international de l'OMS pour les navires et son addendum de quantification)
- 02Douleur : paracétamol, anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène) et leurs contre-indications ; pourquoi les antalgiques puissants (tramadol, morphine, kétamine, méthoxyflurane) relèvent strictement du médecin (sources : OMS navires, « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées, V4)
- 03Urgences vitales et médicaments pré-dosés : anaphylaxie et adrénaline auto-injectable, asthme et salbutamol, hypoglycémie sévère et glucagon, convulsions, surdosage d'opioïdes et naloxone (sources : CDC Yellow Book 2026, trousses d'urgence aéronautiques EMK, OMS navires, « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées)
- 04Hémorragie grave en milieu dégradé : la place de l'acide tranexamique dans les protocoles militaires, et pourquoi elle reste médicale (source : référentiel « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées, École du Val-de-Grâce, V4)
- 05Digestif et déshydratation : solutions de réhydratation orale, lopéramide, antiémétiques (ondansétron, métopimazine) ; mal des transports (source : CDC Yellow Book 2026, OMS navires)
- 06Infections loin de tout : principes de l'antibiothérapie d'expédition (amoxicilline-acide clavulanique, azithromycine, doxycycline…), toujours sur prescription ou après téléconsultation (sources : CDC Yellow Book 2026, OMS navires)
- 07Altitude, climat et paludisme : mal aigu des montagnes (acétazolamide, dexaméthasone), œdèmes de haute altitude, prévention et traitement du paludisme selon la destination (sources : CDC Yellow Book 2026, OMS)
- 08Yeux, peau, dents : collyres, fluorescéine, soins des plaies et prévention du tétanos, ciment dentaire temporaire (source : OMS navires)
- 09Logistique : conservation (ne jamais congeler sans indication, chaleur, lumière), péremption, traçabilité des prises, ordonnances et transport des médicaments à l'étranger
- 10Cas pratiques : une journée de trek à six heures des secours, une traversée en voilier, une zone de crise ; appel au médecin et transmission du bilan
Les référentiels utilisés
La formation s'appuie sur ces standards et recommandations, en complément des référentiels français. Elle s'en inspire sans délivrer aucune de leurs certifications. Certains relèvent du paramedic, de l'infirmier ou du médecin : ils sont étudiés sous l'autorité du médecin partenaire de l'association, et les gestes pratiqués restent ceux qu'autorise la qualification de chacun.
Cadre français (la base)
- Référentiels nationaux de premiers secours (PSC, PSE1, PSE2)Dans notre espaceMinistère de l'Intérieur · Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises ↗Secouriste
Ce qui s'enseigne et se certifie en France. Tous les autres standards viennent en complément, jamais en substitution.
- Réglementation française du médicamentCode de la santé publique · ANSM ↗Tous niveaux
Prescription médicale obligatoire, listes I et II, stupéfiants, prescriptions restreintes : ce qui délimite ce qu'un non-médecin peut détenir et administrer.
- Protocoles infirmiers de soins d'urgence (PISU)Dans notre espaceSFMU, avec la SEMSP, la SFAR, la SRLF, CARUM et le CFRC (2016) ↗Paramedic · infirmier
La référence nationale des soins que l'infirmier (notamment sapeur-pompier) initie en urgence avant l'arrivée du médecin, en lien avec la régulation.
Socle traumatologique
- PHTLS — Prehospital Trauma Life SupportDans notre espaceNAEMT, avec le Committee on Trauma de l'American College of Surgeons ↗Paramedic · infirmier
La colonne vertébrale du raisonnement face au traumatisé : physiopathologie, évaluation, voies aériennes, ventilation, hémorragie, choc, populations particulières.
- ITLS — International Trauma Life SupportDans notre espaceITLS ↗Paramedic · infirmier
Étudié en regard du PHTLS : on en compare les algorithmes, l'évaluation et les traitements pour retenir le meilleur des deux écoles.
- ATLS — Advanced Trauma Life Support, 11e édition (2025)Dans notre espace
La référence médicale mondiale du traumatisé : approche xABCDE, damage control, hypotension permissive, transfusion précoce, restriction des mouvements du rachis revue.
- Consensus de préhospitalier : traumatismes thoraciques, désincarcération (2024), arrêt cardiaque traumatique (2024)Dans notre espaceFaculty of Pre-Hospital Care · Royal College of Surgeons of Edinburgh ↗Paramedic · infirmier
Des consensus d'experts qui font évoluer les pratiques, par exemple l'auto-extraction privilégiée plutôt que l'immobilisation à tout prix.
Médecine d'urgence
- AMLS — Advanced Medical Life SupportDans notre espaceNAEMT ↗Paramedic · infirmier
Le diagnostic différentiel préhospitalier plutôt que l'application mécanique de protocoles : respiratoire, cardiovasculaire, choc, sepsis, neurologie, métabolique, toxicologie.
- JRCALC Clinical Practice GuidelinesDans notre espaceJoint Royal Colleges Ambulance Liaison Committee · AACE (Royaume-Uni) ↗Paramedic · infirmier
Les recommandations nationales des paramedics britanniques : réanimation, urgences médicales, trauma, obstétrique, médicaments, situations de catastrophe.
Trauma avancé et paramédical
- Joint Trauma System — Clinical Practice GuidelinesDans notre espace
Une bibliothèque entière de traumatologie opérationnelle : damage control resuscitation, transfusion, choc hémorragique, voies aériennes, analgésie et sédation, brûlures, traumatisme crânien, lésions vasculaires, crush, blast, sepsis, télémédecine, évacuation.
- Prolonged Casualty Care (PCC) GuidelinesDans notre espaceJoint Trauma System · département de la Défense des États-Unis ↗Paramedic · infirmier
Garder un blessé en vie pendant des heures, voire des jours, en milieu austère ou isolé, quand l'évacuation tarde.
Tactique et combat
- Tactical Combat Casualty Care (TCCC) Guidelines (1er mai 2026)Dans notre espaceCommittee on TCCC · Joint Trauma System, département de la Défense des États-Unis ↗Secouriste avancé
La doctrine du blessé au combat en trois temps (sous le feu, soins tactiques, évacuation) : hémorragies jonctionnelles, voies aériennes, thorax, choc, hypothermie, trauma crânien, analgésie, antibiotiques.
- Committee for Tactical Emergency Casualty Care (C-TECC) ↗Secouriste avancé
La déclinaison civile du TCCC pour les environnements à haut risque (attentats, tueries de masse, interventions dangereuses), avec des volets pour témoins actifs, premiers intervenants, pédiatrie et NRBC.
- Référentiel d'enseignement des gestes du « Sauvetage au combat », version n° 4 (9 juillet 2025)Dans notre espaceMinistère des Armées · Service de santé des armées · Académie de santé des armées · École du Val-de-Grâce (n° 91/ARM/DCSSA/ACASAN/EVDG/DFMO/NP) ↗Secouriste avancé
Le standard français du blessé au combat, en trois niveaux : SC1 pour tout combattant, SC2 pour les opérateurs formés, SC3 pour le binôme médecin-infirmier (réanimation de l'avant). Les niveaux ne se transposent pas automatiquement au civil.
Milieu austère et isolement
La médecine loin de l'hôpital, fondée sur les preuves : maladies de l'altitude (2024), douleur en milieu austère (2024), coup de chaleur (2024), hypothermie, gelures, noyade, foudre, envenimations, évacuation.
Montagne et milieu périlleux
- Commission internationale de médecine d'urgence en montagne (ICAR MedCom) ↗Paramedic · infirmier
Une source principale du volet montagne : avalanche (2023), hypothermie, arrêt cardiaque hypothermique, arrêt de la réanimation en montagne, analgésie, secours héliporté, matériel médical.
Le plus haut standard international de médecine de montagne (cours agréés d'au moins 120 heures). Diplôme réservé aux professionnels de santé ; CAP RESCUE propose une préparation à ce diplôme.
- Recommandations et consensus de la commission médicale de l'UIAADans notre espace
Mal aigu des montagnes, œdèmes de haute altitude, conditions médicales préexistantes, organisation médicale d'expédition.
- Guide national de référence (GNR) GRIMP — Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleuxDans notre espaceMinistère de l'Intérieur · DGSCGC (version août 1999, V1.1 mise à jour le 26 juin 2020) ↗Secouriste avancé
La doctrine des sapeurs-pompiers pour les sauvetages en milieu périlleux (hauteur, falaise, puits, milieux naturels et artificiels) : organisation, emplois, niveaux IMP1 à IMP3.
- Savoir-faire du secours en montagneExpérience de l'équipe : réserve PGHM, pisteurs-secouristes, secours sur pisteSecouriste avancé
Extraction, conditionnement, portage et brancardage en terrain accidenté, froid et hypothermie.
Réanimation et circonstances particulières
- Consensus scientifiques de réanimation (CoSTR)Dans notre espace
La source des recommandations mondiales de réanimation et des niveaux de preuve.
- Recommandations ERC 2025 — Réanimation avancée de l'adulte (ALS)Dans notre espaceEuropean Resuscitation Council ↗Paramedic · infirmier
Algorithme de réanimation avancée, défibrillation manuelle, voies aériennes pendant la RCP, médicaments, troubles du rythme péri-arrêt.
- Recommandations ERC 2025 — Circonstances particulièresDans notre espaceEuropean Resuscitation Council ↗Paramedic · infirmier
Adapter la réanimation aux situations spéciales : noyade, hypothermie, avalanche, anaphylaxie, traumatisme, hyperkaliémie, milieux isolés.
- Sauvetage sportif et « Rescue & Resuscitation »Dans notre espace
L'origine du poste R&R : la justesse du geste de secours évaluée après l'effort.
Médication et trousses de secours en milieu isolé
- CDC Yellow Book 2026 — Travel Health KitsDans notre espace
La trousse de santé du voyageur et la trousse étendue (« Expanded Travel Health Kit ») pour les voyages en milieu isolé, loin des soins : antibiotiques, cardiologie, altitude, jungle, injectables.
- Trousses médicales d'urgence aéronautiques (EMK)Dans notre espace
Repère pour les médicaments injectables d'urgence embarqués (bradycardie, hypoglycémie sévère…).
- International Medical Guide for Ships, 3e éditionDans notre espaceOrganisation mondiale de la santé (OMS) ↗Tous niveaux
La pharmacie de bord des navires : indications et formes des médicaments, loin de tout secours.
- Addendum de quantification du guide médical international pour les navires, et liste commentéeDans notre espaceOrganisation mondiale de la santé (OMS) ↗Tous niveaux
Des repères de quantités par effectif (10 à 40 personnes) et par durée (environ trois semaines), à adapter avec son médecin.
- Division 217 — dispositions sanitaires et médicales des naviresDans notre espace
Les dotations médicales obligatoires des navires français selon l'éloignement d'un port équipé, et la téléconsultation avec le Centre de consultation médicale maritime (CCMM).
À l'issue de la formation
- Une trousse de voyage, d'expédition ou d'autonomie préparée avec méthode, à discuter avec votre médecin
- La connaissance de chaque médicament que vous emportez, de ses usages et de ses risques
- Les bons réflexes de coordination avec un médecin à distance
- Attestation de formation CAP RESCUE (journée de sensibilisation, non diplômante)
Pourquoi se former avec CAP RESCUE ?
- Des formateurs en exercice (pisteurs, sauveteurs, infirmiers), formateurs de formateurs et concepteurs de référentiels.
- Une pédagogie par la mise en situation : on ancre les gestes par la pratique, pas par la théorie.
- Une association de sécurité civile en cours d'agrément et centre de formation — la formation, c'est notre cœur de métier.
- Un parcours complet, du PSC au sauvetage littoral, et des réductions pour les adhérents.
Une attestation de fin de formation, à votre nom
À l'issue de la formation Médication en milieu isolé, vous recevez une attestation de fin de formation nominative, délivrée dans le cadre de la formation professionnelle continue (Code du travail, 6e partie). Elle fait foi auprès d'un employeur ou d'un financeur, et chacun peut en vérifier l'authenticité en ligne.
- Identité du stagiaire et de l'organisme de formation
- Intitulé, nature et objectifs de l'action de formation
- Dates, durée en heures et lieu de la formation
- Résultats de l'évaluation des acquis, compétence par compétence
- Code unique et QR code de vérification, date de fin de validité conseillée
Essayez avec le code d'exemple CR-DEMO-FORM, ou scannez le QR code.
Formation conforme au cadre légal : les articles
- Art. L6313-1 : Actions concourant au développement des compétences, dont les actions de formation.
- Art. L6313-2 : L'action de formation, parcours pédagogique permettant d'atteindre un objectif professionnel, en présentiel, à distance ou en situation de travail.
- Art. L6313-3 : Objet des actions de formation : adaptation au poste, maintien dans l'emploi, développement des compétences.
- Art. L6351-1 : Déclaration d'activité de l'organisme de formation auprès de l'autorité administrative.
- Art. L6352-3 : Règlement intérieur applicable aux stagiaires : santé, sécurité, discipline, représentation.
- Art. L6316-1 : Certification qualité (Qualiopi) des prestataires financés par des fonds publics ou mutualisés.
- Art. L6353-1 : Convention de formation conclue avec l'acheteur (entreprise, financeur).
- Art. L6353-3 à L6353-7 : Contrat de formation avec la personne qui finance elle-même sa formation : mentions obligatoires, rétractation sous 10 jours, paiement échelonné, force majeure.
- Art. L6353-8 : Informations remises avant l'inscription : objectifs, contenu, formateurs, horaires, modalités d'évaluation, règlement intérieur, tarifs.
- Art. L6353-9 : Informations demandées au stagiaire limitées à l'appréciation de son aptitude à suivre la formation.
- Art. R6332-26 et arrêté du 21 décembre 2018 : Certificat de réalisation : preuve de l'exécution de l'action de formation (contrôle du service fait).
- Cass. soc., 13 avril 2022, n° 20-21.501 : Droit du salarié à obtenir une attestation de la formation suivie.
CAP RESCUE, Association loi 1901, 34 rue Gioffredo, 06000 Nice. Déclaration d'activité en cours d'enregistrement. Formation non diplômante : elle ne délivre ni diplôme de sécurité civile ni certification tierce.
Questions fréquentes — Médication en milieu isolé
Que prépare-t-on concrètement pendant la journée ?
Votre propre trousse, selon votre projet (tour du monde, trek, navigation, autonomie, zone de crise) : les thèmes à couvrir, les questions à poser à votre médecin, la conservation et le transport. Notre guide « Trousse de secours en milieu isolé » en donne un premier aperçu.
La journée couvre-t-elle les zones de conflit et de crise ?
Oui, un cas pratique y est consacré. La journée présente l'approche du référentiel « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées (hémorragie, douleur, milieu hostile) et ce qui reste strictement réservé aux professionnels.
Cette formation permet-elle d'administrer des médicaments sur ordonnance ?
Non. Le contenu est placé sous l'autorité et la supervision du médecin partenaire de l'association, mais la prescription reste un acte médical et l'administration des médicaments injectables ou stupéfiants relève des professionnels de santé habilités. La journée vous apprend à comprendre votre trousse et à agir en lien avec un médecin.
Peut-on suivre cette journée sans la formation Secours avancé ?
Oui, avec au minimum le PSC. Elle est pensée comme une journée optionnelle à la suite de Secours avancé, mais reste ouverte aux voyageurs et expéditionnaires qui veulent préparer leur trousse avec méthode.
Qui supervise le contenu de la journée ?
Le référentiel de médication est placé sous l'autorité et la supervision du médecin partenaire de l'association. Le médecin présent peut varier selon la session.
Des posologies sont-elles données ?
Aucune posologie n'est diffusée, ni sur le site ni comme consigne générale : la dose d'un médicament dépend de la personne, de son état et de ses traitements, et relève de la prescription de son médecin.
Sur quelles sources s'appuie la journée ?
Sur le CDC Yellow Book 2026 (trousses de voyage et trousse étendue pour les milieux isolés), le guide médical international de l'OMS pour les navires et son addendum de quantification, le référentiel « Sauvetage au combat » du Service de santé des armées (version 4), la Division 217 des affaires maritimes et les trousses d'urgence aéronautiques.
Combien dure et combien coûte la journée ?
Une journée de 7 heures, au prix de 190 € (161,50 € pour les adhérents). Elle se suit idéalement à la suite de la formation Secours avancé.
Quels sont les prérequis de la journée Médication en milieu isolé ?
Le PSC au minimum. La journée est recommandée en complément de la formation Secours avancé, ou pour les titulaires du PSE2 et les professionnels de santé.
Repart-on avec une liste de médicaments toute faite ?
Non, volontairement. Il n'existe pas de liste valable pour tout le monde : vous repartez avec une méthode pour construire votre trousse selon votre projet et avec les bonnes questions à poser à votre médecin, qui prescrira ce qui vous convient.
La journée apprend-elle à joindre un médecin à distance ?
Oui : savoir quand appeler, qui joindre (numéros d'urgence, téléconsultation, centre de consultation médicale maritime en mer) et comment transmettre un bilan structuré qui permette au médecin de décider.
