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CAP RESCUE®
Bilan & voies aériennes · BLS → ALS

Voies aériennes de base et dispositifs supraglottiques

Techniques, indications, escalade, surveillance.

Croisement des référentiels · 9 sources

Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus

Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes

Les référentiels convergent vers une approche graduée des voies aériennes : évaluation rapide (ABCDE), ouverture et maintien par manœuvres de base, aspiration et adjuvants (OPA/NPA), ventilation au ballon-masque avec monitorage (SpO2, ETCO2), puis recours raisonné aux dispositifs supraglottiques comme alternative à l’intubation, en tenant compte de leurs limites vis-à-vis de l’aspiration [p. 179][p. 164][p. 180][p. 191][p. 150–151]. Les cibles d’oxygénation/ventilation varient selon les sources (SpO2 de 92 à 98 %, ETCO2 35–45 mmHg) mais la capnographie ondulée et la saturation sont des standards de suivi continu [p. 180][p. 14–15][p. 35, p. 97][p. 12]. Les SGA de 2e génération sont largement acceptés, avec limites d’usage en brûlures et noyade, et la confirmation par capnographie est systématiquement exigée ou privilégiée [p. 23][p. 7][p. 35, p. 97][p. 191]. Des spécificités existent en pédiatrie/néonatal (privilégier BAVU d’abord), en envenimation (anticiper l’obstruction haute) et en contexte tactique ou d’évacuation prolongée [p. 151, p. 156, p. 160][p. 115][p. 13–15]. Les séquences intubation-versus-SGA diffèrent selon référentiels (militaires/EMS/civils), mais l’objectif partagé est une ventilation/oxygénation efficaces sans interrompre la RCP ni retarder le traitement de la cause [p. 118–120][p. 13][p. 12]. Le contrôle des sécrétions et la réévaluation fréquente (notamment lors des mobilisations) sont récurrents [p. 164][p. 13–14][p. 44–45]. Rappel réglementaire : les recommandations étrangères/militaires n’altèrent pas le champ de compétence français [p. 13][p. 5].

  1. 01Reconnaître la menace des voies aériennes

    Consensus Priorité au A de l’ABCDE : repérer obstruction, apnée, incapacité à protéger les voies aériennes; évaluer par regarder/écouter/toucher et signes de détresse; considérer précocement une voie avancée si détérioration [p. 159–160][p. 13][p. 179].

    CICR
    Identifier obstruction/anomalies respiratoires dès l’examen initial; toute réponse inappropriée évoque une menace liée à la conscience [p. 98][p. 159–160][p. 104].
    JTS AE
    Évaluer besoin d’une voie avancée si SpO2 < 90 %, TBI avec altération, brûlures étendues, insuffisance respiratoire ou détérioration [p. 13].
    OMS SEARO
    En envenimation neurotoxique, anticiper l’obstruction haute/arrêt ventilatoire; critères d’indication d’une voie avancée (stridor, SpO2 < 90 % malgré O2, acidose respiratoire, faiblesse cervicale) [p. 32][p. 115][p. 121].
    NASEMSO
    Surveiller en continu (SpO2, capno) en détresse respiratoire significative pour guider la prise en charge [p. 179–180].
    JTS Drowning
    En submersion, vérifier obstruction (sable/algues) et envisager une voie définitive si obtundation/arrêt respiratoire [p. 7].
    TECC
    Si inconscient/ne suit pas les consignes, engager immédiatement les mesures de base d’ouverture [p. 7].

    Écarts Seuils SpO2 variables (≥92 % JTS PCC [p. 14–15], 90–96 % JTS AE [p. 11], 92–96 % en noyade [p. 7], 94–98 % NASEMSO [p. 10, p. 179]).

  2. 02Protéger / Positionner

    Consensus Placer en position de sécurité si inconscient sans voie aérienne sécurisée; la maîtrise des voies aériennes prime sur l’immobilisation cervicale; patient conscient en position de confort si possible [p. 161][p. 152][p. 7][p. 7].

    CICR
    PLS (y compris depuis décubitus ventral) et priorité à la voie aérienne sur l’immobilisation cervicale [p. 161][p. 163].
    OMS SEARO
    PLS si respiration conservée pour limiter l’aspiration (vomissements, hypersialorrhée, saignements) [p. 152][p. 115].
    JTS Drowning
    Décubitus latéral si inconscient; immobilisation cervicale systématique non recommandée en milieu aquatique; privilégier subluxation mandibulaire si suspicion [p. 7][p. 20].
    TECC
    Patient conscient autorisé à la position de confort; PLS si inconscient [p. 7][p. 14].

    Écarts Pas de divergence majeure; note tactique aquatique (JTS Drowning) sur l’immobilisation [p. 20].

  3. 03Oxygéner / Préoxygéner

    Consensus Administrer de l’oxygène selon besoin et viser des cibles de SpO2 définies localement; la préoxygénation est mise en avant avant procédures à risque [p. 179][p. 35, p. 97].

    NASEMSO
    Titrer l’oxygène pour une SpO2 de 94–98 % [p. 10][p. 179].
    JTS AE
    Objectif SpO2 90–96 % (92–96 % en submersion) [p. 11][p. 50].
    JTS PCC
    Cible SpO2 ≥ 92 % avec monitorage continu [p. 14–15].
    JTS Drowning
    Ventilation assistée avec O2, viser 92–96 % [p. 7].
    Ontario
    Préoxygénation à 100 % avant aspiration; exigences de confirmation capnographique après pose de SGA [p. 47][p. 35, p. 97].

    Écarts Plages cibles d’oxygénation différentes selon contexte (EMS civil vs militaire vs noyade) [p. 10][p. 11][p. 7].

  4. 04Ouvrir / Maintenir (manœuvres de base et adjuvants)

    Consensus Manœuvres manuelles (head tilt–chin lift, jaw thrust), aspiration ciblée, et adjonction d’OPA/NPA selon indications et contre-indications [p. 179][p. 161][p. 115].

    NASEMSO
    Bascule de la tête/subluxation mandibulaire, aspiration, OPA/NPA; gestion des trachéostomies incluse [p. 10][p. 179][p. 180].
    JTS AE
    Repositionnement (jaw thrust ou head tilt–chin lift), aspiration ciblée sans fouille à l’aveugle, OPA/NPA si non contre-indiquée [p. 13][p. 11]; contre-indications NPA (traumatismes faciaux massifs, brûlures faciales, suspicion de base du crâne, etc.) [p. 190].
    JTS PCC
    Head Tilt–Chin Lift/Jaw Thrust, NPA selon besoin, aspiration oropharyngée adaptée aux moyens [p. 13–15][p. 44–45].
    CICR
    Jaw thrust; dispositifs simples (OPA/NPA, masque laryngé) maintiennent la langue à distance mais ne protègent pas de l’aspiration [p. 161][p. 164].
    OMS SEARO
    Head tilt–chin lift/jaw thrust, aspiration des sécrétions, OPA; NPA moins préférée (risque de saignement) [p. 115][p. 149].
    DBRD
    Bascule tête–menton (prudence rachis), OPA, puis escalier incluant NPA et manœuvre d’Esmarch [p. 12].
    TECC
    Désobstruction buccale, chin lift/jaw thrust; envisager une NPA [p. 7][p. 14].

    Écarts Préférences/contre-indications NPA variables (JTS AE les détaille [p. 190]; OMS la juge moins favorable pour risque hémorragique [p. 149]).

  5. 05Désobstruction / Aspiration

    Consensus Retrait des sécrétions/sang/vomissements par aspiration; possibilité de techniques dédiées en cas de contamination massive; réévaluation fréquente [p. 164][p. 10][p. 13–14].

    CICR
    Aspiration mécanique (manuelle/pédale/électrique) pour sang, vomissements et débris [p. 164].
    NASEMSO
    Aspiration des sécrétions; mention de la technique SALAD en cas de besoin [p. 180][p. 10].
    JTS AE
    Aspiration ciblée, éviter la fouille à l’aveugle; considérer SALAD avant voie avancée [p. 11][p. 14].
    JTS PCC
    Aspiration oropharyngée avec dispositif disponible; réévaluation avant/pendant/après tout déplacement [p. 13–14][p. 44–45].
    Ontario
    Aspiration via port gastrique du SGA si sécrétions/émèse suspectées ou ventilation difficile; arrêter après clairance ou 15 s sans retour [p. 44][p. 107][p. 110].
    JTS Drowning
    Retirer une obstruction visible (sable/algues) en préhospitalier avancé [p. 7].

    Écarts Modalités et cibles de l’aspiration (oropharyngée vs port gastrique SGA) différentes selon contexte (Ontario structure les indications spécifiques au SGA [p. 44][p. 107]).

  6. 06Ventiler au ballon-masque

    Consensus BAVU indiqué en insuffisance respiratoire/arrêt; privilégier technique optimisée (étanchéité, aide à 2) et éviter l’hyperventilation; PEEP si disponible [p. 180][p. 15].

    NASEMSO
    BAVU à deux opérateurs avec PEEP et capnographie quantitative; en ACR, ne pas interrompre les compressions, passer de ventilation passive/BAVU à voie avancée sans interruption, puis cadence contrôlée [p. 180][p. 118][p. 120].
    DBRD
    BAVU à 100 % O2 après OPA; chez l’enfant, optimiser par OPA adaptée, double C-grip et étanchéité; envisager SGA de 2e génération si échec [p. 12][p. 63].
    JTS PCC
    BAVU avec valve PEEP; cible ETCO2 35–45 mmHg [p. 15][p. 14].
    JTS AE
    Ventilation BAVU dans la prise en charge initiale et en cas d’échec de voie avancée [p. 13].
    JTS Drowning
    Commencer par 5 insufflations, puis RCP 30:2; BAVU augmente le risque d’émèse, intubation réduit l’aspiration [p. 6][p. 7].
    OMS SEARO
    BAVU comme soutien de courte durée en attente d’une sécurisation plus définitive [p. 154].

    Écarts Spécificité noyade (5 insufflations initiales) [p. 6]; mention systématique de PEEP variable (présente JTS PCC/NASEMSO [p. 15][p. 180]).

  7. 07Dispositifs supraglottiques (indications, pose, limites)

    Consensus Les SGA constituent une alternative acceptable à l’intubation pour le contrôle avancé, avec protection incomplète contre l’aspiration et limites de pression; confirmation préférentielle par capnographie ondulée; limiter les tentatives [p. 118][p. 150–151][p. 35, p. 97].

    NASEMSO
    SGA comme option d’airway avancé; en pédiatrie (bronchiolite/croup), réserver aux échecs du BAVU; en néonatal, envisager SGA/ETT si ventilation au masque inefficace [p. 151][p. 156][p. 160][p. 118].
    JTS AE
    Séquence: intubation, puis SGA (BIAD), puis cricothyroïdotomie; SGA indiqué hors anaphylaxie/œdème/brûlures VAS/traumatismes majeurs du cou; confirmer à la capno; rappel qu’ils ne protègent pas complètement de l’aspiration [p. 13][p. 191].
    Ontario
    Utiliser un SGA si assistance ventilatoire nécessaire et autres moyens inefficaces, réflexe nauséeux absent; contre-indications (FBAO, varices œsophagiennes, trauma oropharyngé, ingestion caustique); max 2 tentatives; confirmation d’abord par ETCO2 ondulée, sinon au moins 2 méthodes secondaires [p. 34–35][p. 96–97].
    DBRD
    Recours précoce à un SGA de 2e génération (LMA, tube laryngé) avant l’intubation dans l’escalier; contrôle intermittent de la pression de ballonnet [p. 12][p. 63].
    JTS PCC
    Vérifier/gérer le gonflage du cuff et contrôler périodiquement la pression (objectif 20 mmHg) [p. 13–14].
    CICR
    Masque laryngé et Combitube décrits comme dispositifs de sauvetage; techniques avancées demandent formation, recyclage, et sont sujettes aux déplacements [p. 164–165].
    TECC
    Utiliser un SGA (King LT, LMA, i-gel) sous protocole approuvé si échec des mesures de base; l’intubation/cricothyroïdotomie restent des options [p. 8][p. 14].
    OMS SEARO
    LMA et i-gel faciles à apprendre/insérer mais limitent les pressions et protègent incomplètement; technique d’insertion de l’i-gel détaillée [p. 150–151].
    JTS Drowning
    Éviter les SGA (problèmes d’étanchéité/pressions requises élevées); privilégier une voie définitive [p. 7][p. 16].
    JTS AE (contextes)
    Chez le brûlé, SGA souvent inadéquats; privilégier intubation si inhalation/brûlures faciales profondes/>40 % SC/coma [p. 23][p. 50].

    Écarts Séquence de choix variable (JTS AE priorise l’intubation avant SGA [p. 13] vs DBRD qui place SGA avant l’intubation [p. 12]); contre-indications SGA diffèrent (Ontario vs JTS AE) [p. 35, p. 97][p. 191].

  8. 08Surveiller / Confirmer / Fixer

    Consensus Monitorage continu SpO2 et ETCO2; confirmation de position par capnographie ondulée en premier; contrôle périodique du cuff et réévaluations, notamment lors des mobilisations [p. 35, p. 97][p. 12][p. 13–15].

    Ontario
    Confirmation prioritaire par ETCO2 ondulée; en son absence, 2 méthodes secondaires minimales; limite de 2 tentatives d’insertion SGA [p. 35][p. 97].
    NASEMSO
    Capnographie quantitative pour ajuster la ventilation et confirmer l’efficacité; éviter l’hyperventilation/volumes excessifs [p. 180].
    JTS AE
    Monitorer ETCO2 et SpO2 en continu; confirmer la position (ETT/SGA) par capnographie [p. 13–14][p. 191].
    DBRD
    Surveillance continue capno/SpO2 et contrôle intermittent de la pression du ballonnet [p. 12].
    JTS PCC
    Cibles ETCO2 35–45 mmHg; contrôle périodique de la pression du cuff (objectif 20 mmHg); réévaluation avant/pendant/après tout déplacement [p. 14–15][p. 13–14].
    JTS Drowning
    Capnographie incluse dans l’équipement de prise en charge; priorité à sécuriser voie aérienne, oxygéner, décomprimer l’estomac [p. 9][p. 26].

    Écarts Cibles SpO2/ETCO2 précisées surtout par JTS PCC/JTS AE, alors que NASEMSO met l’accent sur l’évitement de l’hyperventilation [p. 14–15][p. 11][p. 180].

  9. 09Situations particulières

    Consensus Adapter la stratégie aux contextes (noyade, brûlures, envenimation, pédiatrie/néonatal, trachéotomie), avec anticipation d’une voie définitive quand les SGA sont limités; respecter les protocoles locaux et champs de compétence [p. 7][p. 23][p. 115][p. 151].

    JTS Drowning
    Éviter SGA; envisager intubation précoce chez l’obtundu; 5 insufflations initiales; PLS quand possible; viser SpO2 92–96 % [p. 7][p. 6][p. 16].
    JTS AE / JTS PCC
    Chez le brûlé, SGA souvent inadéquats; anticiper une voie définitive selon indications [p. 23][p. 50][p. 48].
    OMS SEARO
    Envenimation neurotoxique: ouverture/aspiration/OPA; SGA/ETT possibles si critères; cricothyroïdotomie en obstruction aiguë si intubation impossible [p. 115][p. 150][p. 151–152].
    NASEMSO
    En pédiatrie (bronchiolite/croup), SGA en cas d’échec du BAVU; en néonatal, envisager SGA/ETT si ventilation au masque inefficace [p. 151][p. 156][p. 160].
    Ontario
    Trachéotomie: réinsertion d’urgence limitée à 2 tentatives, privilégier une canule neuve et l’aide d’un aidant connaissant le dispositif [p. 46–47][p. 109–110].
    TECC
    En contexte tactique/évacuation, SGA utiles sous protocole approuvé; envisager gestion précoce/définitive des voies aériennes en cas de brûlures suspectes d’inhalation [p. 13][p. 10][p. 19].

    Écarts Contexte noyade et brûlures: forte restriction d’usage des SGA (JTS) [p. 7][p. 23], alors que d’autres contextes les autorisent sous conditions (Ontario/OMS) [p. 34–35][p. 150–151].

Techniques et gestes

  • Head tilt–chin lift (bascule de la tête–élévation du menton)
    NASEMSO · JTS AE · JTS PCC · CICR · OMS SEARO · TECC · DBRD

    Manœuvre d’ouverture des voies aériennes de base en l’absence de contre-indication cervicale; citée comme geste initial de référence [p. 179][p. 13][p. 13–15][p. 161][p. 115][p. 7][p. 12].

  • Jaw thrust (subluxation de la mandibule)
    NASEMSO · JTS AE · JTS PCC · CICR · OMS SEARO · TECC · JTS Drowning

    Ouverture manuelle privilégiée notamment si suspicion de lésion cervicale; recommandée en milieu aquatique [p. 179][p. 13][p. 13–15][p. 161][p. 115][p. 7][p. 20].

  • Canule oropharyngée (OPA/Guedel)
    NASEMSO · CICR · OMS SEARO · DBRD · JTS Drowning

    Adjuvant de maintien de la perméabilité chez l’inconscient; n’empêche pas l’aspiration [p. 179][p. 164][p. 115][p. 12][p. 9].

  • Canule nasopharyngée (NPA)
    NASEMSO · JTS AE · JTS PCC · CICR · OMS SEARO · TECC · DBRD

    Adjuvant possible chez le patient à vigilance abaissée; contre-indications/risque de saignement soulignés selon référentiels [p. 179][p. 190][p. 13–15][p. 164][p. 149][p. 7][p. 12].

  • Aspiration oropharyngée (incluant SALAD)
    CICR · NASEMSO · JTS AE · JTS PCC · Ontario · JTS Drowning

    Retrait des sécrétions/sang/vomissements; la technique SALAD est envisagée en contamination massive; éviter la fouille digitale à l’aveugle [p. 164][p. 10][p. 14][p. 13–14][p. 44][p. 7].

  • Ballon auto-remplisseur (BAVU) à deux opérateurs avec PEEP
    NASEMSO · JTS PCC · DBRD · JTS Drowning

    Ventilation de base/transition avec optimisation de l’étanchéité et de la pression expiratoire; éviter l’hyperventilation [p. 180][p. 15][p. 12][p. 7].

  • Capnographie (ETCO2 ondulée) pour confirmation/suivi
    Ontario · NASEMSO · JTS AE · DBRD · JTS PCC · JTS Drowning

    Méthode de référence pour confirmer une voie avancée et surveiller la ventilation; complétée par l’oxymétrie [p. 35, p. 97][p. 180][p. 13–14][p. 12][p. 14–15][p. 9].

  • Dispositifs supraglottiques de 2e génération (LMA, i-gel, King LT, tube laryngé)
    NASEMSO · JTS AE · Ontario · DBRD · JTS PCC · CICR · TECC · OMS SEARO

    Alternatives d’airway avancé faciles à apprendre; confirmation capnographique, contrôle de cuff, et limites pour l’aspiration/pressions inspiratoires [p. 118][p. 191][p. 34–35][p. 12][p. 13–14][p. 164–165][p. 8][p. 150–151].

  • Contrôle de la pression de ballonnet (SGA)
    JTS PCC · DBRD

    Vérification régulière du cuff, avec objectif de 20 mmHg (JTS PCC) et contrôles intermittents (DBRD) pour limiter les fuites/ischémies [p. 13–14][p. 12].

  • Position latérale de sécurité (PLS)
    CICR · OMS SEARO · JTS Drowning · TECC

    Positionnement de l’inconscient sans voie sécurisée pour limiter l’aspiration; adaptée aussi en milieu aquatique [p. 161][p. 152][p. 7][p. 7].

  • Ventilation passive initiale en ACR
    NASEMSO

    Option transitoire au début de la RCP avant BAVU/voie avancée, sans interrompre les compressions [p. 118].

  • Double C-grip (étanchéité masque, pédiatrie)
    DBRD

    Prise à deux mains pour améliorer l’étanchéité du masque lors du BAVU chez l’enfant [p. 63].

  • Aspiration via port gastrique du SGA
    Ontario

    Indiquée si sécrétions/émèse gastriques suspectées après pose et/ou ventilation difficile persistante [p. 44][p. 107].

  • Réinsertion trachéale d’urgence
    Ontario · NASEMSO

    Procédure encadrée (max 2 tentatives; canule neuve privilégiée; aidant connaissant le dispositif) et la gestion des trachéostomies fait partie des mesures de base [p. 46–47][p. 109–110][p. 10][p. 180].

Points de vigilance

  • Les SGA ne protègent pas complètement de l’aspiration et peuvent être inadéquats en brûlures des VAS et en noyade [p. 191][p. 23][p. 7][p. 16].
  • Limiter les tentatives d’insertion (SGA: 2 tentatives dans l’Ontario) et confirmer par ETCO2 ondulée dès que possible [p. 35][p. 97].
  • Éviter l’hyperventilation/volumes excessifs au BAVU; utiliser PEEP si disponible et monitorer ETCO2/SpO2 [p. 180][p. 15].
  • Aspiration ciblée, pas de fouille digitale à l’aveugle; envisager SALAD en contamination massive [p. 11][p. 14][p. 10].
  • Réévaluer la perméabilité et la position des dispositifs avant/pendant/après tout déplacement; surveiller la pression de cuff [p. 13–14][p. 44–45][p. 12].
  • Rappel réglementaire: protocoles étrangers/militaires (JTS, TECC, DBRD, OMS SEARO, Ontario) n’emportent aucune modification du champ de compétence en France [p. 13][p. 5].

Limites de la comparaison

Sources hétérogènes (militaires, EMS nord-américains, international CICR/OMS, Allemagne), publics et environnements différents; elles ne modifient pas la réglementation française. Certaines ne détaillent pas toutes les manœuvres de base (ex. Ontario focalisé SGA/aspiration/trachéotomie) ou la médication (RSI mentionnée sans détails) [p. 11][p. 34–35]. Les seuils cibles (SpO2/ETCO2) et les séquences (SGA vs intubation) varient selon contexte [p. 10][p. 11][p. 12][p. 13]. La pédiatrie/néonatal n’est abordée que par certains extraits (NASEMSO), avec des détails limités [p. 151][p. 156][p. 160]. Enfin, le niveau de preuve n’est pas uniformément explicité et les dates d’édition peuvent différer, impliquant des mises à jour locales nécessaires.

Ce que dit chaque référentiel

Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.

  • JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailParamédicaux et infirmiers d’évacuation aéromédicale militairesp. 11, 13, 14, 16, 23, 50, 190, 191

    Prise en charge initiale: repositionnement (jaw thrust ou head tilt-chin lift), aspiration ciblée sans fouille à l’aveugle, oxygénothérapie, adjonction d’une canule naso- ou oropharyngée si non contre-indiquée, et ventilation au BAVU; objectif de SpO2 90–96% (92–96% en submersion) [p. 13][p. 11][p. 16][p. 50]. Évaluer précocement le besoin d’une voie aérienne avancée en cas de détérioration, SpO2 < 90%, brûlures étendues, TBI avec baisse de la conscience ou herniation suspectée, ou insuffisance respiratoire [p. 13]. Séquence proposée pour l’avancée: intubation endotrachéale, puis dispositif supraglottique (BIAD), puis cricothyroïdotomie; monitorer ETCO2 et SpO2 en continu; après échecs, poursuivre BAVU si efficace, sinon réaliser une cricothyroïdotomie [p. 13]. Avant toute voie avancée, considérer une RSI complète pour limiter l’aspiration, avec préparation du matériel (incluant SGA), préoxygénation/apnée-oxygénation et technique SALAD; confirmer la position par capnographie [p. 11][p. 14]. Canule nasopharyngée: indication en besoin d’appoint de perméabilisation chez le patient à vigilance abaissée; contre-indications relatives: risque d’aspiration/incapacité à protéger les voies aériennes, traumatismes faciaux massifs, brûlures faciales/inhalation ou > 40% SC, suspicion de fracture de la base du crâne; insertion lubrifiée, trajectoire postérieure, puis ventilation au besoin [p. 190]. Dispositifs supraglottiques (BIAD): indiqués dans l’insuffisance respiratoire hors brûlures/anaphylaxie/œdème obstructif; contre-indiqués en traumatismes majeurs des VAS, plaies pénétrantes du cou, anaphylaxie, brûlures des VAS ou > 40% SC; confirmer au capno; ils ne protègent pas complètement de l’aspiration [p. 191]. Contextes particuliers: chez le brûlé, l’œdème rend la plupart des supraglottiques inadéquats et l’intubation est indiquée en cas d’inhalation, de brûlures faciales profondes, de > 40% SC ou de coma; chez la victime de submersion, les supraglottiques sont déconseillés (pressions élevées requises) et une intubation précoce doit être envisagée si obnubilation, avec ventilation au BAVU/PEEP et O2 [p. 23][p. 50]. Ces recommandations proviennent d’un protocole militaire américain et ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française en vigueur [p. 13][p. 14].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Prolonged Casualty Care GuidelinesJoint Trauma System (DoD)PDF sur emailPersonnel TCCC à tous rôles (ASM, CLS, CMC, CPP) formé au PCC, du secouriste au clinicien en environnement austèrep. 13, 14, 15, 44, 45, 48, 50

    Le document recommande, en environnement PCC, des mesures de base pour la voie aérienne: ouverture manuelle (Head Tilt–Chin Lift ou Jaw Thrust), ventilation au BAVU avec valve PEEP, et utilisation d’une canule nasopharyngée (NPA) selon les besoins [p. 13, p. 15]. Les interventions doivent être réévaluées régulièrement (avant/pendant/après tout déplacement), avec aspiration oropharyngée si nécessaire et un dispositif d’aspiration adapté aux moyens disponibles [p. 13, p. 14, p. 44, p. 45]. L’efficacité est appréciée par le monitorage avec une cible de SpO2 ≥ 92% et un ETCO2 de 35–45 mmHg, en s’aidant de la capnographie et de l’oxymétrie [p. 14, p. 15]. Pour les dispositifs supraglottiques à ballonnet (ex. masques laryngés), le document souligne la vérification du gonflage (technique à la seringue puis équilibrage) et le contrôle périodique de la pression du cuff avec un objectif de 20 mmHg [p. 13, p. 14]. En cas de brûlures, l’œdème rend souvent les dispositifs supraglottiques comme les LMA inadéquats, d’où la nécessité d’anticiper une voie aérienne définitive selon les indications [p. 50, p. 48]. Rappel: ces recommandations militaires étrangères n’altèrent pas la réglementation ni le champ de compétence en France.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Drowning ManagementJTSPDF sur emailparamedic et médecin (préhospitalier, urgences, réanimation)p. 6, 7, 9, 16, 20, 26

    En réanimation initiale de noyade, commencer par 5 insufflations, puis poursuivre la RCP 30:2; prévoir une ventilation assistée (O2, BVM) en tenant compte du risque élevé d’émesis et placer en position latérale de sécurité quand possible pour limiter l’aspiration [p. 6]. En préhospitalier avancé, vérifier la perméabilité (sable/algues possibles) et retirer une obstruction visible; si le patient est inconscient et ne maintient pas sa voie aérienne, le placer en décubitus latéral [p. 7]. Chez l’obtundu, envisager une intubation précoce si un expert est disponible; une voie aérienne définitive est requise dès que possible en arrêt respiratoire; le BVM augmente le risque d’émesis alors que l’intubation réduit le risque d’aspiration [p. 7]. Les dispositifs supraglottiques (ex. LMA) sont déconseillés en noyade en raison des pressions inspiratoires élevées et de problèmes d’étanchéité; la section PI recommande de les éviter [p. 7][p. 16]. Ventiler avec PEEP si besoin, éviter les positions tête en bas et les manœuvres abdominales (Heimlich non recommandé), et viser une SpO2 de 92–96 % [p. 7]. Aux urgences, priorités: sécuriser la voie aérienne, assurer l’oxygénation et décomprimer l’estomac; l’équipement inclut OPA/NPA, BVM, kits d’intubation (y compris vidéo), dispositifs supraglottiques, aspiration et capnographie [p. 9][p. 26]. En milieu aquatique, les insufflations ne se font que si l’extraction rapide est impossible; l’immobilisation cervicale systématique n’est pas recommandée et l’ouverture des voies aériennes par subluxation mandibulaire est préconisée en cas de suspicion [p. 20]. Rappel: ces recommandations JTS (militaires/étrangères) ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

Autres référentiels qui traitent le sujet

Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.

Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.