Noyade
Ventilations initiales, RCP, hypothermie, transport, réanimation dans l'eau.
Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus
Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes
Les référentiels convergent sur une priorité absolue à la sécurité du sauveteur, à l’extraction rapide et à la ventilation précoce, la noyade étant une asphyxie dont le pronostic dépend surtout du temps de submersion [ERC 2025 circonstances p. 35][ANZCOR p. 78][PSE 2026 p. 271-272]. La réanimation débute par 5 insufflations, puis une RCP avec compressions, en évitant les manœuvres inutiles (Heimlich, déclive) et en tolérant l’écume buccale [JTS Drowning p. 6-7][ANZCOR p. 77][PSE 2026 p. 273-274]. La défibrillation est rarement indiquée mais ne doit pas retarder la RCP; l’oxygène est recommandé précocement selon les compétences, avec cibles ou haut débit selon les référentiels [ERC 2025 grand public p. 59][JTS Drowning p. 7][NASEMSO p. 334][PSE 2026 p. 273-274]. La stabilisation rachidienne est sélective et ne doit pas retarder l’extraction ni la ventilation [PSE 2026 p. 272-273][ANZCOR p. 83][ERC 2025 circonstances p. 36]. L’hypothermie et les contextes eau froide modulent la survie et la décision de poursuite/arrêt de RCP [JTS Drowning p. 5][NASEMSO p. 335][ERC 2025 grand public p. 59]. Toute victime devrait être évaluée/observée en milieu médical pour risque de détresse retardée [ANZCOR p. 80][NASEMSO p. 335][JTS Drowning p. 10]. La prévention (barrières, apprentissage, témoins formés) est un levier majeur et multisectoriel [OMS p. 12-13][GADP p. 6][JTS Drowning p. 4]. Les protocoles étrangers et militaires cités n’altèrent pas le cadre de compétence ni la réglementation françaises.
01Reconnaître
Consensus Noyade = atteinte respiratoire par immersion/submersion; principaux déterminants pronostiques: durée de submersion, hypoxémie évoluant vers arrêt respiratoire puis cardiaque; terminologie « noyade fatale/non fatale » recommandée.
- JTS Drowning
- Décrit la physiopathologie (perte surfactant, œdème lésionnel), recommande les termes « noyade non fatale/fatale » et souligne l’hypoxémie comme enjeu central [p. 5][p. 24-25].
- ANZCOR
- Définit la noyade comme atteinte respiratoire par submersion/immersion; déconseille les termes « dry/secondaire » [p. 78].
- ERC 2025 circonstances
- Rappelle l’épidémiologie, les facteurs de risque et l’importance de la durée de submersion [p. 35].
- PSE 2026
- Décrit causes, stades cliniques (1 à 4), facteurs de gravité (âge, durée) et mécanismes (hypoxie, vomissements fréquents) [p. 271-272].
Écarts Pas d’écarts de fond; ILS et ERC insistent sur la réversibilité rapide par ventilation très précoce, alors que PSE 2026 structure par stades cliniques [ILS MPS-08 p. 1][ERC 2025 circonstances p. 36].
02Protéger (sécurité sauveteur/milieu)
Consensus Sécurité du sauveteur prioritaire; privilégier sauvetage indirect (depuis la terre/embarcation, dispositif de flottaison), alerte et renforts spécialisés.
- ANZCOR
- Sauvetage sans mise en danger, depuis la terre/embarcation avec aide flottante; appeler du renfort [p. 79].
- ERC 2025 grand public
- Alerter; méthodes indirectes (bouée, objet long, équipement public); entrée en eau profonde réservée aux personnes formées/équipées [p. 59].
- ERC 2025 circonstances
- Utiliser techniques les plus sûres et dispositifs de flottaison; non-nageurs: secours indirect; ne pas retarder l’extraction par immobilisation en eau si réanimation nécessaire [p. 11][p. 36].
- Ontario BLS
- Solliciter des équipes de sauvetage; ne pas entreprendre de sauvetage aquatique sans autorisation [p. 140].
- JTS AE
- Privilégier flottaison/remorquage/hélitreuillage; sauveteur à l’eau en dernier recours [p. 50].
03Alerter et demander renforts
Consensus Alerter précocement; si intervenant isolé, la priorité reste à la réanimation respiratoire avant de s’éloigner alerter.
- JTS Drowning
- Appel à l’aide dès l’initial, dans le cadre de la réanimation [p. 6].
- ANZCOR
- Appeler du renfort pendant la phase de sauvetage [p. 79].
- ERC 2025 grand public
- Insiste sur l’alerte avant toute entrée en eau par non‑nageurs [p. 59].
- PSE 2026
- Si intervenant isolé: réaliser cinq cycles de RCP avant d’aller alerter [p. 273].
Écarts Spécificité PSE 2026 sur les « cinq cycles » avant alerte en situation isolée [p. 273].
04Extraire du milieu aquatique
Consensus Extraction rapide vers une zone sûre; compressions inutiles/inefficaces dans l’eau; la stabilisation rachidienne ne doit pas retarder la ventilation/extraction.
- ILS MPS-08
- Ventilation immédiate dans l’eau si possible, puis remorquage vers zone sèche; pas de recherche de pouls ni compressions dans l’eau [p. 1-2].
- ERC 2025 circonstances
- La RCP dans l’eau/à bord n’est envisageable qu’avec formation; sinon, extraction puis ABC à terre [p. 36].
- NASEMSO
- Compressions in situ jugées futiles; si accès au rivage retardé: ventilations de base en eau [p. 334-335].
- PSE 2026
- Sortie rapide de l’eau; compressions uniquement hors de l’eau (possibles en embarcation) [p. 272-273].
Écarts ILS propose jusqu’à 10 insufflations en eau si faisable par sauveteur entraîné [p. 1], alors que les autres structurent la ventilation initiale à 5 insufflations (hors ILS) [JTS Drowning p. 6-7][ANZCOR p. 77][ERC 2025 grand public p. 59].
05Voies aériennes et ventilation (ABC avec accent sur B)
Consensus Démarrer par 5 insufflations, puis RCP standard; priorité à la ventilation; ne pas tenter d’évacuer l’écume; oxygène précoce selon disponibilité/compétences.
- JTS Drowning
- 5 insufflations initiales puis RCP; retirer corps étrangers; PLS si inconscient sans protection VAS; intubation précoce par expert; éviter dispositifs supraglottiques; O2 haut débit; PEP précoce; SpO2 cible 92–96% [p. 7].
- ANZCOR
- Commencer RCP avec insufflations sans attendre O2/DAE; ne pas évacuer la mousse; rouler sur le côté seulement si obstruction évidente; « hands-only » déconseillée sauf si insufflations impossibles; O2 si disponible, sans retarder la RCP [p. 77][p. 80-81][p. 65].
- NASEMSO
- Approche ABC; 5 insufflations puis 30:2; ventilation positive si détresse; CPAP possible patient éveillé; éviter hyperoxygénation; ventilation passive au masque seul non indiquée [p. 333-334].
- JTS AE
- Dégager VAS (sable/algues), 5 insufflations si apnée/inconscience; O2, assistance ventilatoire BAVU/PEEP, puis PLS; éviter SGA [p. 50].
- PSE 2026
- Oxygène rapidement, de façon systématique et à haute concentration pendant l’arrêt cardiaque jusqu’à SpO2 fiable; ne pas faire de manœuvres de désobstruction (mousse non obstructive); en cas de régurgitation gênant la ventilation: rotation latérale, dégagement buccal/aspiration [p. 273-274].
Écarts Cible de SpO2 précisée par JTS (92–96 %) [p. 7] vs PSE 2026 qui insiste sur haut débit en arrêt jusqu’à mesure fiable [p. 273-274]; ILS recommande jusqu’à 10 insufflations initiales en eau [p. 1], alors que la plupart indiquent 5 [JTS Drowning p. 6-7][ANZCOR p. 77][ERC 2025 grand public p. 59].
06Circulation et défibrillation
Consensus Après les 5 insufflations, RCP standard; les rythmes choquables sont rares (<10%); l’usage du DAE ne doit pas retarder la RCP; défibrillation possible même sur surface humide en essuyant le thorax.
- ERC 2025 grand public
- 5 insufflations puis RCP; DAE utile dans une minorité de cas; assécher le thorax, connecter et suivre les instructions [p. 59].
- ERC 2025 circonstances
- Rythme initial rarement choquable (<10%); DAE sans retarder la RCP [p. 36].
- ANZCOR
- DAE ne doit pas retarder la RCP; défibrillation sur surface humide non dangereuse; essuyer le thorax si possible [p. 81].
- JTS Drowning
- Asystolie/AESP fréquentes et non défibrillables; évaluation du pouls difficile en hypothermie [p. 7].
- PSE 2026
- Défibrillation après séchage du thorax; compressions uniquement hors de l’eau (possibles en embarcation) [p. 273].
07Hypothermie et temps de submersion
Consensus Hypothermie fréquente et influence le pronostic et les décisions; protéger du froid, sécher/isoler; en eau froide, des temps de survie prolongés sont possibles.
- JTS Drowning
- Cold shock/arythmies; temps de survie attendus selon T° eau [p. 5].
- NASEMSO
- Survie possible <90 min si T° <6°C (<30 min si >6°C); au-delà, non‑initiation/terminaison peuvent être envisagées [p. 335].
- ERC 2025 grand public
- Protéger du froid; en cas d’arrêt, poursuivre RCP jusqu’au réchauffement [p. 59].
- JTS AE
- Sécher, isoler, traiter l’hypothermie; envisager solutés réchauffés; critères d’arrêt différents si hypothermie (poursuivre jusqu’à 30–34 °C) [p. 50].
- PSE 2026
- Hypothermie rapide surtout chez l’enfant; déshabiller, sécher sans friction, protéger du vent [p. 271-273].
Écarts Modalités/critères d’arrêt de réanimation détaillés dans JTS AE et NASEMSO (protocoles étrangers/militaires) sans effet sur le cadre français [JTS AE p. 50][NASEMSO p. 335].
08Rachis et immobilisation sélective
Consensus Le risque de lésion médullaire est faible; immobilisation/stabilisation uniquement si mécanisme/clinique évocateurs; ne pas retarder ventilation/extraction.
- PSE 2026
- Immobilisation réservée à rares cas (plongeon en eau peu profonde, accidents nautiques) et s’il existe des signes; sinon priorité à libération/ventilation [p. 272-273].
- ANZCOR
- La lésion médullaire est rare; libération et ventilation priment sur l’immobilisation [p. 83].
- ERC 2025 circonstances
- La stabilisation en eau ne doit pas retarder l’extraction si une réanimation est nécessaire [p. 36].
- NASEMSO
- Contention cervicale non systématique; guidée par mécanisme/examen (plongée, ski nautique, surf, accident d’embarcation) [p. 333][p. 335].
- Ontario BLS
- Incidents de submersion/plongée: mécanismes justifiant de considérer SMR selon critères; aide‑mémoire SMR fourni [p. 42][p. 150].
09Situations particulières (plongée, causes associées)
Consensus Rechercher causes déclenchantes (traumatisme, intoxication, hypoglycémie) et spécificités plongée (barotraumatisme, MDD, embolie gazeuse).
- Ontario BLS
- Documenter nombre/profondeur/durée des plongées, vitesse de remontée; symptômes immédiats suggèrent embolie gazeuse (>10 min MDD); ne pas élever la tête à 30° si suspicion d’AGE; anticiper pneumothorax sous tension [p. 140].
- JTS AE
- Évoquer embolie gazeuse; renvoi vers décompression; contrôler glycémie; rechercher autres causes si perte de connaissance persistante [p. 50].
- PSE 2026
- Accidents de plongée parmi les causes; facteurs favorisants (hypoglycémie, alcool, toxiques) [p. 271][p. 276].
10Surveiller et orienter
Consensus Observation médicale recommandée pour toutes les victimes (risque de dégradation respiratoire retardée); position latérale si inconscient ventilant; orientation selon sévérité.
- ANZCOR
- Évaluation/surveillance car dégradation possible dans les minutes/heures [p. 80][p. 82].
- JTS Drowning
- Grades 1–2: observation 4–6 h si O2 bas débit suffit; grades 3–6: réanimation; antibioprophylaxie non recommandée en routine [p. 10][p. 14].
- JTS AE
- PLS après assistance ventilatoire si respiration spontanée; surveiller SpO2, GCS; traiter hypothermie [p. 50].
- NASEMSO
- Toutes victimes observées en milieu hospitalier pour détresse retardée [p. 335].
11Transmettre / documenter
Consensus Transmettre circonstances détaillées, durée de submersion et éléments de contexte (température/contamination de l’eau); en plongée, variables techniques spécifiques.
- NASEMSO
- Anamnèse: circonstances et durée de submersion [p. 333-334].
- Ontario BLS
- Documenter durée de submersion, T° et contamination de l’eau; en plongée: nombre/profondeur/durée, vitesse de remontée, timing symptômes [p. 140].
- PSE 2026
- 4e regard: évènement déclencheur (noyade) et particularités dont durée d’immersion [p. 69].
12Prévenir (cadre populationnel)
Consensus La prévention multimodale et multisectorielle (barrières, supervision, apprentissages, témoins formés, réglementation, gestion des risques) réduit significativement la noyade.
- OMS
- 10 actions: barrières, crèches, apprentissage nage/sécurité/sauvetage, formation des témoins (sauvetage sans danger, RCP avec insufflations), réglementation navigation, gestion des inondations, plans nationaux et amélioration des données [p. 12-13][p. 40][p. 56-57].
- GADP
- Cibler personnes/lieux/contextes; intégration intersectorielle; présence de sauveteurs; enseignement autosauvetage; mécanismes de gouvernance et financement durable [p. 6][p. 14][p. 17][p. 22][p. 30].
- JTS Drowning
- Rappelle que la majorité des noyades civiles sont évitables par la prévention [p. 4].
Techniques et gestes
- 5 insufflations initialesJTS Drowning · ANZCOR · NASEMSO · ERC 2025 grand public · JTS AE · ERC 2025 circonstances
Première étape de réanimation en noyade avant les compressions; vise le recrutement/alvéolaire et la correction de l’hypoxie [JTS Drowning p. 6-7][ANZCOR p. 77][NASEMSO p. 333-334][ERC 2025 grand public p. 59][JTS AE p. 50][ERC 2025 circonstances p. 36].
- Ventilation dans l’eauILS MPS-08 · NASEMSO · ERC 2025 circonstances · JTS AE · ERC 2025 grand public
Possible si extraction retardée et sauveteur formé/équipé; ILS recommande jusqu’à 10 insufflations initiales; compressions in‑water non indiquées [ILS MPS-08 p. 1-2][NASEMSO p. 334-335][ERC 2025 circonstances p. 36][JTS AE p. 50][ERC 2025 grand public p. 59].
- RCP 30:2 après noyadeNASEMSO · ANZCOR · ERC 2025 grand public · PSE 2026
Après 5 insufflations, enchaîner sur une RCP standard avec compressions; « hands-only » déconseillée en noyade [NASEMSO p. 333-334][ANZCOR p. 81][ERC 2025 grand public p. 59][PSE 2026 p. 273].
- Oxygène précoceANZCOR · JTS Drowning · NASEMSO · PSE 2026 · ERC 2025 circonstances · JTS AE
Administrer sans retarder la RCP si disponible; cibles 92–96% (JTS/NASEMSO) ou haut débit en arrêt (PSE 2026); SpO2 parfois peu fiable si victime mouillée/froide [ANZCOR p. 81][JTS Drowning p. 7][NASEMSO p. 334][PSE 2026 p. 273-274][ERC 2025 circonstances p. 36][JTS AE p. 50].
- PEP/CPAP préhospitalierJTS Drowning · NASEMSO · JTS AE
Utilisation précoce d’une PEP/CPAP chez patient ventilant pour améliorer l’oxygénation, selon compétences avancées [JTS Drowning p. 7][NASEMSO p. 334][JTS AE p. 50].
- DAE sur thorax mouillé (essuyer)ANZCOR · ERC 2025 grand public · ERC 2025 circonstances · PSE 2026
La défibrillation sur surface humide n’est pas dangereuse; essuyer le thorax si possible et ne pas retarder la RCP [ANZCOR p. 81][ERC 2025 grand public p. 59][ERC 2025 circonstances p. 36][PSE 2026 p. 273].
- Position latérale de sécurité (PLS)JTS Drowning · JTS AE
Chez l’inconscient ventilant, placer en PLS après sécurisation des voies aériennes/ventilation [JTS Drowning p. 7][JTS AE p. 50].
- Gestion des vomissements (rotation latérale, aspiration)PSE 2026 · ANZCOR
Ne pas tenter d’évacuer l’écume; en cas de régurgitation gênante, basculer sur le côté pour dégager/aspirer puis reprendre la ventilation [PSE 2026 p. 273-274][ANZCOR p. 80].
- Stabilisation rachidienne sélective (SMR)PSE 2026 · NASEMSO · Ontario BLS · ANZCOR · ERC 2025 circonstances
Réservée aux mécanismes/Signes évocateurs; ne doit pas retarder extraction ni ventilation [PSE 2026 p. 272-273][NASEMSO p. 333][Ontario BLS p. 42][ANZCOR p. 83][ERC 2025 circonstances p. 36].
- Éviter Heimlich et position décliveJTS Drowning · JTS AE · PSE 2026
Manœuvre de Heimlich et position tête en bas non recommandées, avec risque d’aggraver l’aspiration [JTS Drowning p. 7][JTS AE p. 50][PSE 2026 p. 273-274].
- Cibles SpO2 92–96 %JTS Drowning · JTS AE · NASEMSO
Cibles d’oxygénation recommandées en préhospitalier avancé; éviter l’hyperoxygénation [JTS Drowning p. 7][JTS AE p. 50][NASEMSO p. 334].
- Critères liés à l’hypothermie pour poursuite/arrêt RCPNASEMSO · JTS AE · ERC 2025 grand public
Survie prolongée possible en eau très froide; poursuite de la RCP jusqu’au réchauffement, seuils opérationnels précisés dans des protocoles étrangers/militaires [NASEMSO p. 335][JTS AE p. 50][ERC 2025 grand public p. 59].
- ECPR (escalade locale)ERC 2025 circonstances
En cas d’échec initial, une escalade vers l’ECPR peut être envisagée selon protocoles locaux [p. 11].
- Ne pas élever la tête en cas d’embolie gazeuse suspectéeOntario BLS
Chez un plongeur suspect d’AGE avec baisse de conscience, ne pas surélever la tête à 30°; surveiller risque de pneumothorax sous tension [p. 140].
- Documentation spécifique plongéeOntario BLS · NASEMSO
Recueillir profondeur, durée, nombre de plongées, vitesse de remontée et délai des symptômes [Ontario BLS p. 140][NASEMSO p. 335].
- Ne pas faire de compressions dans l’eauILS MPS-08 · NASEMSO · PSE 2026 · ERC 2025 circonstances
Jugées inefficaces/futiles; privilégier ventilations in‑water si formé et extraction rapide [ILS MPS-08 p. 2][NASEMSO p. 334-335][PSE 2026 p. 273][ERC 2025 circonstances p. 36].
Points de vigilance
- Sécurité du sauveteur et secours indirect privilégiés [ANZCOR p. 79][ERC 2025 grand public p. 59].
- Risque élevé de vomissements/aspiration; ne pas évacuer l’écume, gérer les régurgitations par mise latérale et aspiration [PSE 2026 p. 273-274][ANZCOR p. 80].
- Hypothermie fréquente; sécher/isoler rapidement; SpO2 possiblement peu fiable si victime froide/mouillée [PSE 2026 p. 271-273][ANZCOR p. 81].
- Rythmes choquables rares; ne pas retarder la ventilation/RCP pour le DAE [ERC 2025 circonstances p. 36][ERC 2025 grand public p. 59].
- Immobilisation rachidienne sélective; ne pas retarder extraction/ventilation [PSE 2026 p. 272-273][ANZCOR p. 83].
- En eau froide, possible survie prolongée; adapter la décision de poursuite/arrêt de RCP selon le contexte [JTS Drowning p. 5][NASEMSO p. 335].
- Protocoles étrangers/militaires cités ne modifient pas le cadre de compétence ni la réglementation françaises.
Limites de la comparaison
Les sources couvrent des publics variés (grand public, secouristes, EMS/ALS, sauveteurs aquatiques, décideurs), avec des niveaux de preuve limités (peu/pas d’ECR pour la noyade) [ERC 2025 circonstances p. 35]. Certaines recommandations portent sur des compétences avancées (intubation précoce, PEP/CPAP, critères d’arrêt en hypothermie) issues de protocoles étrangers ou militaires (JTS, NASEMSO, Ontario, JTS AE) qui n’altèrent pas le champ de compétence ni la réglementation françaises. Des divergences existent sur le nombre d’insufflations en eau (5 vs jusqu’à 10) et sur les cibles d’oxygénation, reflétant les contextes et niveaux de formation. Les documents de prévention (OMS, GADP) sont macro‑stratégiques et ne détaillent pas la prise en charge clinique individuelle. Les aspects pédiatriques ne sont pas détaillés au‑delà de principes généraux et l’orientation hyperbare n’est évoquée que de façon sommaire (plongée).
Ce que dit chaque référentiel
Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.
JTS — Drowning ManagementJTSPDF sur emailRéférence principaleTout public → ALSp. 4, 5, 6, 7, 10, 14, 24, 25
Ce guide JTS fournit un cadre standardisé pour l’évaluation et la prise en charge des urgences liées à la noyade, du premier recours au préhospitalier, en rappelant que la majorité des noyades civiles seraient évitables par la prévention [p. 4]. La physiopathologie est dominée par l’aspiration d’eau avec lavage/déstruction du surfactant, atélectasies, baisse de compliance, shunt et œdème pulmonaire non cardiogénique aboutissant à l’hypoxémie, la bradycardie puis l’arrêt cardiaque; la terminologie retenue est “noyade non fatale” et “noyade fatale” (éviter “near drowning”) [p. 5][p. 24-25]. L’immersion en eau froide peut déclencher une réponse de cold shock et des arythmies; des temps de survie attendus sont indiqués selon la température de l’eau [p. 5]. La réanimation initiale inclut l’appel à l’aide, le placement à plat (tête et pieds au même niveau), 5 insufflations initiales puis la RCP standard, et un transfert hospitalier pour tout patient ayant nécessité une ventilation de secours, même s’il paraît stable [p. 6-7]. En préhospitalier avancé: retirer d’éventuels corps étrangers, PLS si inconscient sans protection des voies aériennes, envisager une intubation précoce par un expert et éviter les dispositifs supraglottiques; administrer de l’oxygène à haut débit, utiliser précocement la PEP, éviter la position déclive et les manœuvres type Heimlich (non recommandées), viser une SpO2 de 92–96% [p. 7]. Côté circulation, l’asystolie et l’activité électrique sans pouls sont fréquentes et non défibrillables; l’évaluation du pouls peut être difficile en hypothermie [p. 7]. L’orientation hospitalière s’appuie sur les grades de sévérité: grades 1–2 observables 4–6 h si l’oxygène à bas débit suffit; grades 3–6 à admettre en réanimation; l’antibioprophylaxie n’est pas recommandée en routine (sauf immersion dans une eau à forte charge en pathogènes) [p. 10][p. 14]. Les termes “noyade sèche/humide” et la distinction eau douce/mer n’ont pas d’implication clinique; l’accent doit rester sur l’hypoxémie, l’acidose et l’atteinte pulmonaire [p. 25].
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
Très pertinent mer et montagne ; l'ILS apporte l'expertise du sauvetage aquatique.
GADP — Global Strategy for Drowning PreventionGlobal Alliance for Drowning Prevention (OMS)PDF sur emaildécideurs publics et partenaires multisectoriels (ministères et agences en santé, éducation, transport, maritime, gestion des risques, collectivités), agences des Nations Unies, bailleurs, ONG et acteurs communautairesp. 6, 7, 14, 17, 22, 24, 28, 30…
Le document décrit un fardeau mondial de la noyade supérieur à 300 000 décès annuels, touchant surtout les enfants et les jeunes, avec plus de 90% des décès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et un risque déterminé par l’interaction entre dangers, exposition et vulnérabilités [p. 6–7]. Il souligne une forte dimension d’équité et de développement (taux plus élevés dans les pays à faible revenu, surmortalité masculine, impact économique), tout en rappelant que des solutions préventives efficaces et économiquement abordables existent [p. 7][p. 6]. La stratégie s’appuie sur trois domaines transversaux (personnes, lieux, contextes) pour réduire les risques à tous les âges et cibler les groupes vulnérables (enfants, milieux ruraux, travailleurs exposés, personnes en situation de handicap, migrants) [p. 14]. Les interventions efficaces incluent la supervision et des espaces sûrs pour les enfants, des barrières, l’enseignement de la natation, de la sécurité aquatique et de l’autosauvetage, la formation des témoins au sauvetage et à la RCP, la présence de sauveteurs et l’application des règles de sécurité maritime et de transport nautique [p. 6]. Le document promeut une intégration multisectorielle (santé, éducation, tourisme, urgence, gestion des risques, maritime, urbanisme, agriculture, transport, environnement, collectivités) et détaille des leviers « Positionner/ Ajouter/ Atteindre/ Requalifier » pour ancrer la prévention dans les politiques publiques [p. 17]. Il présente des mécanismes de gouvernance, de coordination et de plaidoyer du global au local (alliances, résolutions onusiennes et de l’OMS, Journée mondiale de prévention de la noyade), avec des plans nationaux alignés et une mobilisation communautaire [p. 22][p. 24][p. 9][p. 28]. Le financement durable et intersectoriel, ainsi que la recherche et l’innovation (agenda partagé, partenariats académiques, adaptation aux risques évolutifs), sont identifiés comme moteurs de mise en œuvre et d’amélioration continue, dans un cadre « global–local » structuré (diagnostic, choix d’interventions contextuelles, suivi/évaluation) [p. 30][p. 32][p. 50].
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailPersonnel paramédical (ALS) d’évacuation aéromédicale militairep. 50
Le protocole « Submersion injury » décrit les signes/complications typiques (inconscience, détresse respiratoire/hypoxie, cyanose, hypothermie, vomissements, toux) et les facteurs associés (traumatisme crânien, intoxication, embolie gazeuse, plongée avec renvoi vers décompression) [p. 50]. En sauvetage aquatique, privilégier dispositifs de flottaison et remorquage/hélitreuillage, le sauveteur à l’eau étant un dernier recours; si l’extraction est retardée, réaliser 5 insufflations de sauvetage [p. 50]. Une fois à terre/à bord: dégager les voies aériennes (retirer sable/algues), envisager une intubation précoce si obnubilation; si inconscient et apnéique, administrer 5 insufflations; si respiration spontanée, administrer de l’oxygène et assister la ventilation (BAVU, PEEP) pour une SpO2 cible de 92–96 %, puis placer en position latérale de sécurité [p. 50]. Sur le plan circulatoire: en absence de pouls, réaliser une RCP de qualité et suivre les protocoles d’arrêt cardiaque (adulte/pédiatrique); obtenir un abord IV/IO et envisager des solutés réchauffés en cas d’hypotension/hypothermie [p. 50]. Côté neurologique/environnement: évaluer le GCS, contrôler la glycémie, rechercher d’autres causes si perte de connaissance persistante non témoin; sécher, isoler et traiter l’hypothermie; envisager une sonde NG/OG [p. 50]. L’arrêt des efforts de réanimation peut être envisagé après 30 min sans ROSC si le patient n’est pas hypotherme; chez l’hypotherme, poursuivre jusqu’au réchauffement à 30–34 °C puis continuer la RCP, avec possibilité d’arrêt si asystolie persistante > 20 min [p. 50]. Mises en garde: pas d’immobilisation rachidienne ni compressions « in-water »; haut risque d’émesis; éviter les voies supraglottiques; proscrire tête en bas et manœuvre de Heimlich; les 5 insufflations initiales sont une manœuvre de recrutement; différer les antiarythmiques si T° centrale < 30 °C [p. 50]. Rappel: protocole militaire étranger; il ne modifie pas le champ de compétence ni la réglementation française.
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
Références techniques nationales PSE Juillet 2026PDF sur emailsecouriste (PSE1)p. 69, 135, 271, 272, 273, 274, 276, 294
La noyade est définie comme une détresse respiratoire liée à une immersion ou une submersion ; la submersion recouvre le visage et peut conduire rapidement à l’asphyxie et à l’arrêt cardiaque, tandis que l’immersion laisse les voies aériennes à l’air libre mais expose à l’hypothermie ; une personne décédée sans réanimation est dite « noyé » [p. 271]. Les causes incluent l’incapacité à maintenir les voies aériennes hors de l’eau, un malaise dans l’eau, un traumatisme (notamment du rachis après plongeon en eau peu profonde) et des problèmes de plongée ; hypothermie, hypoglycémie, alcool et toxiques sont des facteurs favorisants, et certains accidents de plongée peuvent entraîner une noyade [p. 271][p. 276]. Les conséquences majeures sont l’hypoxie (apnée volontaire et spasme laryngé, parfois avec faible pénétration d’eau), la perte de connaissance, des régurgitations fréquentes avec risque élevé d’inhalation majoré par toute tentative d’extraction du liquide, et une hypothermie rapide surtout chez l’enfant ; l’arrêt cardiaque est le plus souvent d’origine respiratoire secondaire à la noyade, et chez l’enfant l’arrêt cardiaque est fréquemment d’origine respiratoire (dont noyade) [p. 271-272][p. 135]. Les signes vont d’une victime consciente fatiguée et anxieuse (stade 1), à une détresse respiratoire avec toux (stade 2), une perte de connaissance sans arrêt respiratoire (stade 3) ou un arrêt cardiaque (stade 4) ; la durée d’immersion, l’âge et les antécédents sont des facteurs de gravité [p. 272]. Le document précise des principes d’action: dégagement immédiat et sécurisé du milieu aquatique avec alerte et moyens d’aide, sortie rapide de l’eau (la probabilité d’atteinte rachidienne est faible, l’immobilisation étant réservée à de rares cas de plongeon en eau profonde ou d’accidents nautiques avec signes ou impossibilité d’examen), installation au confort, déshabillage, séchage sans friction, protection du vent et surveillance [p. 272-273]. Des spécificités sont décrites: si intervenant isolé, réalisation de cinq cycles de RCP avant d’aller alerter ; compressions thoraciques uniquement hors de l’eau (possibles en embarcation, y compris avec dispositifs automatiques) ; défibrillation après séchage du thorax ; oxygène administré rapidement, de façon systématique et à haute concentration pendant l’arrêt cardiaque jusqu’à obtention d’une SpO2 fiable ; ne pas réaliser de manœuvres de désobstruction des voies aériennes (la mousse aux lèvres ne gênant pas la ventilation) ; en cas de régurgitation gênant la ventilation, rotation sur le côté, dégagement buccal et aspiration, avec retournement en bloc si suspicion de lésion cervicale [p. 273-274]. L’interrogatoire du 4e regard recherche l’évènement déclencheur (noyade) et ses particularités (dont durée d’immersion), et le document rappelle l’enjeu de santé publique (environ 500 décès/an, majorité d’hommes, surtout en mer et eaux libres, 2e cause de décès accidentel chez 1–14 ans) [p. 69][p. 272].
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
Autres référentiels qui traitent le sujet
Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.
- OMS — Global status report on drowning prevention 2024OMSPDF sur emailMentionné p. 7, 11, 12, 14, 18, 20
- OMS — Preventing drowning: an implementation guideOMSPDF sur emailMentionné p. 6, 11, 12, 16, 20, 25, 32, 40, 77, 78…
- Ministère des Sports — Pour une stratégie globale de lutte contre les noyadesIGJS / IGENPDF sur emailMentionné p. 17, 18, 25, 26, 30, 159, 160, 164, 168, 188
- IFRC — International First Aid, Resuscitation and Education Guidelines 2020IFRC — Global First Aid Reference CentrePDF sur emailMentionné p. 46, 47, 48, 49, 79, 127, 135
- OMS / CICR — Basic Emergency Care (cahier du participant)OMS · CICR · IFEMPDF sur emailMentionné p. 89, 99, 214, 230
- Références techniques nationales SSA Septembre 2026PDF sur emailMentionné p. 6, 8, 9, 10, 11, 22, 38, 41, 42, 55…
Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.