Hyperthermie et coup de chaleur d'effort
Refroidissement, température, hydratation, transport.
Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus
Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes
Tous les référentiels décrivent un continuum d’affections liées à la chaleur allant de l’épuisement à la chaleur au coup de chaleur d’effort (EHS), ce dernier associant hyperthermie centrale élevée et signes neurologiques et engageant le pronostic vital, d’où la priorité donnée à un refroidissement actif rapide [PSE p.289; ERC p.21; IFRC p.332–333; NASEMSO p.320–322; CIO p.11]. Le consensus privilégie l’immersion en eau froide comme méthode la plus efficace quand elle est disponible, avec des objectifs de température centrale < 39 °C et une fenêtre d’intervention rapide (idéalement ≤ 30 min) [PSE p.292–293; IFRC p.332–333; ERC p.21; NASEMSO p.321–322; ANZCOR p.95; CIO p.11]. La mise à l’abri du chaud, le retrait de vêtements superflus, l’arrêt de l’effort et l’hydratation si l’état le permet font partie des mesures associées, avec suivi rapproché des voies aériennes, du statut neurologique et de la température [PSE p.290–293; IFRC p.332–333; ERC p.5; NASEMSO p.321–322; JTS p.24–25]. Les cibles et critères d’arrêt de refroidissement varient (p. ex. < 39 °C, < 38,5–38 °C, < 102,2 °F, ou amélioration neurologique), mais tous insistent sur la vitesse de refroidissement et la priorité clinique [PSE p.292–293; ERC p.21; IFRC p.332–333; NASEMSO p.321–322]. Plusieurs sources soulignent la prévention (acclimatation, hydratation, planification et ressources de refroidissement), les groupes à risque et la place de la mesure de température centrale pour guider la prise en charge [IFRC p.334–336; ANZCOR p.93; ERC p.5, p.20–21; CIO p.1–3, p.13–14]. Des mises en garde portent sur l’hyponatrémie d’effort pouvant mimer un tableau de chaleur, les toxidromes stimulants, l’inefficacité relative de certaines techniques et la sécurité pendant l’immersion [NASEMSO p.323, p.254, p.280–281; IFRC p.334–336; PSE p.292–293]. Les protocoles nord‑américains, australiens, militaires et sportifs n’emportent aucune modification du cadre réglementaire ni du champ de compétence en France; l’application relève des protocoles locaux [ERC p.5; NASEMSO p.322; ANZCOR p.93; JTS p.24–25; CIO p.1].
01Reconnaître
Consensus Spectre chaleur: épuisement → coup de chaleur; rechercher contexte d’effort/chaleur, facteurs de risque, signes neurologiques et mesurer une température centrale quand possible.
- PSE 2026
- Distinguer crampes, insolation (≤ 40 °C) et coup de chaleur (> 40 °C) avec troubles neurologiques; les signes neuro peuvent précéder l’élévation; mesurer et suivre la température si suspicion [p.289–291, p.101].
- IFRC 2020
- Identifier signes de gravité (T > 40 °C, arrêt de sudation, peau chaude/sèche, confusion/convulsions) vs formes légères (peau froide/moite, céphalées, crampes) [p.333].
- NASEMSO v3.0
- Intégrer environnement/tenue/exposition; mesurer température centrale; considérer altération du mental, crampes, hypotension orthostatique [p.321].
- ERC 2025
- Définir EHS par T centrale > 40 °C + signes neurologiques + exercice récent; recommander une mesure centrale (tympanique, rectale, œsophagienne) [p.21; p.5, p.8].
- CIO 2023
- Au heat deck: température centrale rectale et examen neurologique; EHS défini par > 40,5 °C + dysfonction neurologique [p.10–11].
Écarts Seuils variables (> 40 °C vs > 40,5 °C) et signes (arrêt de sudation signalé par IFRC) ; PSE insiste sur possibilité de signes neuro avant la hausse franche de T° [PSE p.289; IFRC p.333; CIO p.11].
02Protéger / Soustraire de la chaleur
Consensus Mettre rapidement à l’abri de la chaleur, arrêter l’effort, retirer/relâcher les vêtements lourds, favoriser un environnement frais et ventilé.
- PSE 2026
- Soustraire la victime à la chaleur, limiter l’effort, retirer les vêtements superflus [p.290, p.292].
- IFRC 2020
- Repos en lieu frais, arrêt de l’activité, retrait des vêtements superflus [p.332–333].
- NASEMSO v3.0
- Mise à l’abri et déshabillage avant refroidissement actif [p.321].
- ERC 2025
- Pour syncope/épuisement: retrait rapide vers un environnement frais [p.5].
- JTS PCC
- Mettre à l’ombre, isoler du sol, retirer casque/gilet si possible, ventiler/éventer [p.24].
03Alerter / Recours médical
Consensus Solliciter une évaluation médicale/EMS en cas de signes de gravité ou de suspicion de coup de chaleur.
- PSE 2026
- Solliciter un avis médical pour l’épuisement et le coup de chaleur [p.290–291].
- IFRC 2020
- Recourir aux services médicaux d’urgence si T > 39 °C, arrêt de sudation, impossibilité de boire, confusion, convulsions, altération de la réactivité [p.332–333].
- ANZCOR
- Alerter une ambulance précocement avant refroidissement prolongé [p.92].
- NASEMSO v3.0
- Transport des tableaux menaçants après refroidissement initial selon protocole EMS [p.322].
04Installer / Préparer la prise en charge
Consensus Préparer le refroidissement en sécurité: environnement contrôlé, exposition cutanée adaptée, surveillance initiale et mesure de température si possible.
- PSE 2026
- Immersion avec tête hors de l’eau et surveillance rapprochée des voies aériennes/ventilation; évaluer avant toute verticalisation (risque hypotension) [p.292–293, p.291].
- ERC 2025
- Mesurer une température centrale pour guider la suite [p.5, p.8].
- JTS PCC
- Éloigner des sources de chaleur, isoler du sol, retirer équipements; initier ventilation/éventage [p.24–25].
- CIO 2023
- Orientation au heat deck pour évaluation (rectale) et refroidissement dédié [p.10–11].
05Refroidir activement (prioritaire en EHS)
Consensus Refroidissement actif rapide prioritaire; l’immersion en eau froide est la plus efficace quand disponible; poursuivre jusqu’à amélioration clinique et/ou seuil thermique défini.
- PSE 2026
- Immersion du corps en eau la plus froide possible avec agitation de l’eau; alternatives: mouillage, ventilation, linges froids, glace sans contact direct sur aisselles/aines/tête/nuque; arrêter à < 39 °C ou après 15 min si T non mesurable; éviter immersion si arrêt cardiaque ou convulsions [p.292–293].
- IFRC 2020
- Immersion jusqu’au cou (1–26 °C) jusqu’à < 39 °C; sinon draps mouillés/eau/poches de glace aisselles/aine/cou; douche froide, brassage d’air possibles [p.332–333].
- NASEMSO v3.0
- Bain de glace le plus efficace; sinon bâche de refroidissement, rotation de serviettes glacées, pulvérisation eau tiède + ventilation; éviter linges mouillés statiques; arrêter à < 102,2 °F ou amélioration mentale si pas de monitorage continu [p.321–322].
- ERC 2025
- Prioriser immersion corps entier ou refroidissement conductif complet (0,2–0,35 °C/min); viser < 39 °C (idéalement < 38,5–38,0 °C) en ≤ 30 min; immersion poursuivie jusqu’à résolution des symptômes ou ~15 min (faible certitude) [p.21].
- JTS PCC
- Refroidissement gradué: mouiller les vêtements → éventer → immersion; prudence avec packs de glace (risque hypothermie) [p.25, p.45].
- ANZCOR
- L’immersion du cou vers le bas est la plus rapide en EHS; méthodes passives plus lentes; niveau de preuve très faible [p.95].
- CIO 2023
- EHS: refroidissement corporel total immédiat par immersion en eau froide; serviettes/packs de glace insuffisants seuls [p.11, p.10].
Écarts Cibles/critères d’arrêt et température de l’eau diffèrent (eau « la plus froide possible », 1–26 °C, bain de glace; seuils < 39 °C, < 38,5–38,0 °C, < 102,2 °F ou amélioration) [PSE p.292–293; IFRC p.332–333; ERC p.21; NASEMSO p.321–322]. PSE exclut l’immersion en cas de convulsions/ACR [p.292–293], alors que NASEMSO/JTS détaillent la sédation/prise en charge des convulsions dans des cadres de compétences différents [NASEMSO p.322; JTS p.25].
06Réhydrater
Consensus Hydratation utile surtout pour syncope/épuisement; orale si conscience suffisante et absence de vomissements; adapter au contexte clinique.
- PSE 2026
- Réhydrater si possible dans les affections liées à la chaleur [p.290–291].
- IFRC 2020
- Si suffisamment conscient: boissons fraîches (eau, solution eau-sucre-sel, boisson de sport) [p.332–333].
- ANZCOR
- Donner de l’eau fraîche/froide si pleinement conscient; en déshydratation d’effort, boisson électrolytique 3–8 % glucides suggérée [p.92, p.95].
- ERC 2025
- Pour syncope/épuisement: repos + apport hydrique généralement suffisants [p.5].
- JTS PCC
- Hydratation orale si conscient et non vomissant; IV/IO si inconscience ou vomissements [p.25].
- CIO 2023
- En cas de trouble neurologique à l’arrivée, la prise de boisson n’est pas encouragée avant d’exclure une hyponatrémie d’effort [p.10].
Écarts Approches IV/IO et boissons spécifiques relèvent de cadres (EMS/militaires/sportifs) extérieurs au champ PSE français; cela n’altère pas la réglementation française [JTS p.25; NASEMSO p.322; CIO p.10].
07Surveiller
Consensus Surveillance clinique rapprochée: voies aériennes, ventilation, état mental, fréquence cardiaque/rythme selon moyens, et suivi de la température centrale quand disponible.
- PSE 2026
- Surveillance des voies aériennes/ventilation pendant l’immersion; suivi de la température; vigilance hypotension à la verticalisation [p.292–293; p.101, p.291].
- NASEMSO v3.0
- Monitorage ECG, surveillance des arythmies et du collapsus; traiter les convulsions selon protocole; envisager benzodiazépines si frissons gênent le refroidissement [p.321–322].
- JTS PCC
- Conversion vers une surveillance continue de la température; traiter les convulsions par benzodiazépines [p.25].
- ERC 2025
- Mesure centrale (tympanique/rectale/œsophagienne) pour guider la stratégie [p.5, p.8].
Écarts La sédation et le monitorage avancé (ECG, médicaments) sont spécifiques aux référentiels EMS/militaires et n’emportent aucune modification du champ de compétence en France [NASEMSO p.322; JTS p.25].
08Transmettre / Orienter
Consensus Orientation vers un dispositif médical approprié en cas de gravité; l’organisation locale conditionne le circuit (prétriage, zone dédiée).
- NASEMSO v3.0
- Transport des cas menaçants après refroidissement initial, avec surveillance en cours de prise en charge [p.322].
- CIO 2023
- Prétriage à l’arrivée puis orientation vers un heat deck pour évaluation rectale et refroidissement approprié [p.10].
- ERC 2025
- Application des recommandations selon protocoles locaux sans modifier les compétences nationales [p.5].
- PSE 2026
- Recours à un avis médical pour épuisement/coup de chaleur, dans le cadre des filières locales [p.290–291].
Écarts Les filières spécialisées (heat deck) sont propres au contexte sportif/événementiel (CIO), tandis que les référentiels préhospitaliers structurent le transport EMS (NASEMSO); ces organisations n’altèrent pas la réglementation française.
09Prévenir / Anticiper (hors urgence immédiate)
Consensus Réduire l’exposition et la charge thermique, planifier les ressources de refroidissement et l’hydratation, adapter l’effort et l’équipement; groupes à risque identifiés.
- IFRC 2020
- Vêtements adaptés, limiter l’effort aux heures chaudes, pauses hydratation, moyens de refroidissement disponibles; conseils milieux isolés [p.334–336; p.50].
- ANZCOR
- Ne pas laisser personnes vulnérables en véhicule; lieux frais/ventilés, hydratation, vêtements clairs/amples; acclimatation sportive (~6 semaines) [p.93].
- JTS PCC
- Hydratation, ajout de sel aux aliments, repos à l’ombre, retirer équipements tactiques; alimentation pour prévenir l’hyponatrémie de dilution [p.24–25].
- CIO 2023
- Surveiller WBGT, adapter les épreuves, prévoir glace/ombrage/bains; la présence d’un heat deck conditionne le risque acceptable; formation des équipes [p.1–3; p.13–14].
- ERC 2025
- Déshydratation identifiée comme principal facteur de risque de progression vers EHS [p.20–21].
Techniques et gestes
- Mesure de la température centrale (rectale/tympanique/œsophagienne)ERC 2025 · NASEMSO v3.0 · CIO 2023 · PSE 2026
Utilisée pour confirmer l’hyperthermie et guider le refroidissement; la mesure rectale est mise en avant en contexte sportif (heat deck) [ERC p.5, p.8; NASEMSO p.321; CIO p.10; PSE p.291].
- Refroidissement passif (mise à l’abri, retrait de vêtements, ventilation)PSE 2026 · IFRC 2020 · NASEMSO v3.0 · JTS PCC · ERC 2025
Mesures de base pour réduire la charge thermique, souvent associées mais moins efficaces que l’immersion en EHS [PSE p.290, p.292; IFRC p.332–333; NASEMSO p.321; JTS p.24; ERC p.5].
- Immersion corps entier en eau froidePSE 2026 · IFRC 2020 · NASEMSO v3.0 · ERC 2025 · ANZCOR · CIO 2023 · JTS PCC
Méthode de choix en EHS; eau froide/glacée, agitation de l’eau, tête hors de l’eau; poursuivre jusqu’à objectifs thermiques/clinique [PSE p.292–293; IFRC p.332–333; NASEMSO p.321–322; ERC p.21; ANZCOR p.95; CIO p.11; JTS p.25].
- Agitation/brassage de l’eau du bainPSE 2026
Améliore l’échange thermique pendant l’immersion [p.292].
- Douche froideIFRC 2020 · ERC 2025
Alternative conductivo‑convective quand l’immersion de cuve n’est pas disponible [IFRC p.332–333; ERC p.21].
- Brumisation + ventilation (évaporation)ERC 2025 · NASEMSO v3.0 · IFRC 2020
Technique évaporative à combiner; efficacité moindre que l’immersion, l’éventail seul n’apporte pas de bénéfice significatif [ERC p.21; NASEMSO p.321–322; IFRC p.334–336].
- Draps/serviettes imbibés d’eau froide (rotation)NASEMSO v3.0
Refroidissement conductif alternatif; éviter les linges mouillés laissés en place qui piègent la chaleur [p.321–322].
- Bâche de refroidissement assistéeNASEMSO v3.0
Méthode de refroidissement rapide en l’absence de bain de glace [p.321–322].
- Poches de glace aux aisselles/aine/cou (avec interface)IFRC 2020 · PSE 2026 · NASEMSO v3.0 · JTS PCC
Application tronculaire comme adjuvant; PSE précise sans contact direct cutané; efficacité moindre seule et risque d’hypothermie si usage inadapté [IFRC p.332–333; PSE p.292; NASEMSO p.321–322; JTS p.45].
- Immersion des mains/piedsIFRC 2020
Option pour formes légères à modérées d’hyperthermie d’effort [p.332–333].
- Hydratation orale (eau/boisson de sport)IFRC 2020 · ANZCOR · ERC 2025 · PSE 2026
Pour sujets conscients sans vomissements, surtout en syncope/épuisement; choix de boisson selon contexte local [IFRC p.332–333; ANZCOR p.92, p.95; ERC p.5; PSE p.290–291].
- Accès IV et liquides fraisNASEMSO v3.0 · JTS PCC
Utilisés en EMS/militaire chez les cas sévères ou si oral impossible; hors champ du secouriste PSE en France [NASEMSO p.322; JTS p.25].
- Traitement des convulsions (benzodiazépines)NASEMSO v3.0 · JTS PCC
Indiqué en cas de convulsions ou frissons gênant le refroidissement dans les cadres EMS/militaires; posologie non précisée ici [NASEMSO p.322; JTS p.25].
- Surveillance ECG / cardio‑respiratoireNASEMSO v3.0
Recherche d’arythmies et de collapsus cardiovasculaire au cours de la prise en charge EMS [p.321–322].
- Heat deck (zone médicale dédiée au refroidissement)CIO 2023
Espace équipé pour mesure rectale, triage et immersion rapide sur événements sportifs [p.10–11, p.1–3].
- Exclure l’immersion en cas d’arrêt cardiaque ou de convulsions en coursPSE 2026
Précaution de sécurité pendant l’EHS au profit d’autres priorités vitales [p.292–293].
Points de vigilance
- Prioriser un refroidissement rapide en EHS; la mortalité augmente si T reste > 40,5 °C; viser une baisse < 39 °C idéalement en ≤ 30 min [ERC p.21].
- Surveiller étroitement les voies aériennes pendant l’immersion; tête hors de l’eau [PSE p.292–293].
- Risque d’hypotension à la verticalisation après refroidissement; évaluer avant de relever [PSE p.291].
- L’hyponatrémie d’effort peut mimer un tableau de chaleur avec troubles du mental; envisager selon contexte [NASEMSO p.323].
- Hyperthermie possible lors de toxidromes stimulants/sérotoninergiques; importance du refroidissement externe et de la sédation en cadre EMS [NASEMSO p.254, p.280–281].
- Ne pas utiliser d’antipyrétiques pour une hyperthermie (réservés à la fièvre) [JTS p.24].
- Certaines techniques sont moins efficaces ou à éviter isolément (éventail seul, linges mouillés statiques) [IFRC p.334–336; NASEMSO p.321–322].
- Application de glace: éviter le contact direct prolongé et la sur‑exposition (risque d’hypothermie) [PSE p.292; JTS p.45].
- Groupes à risque: très jeunes, personnes âgées, vêtements contraignants, médicaments/toxiques; attention en ambiance chaude et humide [PSE p.289; IFRC p.332; ANZCOR p.93].
- Les protocoles étrangers/militaires ne modifient pas le cadre réglementaire ni le champ de compétence en France; se référer aux protocoles locaux [ERC p.5; NASEMSO p.322; JTS p.24–25; ANZCOR p.93; CIO p.1].
Limites de la comparaison
Les sources couvrent des publics, contextes et juridictions différents (secouristes PSE, témoins, EMS nord‑américain, militaire TCCC, sport/événementiel, ERC), avec des niveaux de preuve variables (ex. ANZCOR: très faible; ERC: faible certitude pour la durée d’immersion) [ANZCOR p.95; ERC p.21]. Les seuils diagnostiques et cibles thérapeutiques diffèrent légèrement (> 40 °C, > 40,5 °C; objectifs < 39 °C, < 38,5–38,0 °C, < 102,2 °F) [PSE p.289, p.292–293; ERC p.21; NASEMSO p.321–322; CIO p.11]. Certaines techniques (accès IV, sédation, monitorage ECG) relèvent de cadres EMS/militaires et ne s’appliquent pas au secouriste PSE en France. Les extraits ne détaillent pas systématiquement les modalités pédiatriques ni les critères d’orientation fine au sein des filières de soins. Le croisement se limite strictement aux informations fournies; des éléments opérationnels locaux peuvent compléter ces recommandations sans les contredire.
Ce que dit chaque référentiel
Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.
Références techniques nationales PSE Juillet 2026PDF sur emailsecouriste PSE2p. 101, 289, 290, 291, 292, 293
Le document décrit les affections liées à la chaleur comme une élévation de température au‑delà de 37,5 °C, dont la forme la plus grave est le coup de chaleur (hyperthermie maligne d’effort) associant une température corporelle > 40 °C, des troubles neurologiques et une évolution possible vers une détresse vitale, notamment circulatoire [p. 289]. Les causes relèvent d’une exposition prolongée à la chaleur, d’un effort important (coup de chaleur d’exercice) ou de leur association, avec majoration du risque en ambiance chaude et humide, sous vêtements contraignants, chez les personnes âgées et les nourrissons, et sous certains traitements ou toxiques [p. 289]. Les conséquences peuvent inclure déshydratation et atteintes hépatiques, rénales, neurologiques et cardiovasculaires, pouvant conduire à des séquelles graves ou au décès, ce qui justifie la mise en œuvre rapide d’un refroidissement [p. 289][p. 292]. Les signes sont appréciés dans un contexte de chaleur/effort dès le 1er regard, puis peuvent inclure des détresses respiratoires et des troubles neurologiques; la classification distingue crampes, insolation (température ≤ 40 °C) et coup de chaleur, où les signes neurologiques peuvent précéder l’élévation de la température et où une mesure fiable dépasse 40 °C [p. 289][p. 290]. La mesure de la température est indiquée en cas de suspicion d’hyperthermie et son suivi fait partie de la prise en charge [p. 101][p. 291]. Les principes mentionnés sont de soustraire la victime à la chaleur, refroidir rapidement, réhydrater si possible, et solliciter un avis médical pour l’épuisement et le coup de chaleur [p. 290][p. 291]. Les techniques de refroidissement vont du passif (environnement frais, retrait de vêtements superflus, limitation de l’effort) à l’actif simple (mouillage, ventilation, linges froids, glace sans contact direct sur plis inguinaux/aisselles/tête/nuque) et surtout à l’actif avancé par immersion du corps en eau la plus froide possible avec agitation de l’eau, tête hors de l’eau, poursuivi jusqu’à disparition des signes neurologiques et < 39 °C, ou 15 min si la température n’est pas mesurable; une surveillance rapprochée des voies aériennes/ventilation est précisée, l’immersion étant exclue en cas d’arrêt cardiaque ou de convulsions, et une évaluation complète est recommandée avant toute verticalisation du fait du risque d’hypotension [p. 292][p. 293][p. 291].
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
IFRC — International First Aid, Resuscitation and Education Guidelines 2020IFRC — Global First Aid Reference CentrePDF sur emailsecouristep. 50, 332, 333, 334, 335, 336
Le document définit l’hyperthermie comme une élévation anormale de la température corporelle, allant de l’épuisement à la chaleur (léger) au coup de chaleur (sévère), survenant lors d’activité physique intense ou d’une exposition à la chaleur; enfants et personnes âgées sont à risque, et le coup de chaleur peut être vital [p. 332]. Chez l’adulte en hyperthermie d’effort, il est indiqué de considérer une immersion en eau froide jusqu’au cou (1–26 °C) jusqu’à atteindre une température centrale < 39 °C; à défaut, recourir à d’autres techniques de refroidissement actif (drap mouillé, eau, poches de glace aux aisselles, au cou et à l’aine), avec arrêt de l’activité, repos en lieu frais et retrait des vêtements superflus [p. 332–333]. Pour les formes légères à modérées, sont décrites l’immersion des mains/pieds, l’application de glace aux zones cervicales et inguinales, la douche froide ou le brassage d’air; si la personne est suffisamment consciente, des boissons fraîches (eau, solution eau-sucre-sel, boisson de sport) sont envisageables, en visant < 39 °C et avec surveillance [p. 332–333]. Les signes de gravité comprennent l’arrêt de la sudation, une température > 40 °C, une peau sèche/rouge/chaude, des nausées, des spasmes, des douleurs diffuses, une confusion ou un comportement inhabituel, des convulsions ou une possible absence de réponse; les formes légères présentent plutôt peau froide/pâle/moite, sudation excessive, soif, céphalées, crampes, pouls rapide et faible, lipothymie/étourdissements [p. 333]. Le recours aux services médicaux d’urgence est indiqué en cas de signes de gravité, de température > 39 °C, d’arrêt de la sudation, d’impossibilité de boire sans vomir, de confusion, de convulsions ou d’altération de la réactivité [p. 332–333]. La synthèse scientifique rapporte, chez l’adulte en hyperthermie d’effort, une réduction plus rapide de la température centrale avec l’immersion (torse) en eau froide/glacée ou des mains/pieds et avec la douche froide qu’avec le refroidissement passif, tandis que l’évaporation (brumisation + ventilateur), l’éventail seul, les dispositifs de refroidissement des mains, les gilets/vestes et les couvertures réfléchissantes n’apportent pas de bénéfice significatif; la prévention porte sur des vêtements adaptés, la limitation des efforts aux heures chaudes, des pauses pour boire et la disponibilité de moyens de refroidissement, avec des conseils généraux en milieux isolés (éviter l’alcool, boire de l’eau, se protéger des intempéries) [p. 334–336; p. 332; p. 50].
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
JTS — Prolonged Casualty Care GuidelinesJoint Trauma System (DoD)PDF sur emailPersonnel TCCC (ASM, CLS, CMC, CPP) impliqué en Prolonged Casualty Care, contexte militairep. 24, 25, 45
Le document distingue l’hyperpyrexie, la fièvre (élévation liée au point de consigne hypothalamique) et l’hyperthermie (élévation sans changement du point de consigne), et rappelle les principaux modes de transfert de chaleur (radiation, conduction, convection, évaporation) [p. 24]. Il différencie l’épuisement à la chaleur (faiblesse, étourdissements, nausées, céphalées, sueurs, état mental normal) du coup de chaleur (hyperthermie + altération de l’état mental) [p. 24]. L’épuisement à la chaleur requiert un remplacement des liquides et électrolytes, tandis que le coup de chaleur impose un refroidissement immédiat [p. 24-25]. Les mesures initiales incluent mise à l’ombre, isolation du sol, retrait du véhicule et d’équipements (casque/gilet) si possible, ventilation/éventage, hydratation orale si conscient et non vomissant, protection des sources de chaleur, et ne pas utiliser acétaminophène/aspirine/ibuprofène pour une hyperthermie (uniquement pour fièvre) [p. 24]. En cas d’inconscience ou de vomissements, utiliser des liquides IV/IO; convertir vers une surveillance continue de la température; et, en cas de coup de chaleur, initier un refroidissement gradué (minimum: mouiller les vêtements; mieux: éventer après mouillage; meilleur: immersion) [p. 25]. La prévention comprend hydratation, ajout de sel aux aliments, repos à l’ombre, éviter les surfaces chaudes et retirer l’équipement tactique quand possible; l’alimentation aide à prévenir l’hyponatrémie de dilution pouvant mimer une pathologie liée à la chaleur [p. 24-25]. Les convulsions associées sont traitées par benzodiazépines; des options de prise en charge infirmière vont de l’exposition cutanée à l’air aux compresses froides et humides sur plis inguinaux/cervicaux/axillaires, jusqu’à l’air refroidi et la perfusion de liquides refroidis avec dispositifs dédiés (attention: les packs de glace peuvent entraîner une hypothermie) [p. 25, p. 45]. Rappel: ces protocoles TCCC s’inscrivent dans un contexte militaire et n’altèrent pas le champ de compétence ni la réglementation française en vigueur.
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
CIO — Consensus sur les épreuves sportives par forte chaleur (Racinais et al., 2023)CIO · British Journal of Sports MedicinePDF sur emailmédecin du sport et équipes médicales d’événements; organisateurs et fédérations sportivesp. 1, 2, 3, 10, 11, 13, 14
Le consensus du CIO souligne que l’exertional heat stroke (EHS, coup de chaleur d’effort) est une urgence vitale majeure mais prévenable et traitable grâce à des mesures de mitigation et une réponse médicale coordonnées [p. 1]. Il précise que la chaleur cause plus de décès que toutes les autres catastrophes naturelles et que l’EHS est l’une des deux principales causes de décès chez les athlètes, bien que des athlètes bien entraînés atteignent parfois >40–41°C sans symptômes [p. 2]. Pour réduire le risque, les organisateurs doivent surveiller l’environnement (ex. WBGT) et adapter les épreuves en conséquence, et prévoir des ressources de refroidissement suffisantes (glace, ombrage, bains), des décisions WBGT ayant montré leur efficacité [p. 1][p. 3]. Au franchissement de la ligne, un prétriage médical distingue l’épuisement des formes sévères avec atteinte du système nerveux central, oriente vers la zone médicale/heat deck pour évaluation (température centrale rectale, examen neurologique) et met en œuvre un refroidissement approprié; les serviettes/packs de glace soulagent mais ne suffisent pas à traiter un EHS, et la prise de boisson n’est pas encouragée en cas de trouble neurologique avant d’exclure une hyponatrémie d’effort [p. 10]. L’EHS est défini par une hyperthermie extrême >40,5°C avec dysfonction neurologique, et impose un refroidissement corporel total immédiat par immersion en eau froide; les équipes doivent être formées aux transferts, à la mesure rectale et à la conduite à tenir au heat deck [p. 11]. Le document propose une analyse structurée du risque thermique par sport, avec une échelle simple (ex. code couleur 1–5) et des mesures graduées adaptées à la population et aux capacités locales (la présence d’un heat deck conditionne le niveau de risque acceptable), ainsi qu’une formation spécifique obligatoire des équipes médicales terrain et une préparation des athlètes (acclimatation, hydratation, adaptation) [p. 13][p. 14][p. 1]. Rappel: ce consensus international n’emporte aucune modification du cadre réglementaire ni du champ de compétence en France.
✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.
Autres référentiels qui traitent le sujet
Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.
- OMS / CICR — Basic Emergency Care (cahier du participant)OMS · CICR · IFEMPDF sur emailMentionné p. 37, 137, 140, 143, 216, 226
- JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailMentionné p. 44, 51, 85, 156
- JTS — Drowning ManagementJTSPDF sur emailMentionné p. 1, 5, 8, 12, 15
- Ministère des Sports — Guide pour un été sportif et responsable (chaleur)Ministère des SportsPDF sur emailMentionné p. 11, 14, 18, 27, 28, 39, 44, 45, 25
Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.