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CAP RESCUE®
Hémorragie & circulation · ALS / médical

Choc hémorragique — damage control resuscitation

Stratégie DCR, produits sanguins, calcium, TXA, objectifs tensionnels.

Croisement des référentiels · 13 sources

Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus

Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes

Tous les référentiels convergent vers une damage control resuscitation (DCR) précoce, axée sur l’hémostase immédiate, la prévention de la triade létale et une réanimation prioritairement par produits sanguins (idéalement sang total), avec limitation stricte des cristalloïdes [p. 4][p. 63][p. 31][p. 2]. Les objectifs de perfusion sont « juste suffisants » (hypotension permissive), avec des cibles plus élevées en cas de TCC; la réévaluation fréquente s’appuie sur l’état mental, le pouls radial et la PAS (≈90–110 mmHg selon le contexte) [p. 2][p. 18][p. 5][p. 32]. L’acide tranexamique doit être administré précocement dans les 3 heures, et la correction de l’hypocalcémie liée aux PSL est systématiquement soulignée [p. 2][p. 7][p. 11]. Le recours aux vasopresseurs est restreint (dernier recours après optimisation volémique pour la plupart des référentiels), avec des nuances d’emploi sous supervision médicale [p. 11][p. 123][p. 63]. Les techniques avancées (REBOA/occlusion aortique) ne sont envisagées que par des équipes spécifiquement formées avec chirurgie immédiate, sans bénéfice démontré en routine civile [p. 2][p. 31]. L’organisation privilégie l’évacuation rapide, la poursuite des gestes en transport, la traçabilité transfusionnelle et une transmission structurée [p. 101][p. 16]. Plusieurs documents sont militaires/étrangers et ne modifient ni les compétences ni la réglementation françaises.

  1. 01Reconnaître le choc hémorragique

    Consensus Signes précoces cliniques: altération de l’état mental (hors lésion cérébrale), pouls radial faible/absent, hypotension et tachycardie; scores d’aide et critères protocolisés possibles [p. 5][p. 19][p. 9][p. 18].

    TCCC 2026
    Diagnostic clinique pragmatique: altération de l’état mental sans TCC et/ou pouls radial faible/absent déclenchant la réanimation du choc [p. 3][p. 5][p. 6].
    TECC 2024
    Repères austères: état mental et pouls radial; si disponibles, PAS <90 mmHg ou shock index >1 [p. 9].
    JTS PBT
    Critères protocolisés pour cibler la transfusion (ex. score ABC ≥2, critères Ranger); signes: PAS <100, FC >100, peau pâle/cyanosée, saignement persistant non compressible [p. 5][p. 19].
    JTS AE
    Objectifs cliniques de réanimation servant au suivi: pouls radial, état mental, PAS >100 mmHg (>110 si TBI), PAM >60 mmHg [p. 18].
    DBRD 2026
    Rappelle la difficulté d’estimer les pertes; une absence d’effet du remplissage doit faire suspecter une hémorragie interne non contrôlée [p. 68].
  2. 02Contrôler l’hémorragie (externe/jonctionnelle) et stabiliser le bassin

    Consensus Contrôle immédiat par garrots, pansements compressifs/hémostatiques, méchage des plaies, dispositifs jonctionnels; ceinture pelvienne si suspicion de fracture [p. 8][p. 5][p. 31].

    JTS DCR
    Garrots, pansements hémostatiques, dispositifs jonctionnels; REBOA possible pour non-compressible par équipe dédiée [p. 8][p. 2].
    TECC 2024
    Garrots (commerciaux/improvisés et jonctionnels), méchage hémostatique, pansements compressifs; mise en œuvre en phase EVAC [p. 5][p. 13].
    TCCC 2026
    Ceinturon pelvien si fracture du bassin suspectée; marquage et réévaluation/ajustement des garrots sur peau nue [p. 5][p. 7].
    DBRD 2026
    Compression directe, pansement compressif, garrot, wound packing; ceinture pelvienne; occlusion des plaies soufflantes du thorax [p. 68].
    JTS PCC
    Contrôle itératif: resserrer/ajouter un garrot, méchage, conversion selon critères TCCC; vérifier contention pelvienne [p. 17][p. 18].
    ERC 2025
    Hémostase immédiate, contrôle temporaire des saignements externes et stabilisation pelvienne en attendant contrôle chirurgical [p. 31].
  3. 03Alerter / organiser / évacuer

    Consensus DCR débutée précocement sans retarder l’évacuation; gestes poursuivis pendant le transport; filières dédiées et préparation matérielle [p. 4][p. 63][p. 101].

    Agressions collectives
    Évacuation rapide vers bloc; ne pas retarder l’attribution des destinations; gestes poursuivis en transport; kits DCR prépositionnés [p. 63][p. 101].
    JTS En Route Care
    Préparer avant transport (PSL, tubulures, calcium), poursuivre la DCR en vol et transmettre de façon structurée [p. 9][p. 16][p. 17].
    JTS PCC
    Anticiper besoins (sang/évacuation/réapprovisionnement) et allocation conservatrice en MASCAL [p. 9][p. 59].
  4. 04Accès vasculaire et choix des fluides

    Consensus Accès IV/IO précoce; le premier fluide est le sang (sang total préféré), composants en ratio équilibré à défaut; cristalloïdes limités au strict nécessaire [p. 3][p. 4][p. 31].

    JTS DCR
    Sang total O à faible titre en premier; limiter strictement les cristalloïdes; HES non recommandés [p. 3][p. 11][p. 2].
    JTS PBT
    DCR hémostatique: priorité au sang total (LTOWB), composants 1:1:1 sinon; minimiser à supprimer les cristalloïdes [p. 2][p. 4].
    SC v4
    Accès IV/IO, remplissage limité avec solutés réchauffés; transfusion prioritaire (sang total O déleucocyté, ou CGR + PLyo) [p. 121][p. 126][p. 133].
    TCCC 2026
    Produits sanguins fluides de choix (sang total prioritaire), transfuser dès que possible après hémorragie menaçante [p. 6][p. 7].
    ERC 2025
    Administration précoce de produits sanguins (plasma, plaquettes, fibrinogène, sang total) en DCR [p. 32–33].
    JTS AE
    Transfusion en vol: sang total prioritaire; éviter les cristalloïdes, notamment en arrêt traumatique [p. 18][p. 31].
    JTS DCR PFC
    Sang total (frais ou conservé) en premier; FDP possible pour initier; cristalloïdes en ultime recours si pas de sang [p. 6][p. 8][p. 21].
    JTS DCBI
    Activer une transfusion massive <40 min; voies larges/rapides (IO possible mais non exclusive; périphérique gros calibre ou centrale sus-diaphragmatique) [p. 4][p. 5][p. 6].
  5. 05Objectifs tensionnels et stratégie d’hypotension permissive

    Consensus Remplir « juste ce qu’il faut »: cibles cliniques (pouls radial/état mental) et PAS ≈ 80–90 mmHg sans TCC; PAS plus élevée en cas de TCC (≈100–110+ mmHg) [p. 2][p. 18][p. 32].

    JTS DCR
    Réanimation hypotensive contrôlée (PAS 100 mmHg, 110 mmHg si TCC) [p. 2][p. 4][p. 13].
    SC v4
    Objectifs: PAS 80–90 mmHg sans TCC/TVM; 110–120 mmHg si TCC/TVM [p. 98][p. 121][p. 125].
    TECC 2024
    Sans TCC: PAS >80–90 mmHg; avec TCC: éviter toute hypotension, viser >110 mmHg [p. 9][p. 16][p. 19].
    ERC 2025
    IV conservatrice: pression juste suffisante pour un pouls radial; prudence TCC; durée d’hypotension permissive ≤60 min [p. 32].
    DBRD 2026
    PAS 80–90 mmHg (hors TCC/trauma spinal/grossesse), sinon pression normale [p. 68][p. 70].
    JTS AE / PCC / PBT
    Cibles opérationnelles: pouls radial, amélioration état mental, PAS 90–110 mmHg; interrompre apports après objectif atteint [p. 18][p. 5][p. 18].
  6. 06Hémostatiques et coagulopathie (TXA, fibrinogène, MTP)

    Consensus Correction précoce: TXA dans les 3 heures; transfusion massive avec ratios équilibrés (≈1:1:1) diminue mortalité et besoins; monitorer/coordonner la coagulopathie [p. 2][p. 63][p. 32–33].

    JTS DCR
    TXA précocement, uniquement ≤3 h; au-delà, augmentation de mortalité; effet marqué en transfusion massive [p. 2][p. 9][p. 13].
    Agressions collectives
    Hémostatiques (TXA ou fibrinogène) et protocole de transfusion massive ≈1:1:1; possible administration préhospitalière [p. 63].
    SC v4
    TXA IV/IM idéalement <1 h, jamais >3 h; PLyo universel et reconstituable pour ratio équilibré [p. 122][p. 133].
    TCCC 2026 / TECC 2024
    TXA précoce si besoin transfusionnel attendu; ne pas dépasser 3 h [p. 6][p. 8][p. 16].
    ERC 2025
    Gestion ciblée de la coagulopathie: produits sanguins (plasma, plaquettes, fibrinogène, sang total) et TXA précoces [p. 32–33].
    JTS PBT
    Thérapie par composants 1:1:1 si pas de sang total; critères de déclenchement pour limiter le gaspillage [p. 4][p. 5].
  7. 07Calcium et troubles électrolytiques

    Consensus Hypocalcémie fréquente sous PSL citratés; correction précoce dès la première unité et au cours de la réanimation; voies séparées si possible [p. 2][p. 7][p. 19].

    JTS DCR
    Administration précoce de calcium, surveillance de la calcémie ionisée si possible [p. 2][p. 9].
    JTS AE
    Supplémentation calcique intégrée à la transfusion; précautions selon la forme et interactions (bicarbonate/phosphates) [p. 99][p. 100].
    JTS En Route Care
    Vigilance hypocalcémie; ne pas administrer calcium et bicarbonate sur la même ligne [p. 19].
    SC v4
    Corriger l’hypocalcémie dès le premier PSL et de manière répétée [p. 133].
    JTS PBT / DCR PFC
    Prévention de l’hypocalcémie pendant transfusions multiples; utiliser des voies séparées des PSL [p. 7][p. 8][p. 22].
  8. 08Vasopresseurs

    Consensus Pas de place de première intention; n’envisager qu’après optimisation volémique, et sous protocoles/avis [p. 11][p. 18].

    JTS DCR / JTS AE
    Non recommandés pour traiter le choc hémorragique; dernier recours après réanimation par sang/liquides; dopamine sans indication [p. 11][p. 109].
    SC v4
    Vasopresseurs (noradrénaline) possibles en perfusion continue uniquement après remplissage/transfusion, avec monitorage rapproché [p. 123][p. 125].
    Agressions collectives
    Possibilité d’utiliser des vasopresseurs dans la stratégie de remplissage adaptée [p. 63].
    JTS PCC
    Peuvent être envisagés si hypotension persistante malgré réanimation appropriée, selon protocoles/avis [p. 12][p. 18][p. 29].

    Écarts Nuances d’emploi: JTS décourage en première ligne, SC v4/Agressions collectives/JTS PCC admettent un usage conditionnel et surveillé [p. 11][p. 63][p. 123].

  9. 09Prévention de l’hypothermie et triade létale

    Consensus Prévention rigoureuse de l’hypothermie avec réchauffement actif et des fluides; DCR vise à éviter hypothermie–acidose–coagulopathie [p. 58][p. 11][p. 32–33].

    Agressions collectives
    DCR pour prévenir la triade létale du préhospitalier au périopératoire [p. 58][p. 59][p. 61][p. 62].
    JTS DCR / PBT
    Réchauffement des PSL via dispositifs agréés; sortie ≤42 °C [p. 11][p. 6].
    ERC 2025
    Réchauffement actif et des fluides, réanimation hémostatique en DCR [p. 32–33].
    TECC 2024 / JTS En Route Care
    Prévention systématique de l’hypothermie pendant EVAC; poursuite et réévaluation continue [p. 5][p. 17].
  10. 10Techniques avancées pour hémorragies non compressibles

    Consensus REBOA/occlusion aortique réservées à des équipes formées avec capacité chirurgicale immédiate; emploi exceptionnel et encadré [p. 2][p. 9][p. 31].

    JTS DCR
    REBOA envisageable pour hémorragies non compressibles, pas destiné au medic [p. 8][p. 2].
    ERC 2025
    Mesure de dernier recours; pas de supériorité démontrée; usage en essai clinique [p. 31].
    JTS En Route Care
    Transport REBOA: zone 1 non gonflée; zone 3 exceptionnel, court, <30 min (max 60) et sécurisé [p. 9].
    JTS DCBI
    REBOA zone 3 comme adjuvant avant bloc, temps d’occlusion le plus court possible; limites si accès fémoral compromis [p. 6][p. 7].
    JTS PCC
    AAJT/REBOA possibles selon capacités d’une équipe avancée [p. 4][p. 6].
  11. 11Gestion des garrots (réévaluation/conversion)

    Consensus Réévaluer, marquer l’heure, maintenir s’ils sont indiqués; conversion seulement selon critères et si conditions remplies; éviter en cas de choc [p. 16][p. 170].

    JTS AE
    Conversion contre-indiquée en choc hémorragique; uniquement si hémorragie compressible et surveillance étroite [p. 170].
    JTS En Route Care
    Conversion possible si absence de choc, hors amputation, idéalement <2 h; >4 h: ne pas déposer sans capacités adaptées [p. 16].
    JTS PCC
    Conversion selon TCCC si saignement contrôlable, sans retrait >6 h; vérifier perfusion distale [p. 18][p. 11].
    TCCC 2026 / TECC 2024
    Marquage, réévaluation/ajustement sur peau nue; stratégies de relocalisation/downgrade selon critères et délai EVAC [p. 5][p. 7][p. 15][p. 16].
    JTS DCBI
    Resserrer/réévaluer les garrots à mesure que la PA remonte [p. 5][p. 6].
  12. 12Voies aériennes et causes associées

    Consensus Prioriser la circulation en phase d’hémorragie massive; traiter causes létales associées (p. ex. pneumothorax sous tension) si choc réfractaire [p. 7][p. 4].

    JTS DCBI
    Déprioriser l’intubation avant réanimation (risque collapsus); canule nasopharyngée/assistance ventilatoire pendant transfusion/contrôle hémorragique [p. 4].
    TCCC 2026
    Si choc réfractaire, envisager et traiter un pneumothorax sous tension (décompression à l’aiguille répétée ou thoracostomie/drain) selon compétences/autorisations [p. 7].
    SC v4
    Les hémorragies thoraciques (hémothorax) peuvent nécessiter thoracostomie/drainage intégrés à la réanimation [p. 77].
  13. 13Surveiller et réévaluer

    Consensus Réévaluations fréquentes des hémorragies et de la perfusion; cibles: amélioration de l’état mental, pouls radial, PAS 90–110; suivi diurèse/EtCO2 si disponibles; interrompre apports après objectif atteint [p. 18][p. 17][p. 18].

    JTS AE
    Objectifs: pouls radial, état mental, PAS >100 mmHg (>110 si TBI), PAM >60 mmHg [p. 18].
    JTS En Route Care
    Surveillance perfusion/diurèse; réévaluation continue des dispositifs hémostatiques [p. 17].
    JTS PCC
    Réevaluer après chaque unité; viser d’abord pouls radial/état mental, puis PAS >90→100–110; suivre tendances, EtCO2, diurèse [p. 18][p. 11][p. 12].
    TCCC 2026 / JTS PBT
    Suivi clinique et cibles opérationnelles (pouls radial/état mental/PAS 90–110) pour guider et stopper la perfusion [p. 7][p. 5].
  14. 14Transmission et traçabilité

    Consensus Transmission structurée incluant dispositifs hémostatiques, temps/lieux de pose, volumes transfusés, TXA et calcium; strict respect du stockage/traçabilité des PSL [p. 16][p. 6][p. 18][p. 22].

    JTS En Route Care
    Horodater/localiser garrots, détailler gestes hémostatiques, volumes, TXA, calcium dans le handover [p. 16][p. 17].
    JTS PBT
    Traçabilité (Safe‑T‑VUE, conteneurs), enregistrement, arrêt immédiat si réaction transfusionnelle et prise en charge dédiée [p. 6][p. 18][p. 22].
    Agressions collectives
    Organisation avec filières dédiées et kits DCR; poursuite des gestes en transport [p. 101].
  15. 15Qualité/sécurité transfusionnelle et compatibilités

    Consensus Réchauffeurs agréés, compatibilités respectées, lignes séparées pour médicaments et PSL; arrêter en cas de réaction transfusionnelle [p. 6][p. 9][p. 22].

    JTS DCR
    Ne pas mélanger médicaments et PSL sur la même ligne; éviter Ringer lactate avec PSL; NaCl 0,9 % et PlasmaLyte A compatibles [p. 9][p. 11].
    JTS PBT
    Réchauffeurs certifiés (≤42 °C), stockage/traçabilité stricts; arrêt et PEC des réactions transfusionnelles [p. 6][p. 22].
    JTS AE / En Route Care
    Précautions calcium (formes/risque extravasation) et incompatibilités (bicarbonate/phosphates; pas sur la même ligne) [p. 99][p. 100][p. 19].
  16. 16Situations particulières (TCC, arrêt, brûlures, obstétrique, MASCAL)

    Consensus Cibles tensionnelles plus élevées en TCC; arrêt traumatique hypovolémique: transfusion immédiate de PSL; en polytrauma avec brûlures, prioriser le choc hémorragique; hémorragie obstétricale: protocole d’hémorragie majeure; allocation conservatrice en MASCAL [p. 32][p. 31][p. 10][p. 49][p. 59].

    ERC 2025
    Après ROSC, scanner corps entier précoce; DCR si hémorragie non contrôlée; protocole obstétrical avec transfusion rapide et TXA [p. 32][p. 49].
    JTS AE
    En arrêt traumatique: débuter par transfusion, éviter cristalloïdes [p. 31].
    TECC 2024
    En polytrauma avec brûlures, principes d’hypotension permissive pour le choc priment sur la réanimation des brûlures [p. 10].
    JTS PCC / JTS DCBI / Agressions collectives
    MASCAL: allocation des ressources, planification, activation Walking Blood Bank selon contexte militaire; application large DCR en afflux massifs civils [p. 59][p. 7][p. 65].

Techniques et gestes

  • Garrot de membre
    JTS DCR · TCCC 2026 · TECC 2024 · JTS AE · JTS En Route Care · JTS PCC · JTS DCBI

    Application immédiate avec marquage et réévaluation/ajustement sur peau nue; conversion possible uniquement selon critères et hors état de choc, avec surveillance étroite [p. 5][p. 16][p. 170].

  • Garrot jonctionnel
    JTS DCR · TECC 2024 · JTS PCC · JTS DCBI

    Dispositif pour hémorragies jonctionnelles non compressibles; usage en complément des pansements hémostatiques et de la contention pelvienne [p. 8][p. 5][p. 6].

  • Méchage et pansement hémostatique
    TECC 2024 · JTS PCC · ERC 2025 · DBRD 2026 · JTS DCR

    Contrôle mécanique local des saignements par méchage avec gaze/agent hémostatique et pansement compressif, répété si nécessaire [p. 5][p. 17][p. 31][p. 68].

  • Ceinture pelvienne (PCD)
    TCCC 2026 · JTS PCC · JTS En Route Care · DBRD 2026 · ERC 2025

    Stabilisation pelvienne précoce en cas de suspicion de fracture instable pour réduire l’hémorragie [p. 5][p. 18][p. 17][p. 68][p. 31].

  • Transfusion de sang total (LTOWB/CS-LTOWB/FWB)
    JTS DCR · JTS PBT · TCCC 2026 · JTS AE · JTS DCR PFC · SC v4 · JTS DCBI

    Fluide de choix pour DCR préhospitalière/en route; améliore la survie; prioritaire sur les composants, avec réchauffement et traçabilité [p. 3][p. 2][p. 6][p. 18][p. 6][p. 126][p. 4].

  • Thérapie par composants en ratio équilibré (~1:1:1)
    JTS DCR · JTS PBT · Agressions collectives · ERC 2025 · SC v4

    Alternative au sang total pour la transfusion massive; associée à une baisse de mortalité et des besoins transfusionnels [p. 4][p. 63][p. 32–33][p. 133].

  • Plasma lyophilisé (PLyo/FDP)
    SC v4 · JTS DCR PFC · JTS PBT

    Produit universel, rapidement reconstituable; peut initier la réanimation avant disponibilité d’autres composants [p. 133][p. 8].

  • Réchauffeur de fluides/PSL
    JTS PBT · JTS DCR · ERC 2025

    Utilisation d’un dispositif agréé avec température de sortie ≤42 °C pour prévenir l’hypothermie et l’arythmie [p. 6][p. 11][p. 32].

  • REBOA (occlusion aortique par ballonnet)
    JTS DCR · ERC 2025 · JTS En Route Care · JTS DCBI · JTS PCC

    Mesure de sauvetage pour hémorragies non compressibles, réservée aux équipes entraînées avec chirurgie immédiate; contraintes strictes en transport (zones/temps) [p. 2][p. 31][p. 9][p. 6].

  • AAJT
    JTS PCC · JTS DCBI

    Dispositif exceptionnel d’occlusion aortique externe comme adjuvant temporaire en équipe avancée/multi‑victimes [p. 4][p. 7].

  • Thoracostomie/drain thoracique
    SC v4 · TCCC 2026

    Geste à intégrer en présence d’hémothorax ou de pneumothorax sous tension persistant dans un choc réfractaire, selon compétences/autorisations [p. 77][p. 7].

  • Décompression à l’aiguille (pneumothorax sous tension)
    TCCC 2026

    À envisager en cas de choc réfractaire où un pneumothorax sous tension non traité est suspecté [p. 7].

  • Walking Blood Bank
    JTS DCBI

    Activation d’une banque de sang frais sur place, présélectionnée, pour soutenir des besoins transfusionnels massifs en contexte militaire [p. 7].

  • Séquence TAROT (DCBI)
    JTS DCBI

    Structuration initiale: Tourniquets/pelvis, Accès, Réanimer par le sang, Opérations de contrôle vasculaire/orthopédie, Damage control chirurgical [p. 5].

Points de vigilance

  • Limiter fortement les cristalloïdes; éviter les hydroxyéthylamidons [p. 2].
  • TXA uniquement dans les 3 heures suivant la blessure; au-delà, augmentation de mortalité rapportée [p. 13].
  • Corriger précocement l’hypocalcémie sous transfusion et éviter les incompatibilités (calcium/bicarbonate sur la même ligne) [p. 19][p. 99].
  • Ne pas mélanger médicaments et PSL sur la même ligne; NaCl 0,9 % et PlasmaLyte A compatibles; éviter Ringer lactate avec PSL [p. 9][p. 11].
  • Prévenir l’hypothermie (réchauffement actif et des PSL) pour limiter la triade létale [p. 11][p. 32–33].
  • Vasopresseurs en dernier recours après optimisation volémique et sous supervision; risque de reprise hémorragique si à‑coups hypertensifs [p. 11][p. 125].
  • Conversion de garrot contre-indiquée en état de choc; n’envisager qu’avec critères stricts et surveillance rapprochée [p. 170][p. 16].
  • Techniques REBOA/AAJT strictement réservées à des équipes formées avec capacité chirurgicale immédiate; bénéfice non démontré en routine civile [p. 31][p. 2].
  • Organisation: ne pas retarder l’évacuation; poursuivre les gestes en transport; assurer la traçabilité transfusionnelle [p. 101][p. 22].
  • Ces protocoles (notamment militaires/étrangers) n’altèrent ni les compétences ni la réglementation françaises.

Limites de la comparaison

Sources hétérogènes (militaires JTS/TCCC/TECC/SC v4, civiles ERC/Agressions collectives/DBRD), publics et environnements différents (rôle 1/PFC, en vol, préhospitalier civil), avec transposition variable au contexte français; niveau de preuve non détaillé ici et certaines options (REBOA/AAJT, Walking Blood Bank) sont spécifiques militaires. Les documents ne précisent pas ici les posologies ni toutes les conduites hospitalières (laboratoires/monitorage viscoélastique détaillé), ni les spécificités pédiatriques. Les recommandations organisationnelles (stocks PSL, traçabilité) dépendent des moyens locaux. Rappel: un protocole étranger ou militaire ne modifie pas le champ de compétence ni la réglementation en France.

Ce que dit chaque référentiel

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  • JTS — Damage Control ResuscitationJTSPDF sur emailRéférence principaleALS / médicalp. 2, 3, 4, 8, 9, 11, 13

    Le DCR vise à prévenir la « défaillance sanguine » par un contrôle agressif des hémorragies et une réanimation centrée sur les produits sanguins, idéalement par sang total ou des composants en proportion approximant le 1:1:1, ce qui, initié précocement en préhospitalier avec évacuation rapide, améliore la survie [p. 4]. Le document recommande que le premier fluide soit le sang, avec préférence pour le sang total O à faible titre, des produits réchauffés, et une limitation stricte des cristalloïdes (les hydroxyéthylamidons ne sont plus recommandés) [p. 3; p. 11; p. 2]. Objectifs opérationnels: réanimation hypotensive contrôlée (PAS 100 mmHg, 110 mmHg si traumatisme crânien), maintien de la normothermie et prise en charge chirurgicale rapide [p. 2; p. 4; p. 13]. Chez les blessés à risque de choc hémorragique, l’acide tranexamique est indiqué précocement et uniquement dans les 3 heures suivant la blessure, de préférence au plus près du traumatisme; au-delà, une augmentation de la mortalité est rapportée, avec un effet particulièrement marqué chez ceux recevant une transfusion massive [p. 2; p. 9; p. 13]. Le document met en avant un risque fréquent d’hypocalcémie liée aux produits sanguins citratés et recommande une administration précoce de calcium dès la première unité puis au cours de la réanimation, avec surveillance de la calcémie ionisée quand possible [p. 2; p. 9]. Précautions techniques: ne pas mélanger médicaments et produits sanguins sur la même ligne, éviter le Ringer lactate avec les produits sanguins; seules le sérum physiologique et PlasmaLyte A sont compatibles avec les produits sanguins, et les vasopresseurs ne sont pas recommandés pour traiter le choc hémorragique [p. 9; p. 11]. Le contrôle de l’hémorragie repose aussi sur garrots, pansements hémostatiques et dispositifs jonctionnels; la REBOA est envisageable pour les hémorragies non compressibles, mais réservée à des équipes désignées et entraînées disposant d’une capacité chirurgicale immédiate (non destinée au medic) [p. 8; p. 2]. Ce protocole militaire étranger ne modifie pas les compétences ni la réglementation applicables en France.

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    Référence majeure en traumatologie.

  • Agressions collectives par armes de guerre — conduites à tenirMinistères de l'Intérieur, des Armées et de la SantéPDF sur emailmédecins (urgentistes/réanimateurs) et équipes préhospitalièresp. 58, 59, 61, 62, 63, 64, 65, 101

    Le damage control resuscitation (DCR) est présenté comme une composante du damage control visant, dès le préhospitalier et jusqu’au périopératoire, à prévenir la triade létale hypothermie–acidose–coagulopathie [p. 58][p. 59][p. 61][p. 62]. Les mesures décrites associent arrêt des hémorragies, prévention rigoureuse de l’hypothermie et évacuation rapide vers un bloc opératoire [p. 63]. La réanimation inclut une stratégie de remplissage adaptée avec hypotension permissive, limitation des volumes pour réduire l’hémodilution, choix de cristalloïdes et possibilité d’utiliser des vasopresseurs [p. 63]. La correction précoce des troubles de la coagulation repose sur des médicaments hémostatiques (acide tranéxamique ou fibrinogène) et sur un protocole de transfusion massive approchant un ratio CGR/plasma/plaquettes de 1:1:1, efficace pour diminuer mortalité et besoins transfusionnels; une administration préhospitalière peut être envisagée selon les moyens [p. 63]. Le document souligne que l’absence de DCR précoce expose à l’arrivée au bloc de patients exsangues, hypothermes et hypocoagulables, et que cette stratégie peut être envisagée largement chez les traumatisés graves, notamment en contexte d’afflux de blessés par armes de guerre [p. 58][p. 64][p. 65]. L’élaboration du DCR s’appuie sur des données militaires (JTTR) et son transposage au civil pour les attentats est explicité, ce qui n’altère pas le cadre réglementaire ni les compétences en France [p. 61][p. 62]. Sur le plan organisationnel préhospitalier, le document indique que l’attribution des destinations ne doit pas retarder l’évacuation, que les gestes se poursuivent en transport si besoin, avec des filières dédiées et des kits damage control (matériel d’hémostase, acide tranéxamique) prépositionnés [p. 101].

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  • JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailparamedic / équipes d’évacuation médicale aérienne (militaires)p. 11, 18, 30, 31, 99, 100, 109, 170

    Le document décrit une stratégie de damage control resuscitation (DCR) en vol qui priorise la maîtrise de l’hémorragie, l’administration précoce de produits sanguins, l’acide tranexamique dans les 3 heures, une supplémentation en calcium pendant la transfusion, et ne recourt aux vasopresseurs qu’en dernier ressort [p. 11]. Les indications de transfusion sont précisées avec un ordre de préséance (sang total en premier, à défaut composants en équilibre) et des objectifs de réanimation incluant pouls radial palpable, amélioration de l’état mental, PA systolique > 100 mmHg (> 110 mmHg en cas de TBI) et MAP > 60 mmHg [p. 18]. En choc traumatique, le texte insiste sur le contrôle du saignement, la prévention de l’hypothermie, l’utilisation de l’acide tranexamique et le maintien des cibles tensionnelles, avec orientation vers le protocole transfusionnel [p. 30]. En arrêt traumatique, il préconise de débuter par une transfusion de produit sanguin et d’éviter les cristalloïdes, d’adresser les causes létales réversibles, et de considérer une hypocalcémie post‑transfusionnelle si la contractilité est médiocre [p. 31]. La supplémentation calcique fait partie du DCR/massive transfusion, avec précautions selon la forme (risque d’extravasation avec le chlorure; le gluconate est préféré hors urgence; interactions avec bicarbonate/phosphates) [p. 99][p. 100]. Les vasopresseurs ne sont envisagés qu’après optimisation du volume; la dopamine n’a pas d’indication en choc hémorragique tant que la réanimation par sang/liquides n’est pas maximisée [p. 11][p. 109]. La conversion d’un garrot est contre-indiquée chez un patient en choc hémorragique; elle n’est envisagée que si l’hémorragie est compressible et sous surveillance étroite [p. 170]. En France, un protocole militaire étranger ne modifie ni le cadre réglementaire ni le champ de compétence des intervenants.

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  • JTS — Prehospital Blood TransfusionJTSPDF sur emailÉquipes préhospitalières et d’évacuation (médecins, infirmiers, paramedics/medics) et leurs directeurs médicaux [p. 2][p. 9]p. 2, 4, 5, 6, 7, 9, 18, 19…

    Ce CPG préhospitalier met l’accent sur une resuscitation hémostatique de type damage control avec priorité au sang total (notamment CS‑LTOWB/LTOWB), une utilisation minimale à nulle de cristalloïdes, et une supervision/formation dédiées des équipes et de leurs directeurs médicaux [p. 2][p. 4]. Les principes incluent la reconnaissance rapide du choc hémorragique, la prévention de l’hypothermie, le contrôle mécanique des hémorragies (tourniquets, pansements hémostatiques), et le remplacement par produits sanguins, le sang total étant optimal puis, à défaut, une thérapie par composants en ratio 1:1:1 [p. 4]. Il propose un objectif de pression artérielle systolique de 90–110 mmHg, l’utilisation d’acide tranexamique si la prise en charge survient à moins de 3 heures, et la prévention de l’hypocalcémie par administration de calcium, notamment lors de transfusions multiples [p. 5][p. 7]. La décision de transfuser repose sur des critères protocolisés (ex. critères du Ranger Regiment; score ABC ≥2) afin de cibler les patients en choc hémorragique et de limiter le gaspillage [p. 5]. Les signes cliniques de choc comprennent notamment une PAS <100 mmHg, une tachycardie >100/min, une altération de l’état mental, une peau pâle/cyanosée et un saignement persistant non compressible [p. 19]. Une étude de cohorte en Afghanistan suggère une baisse de mortalité chez les patients ayant reçu une transfusion sanguine préhospitalière intégrée à une stratégie de damage control resuscitation [p. 4]. Sur le plan qualité/sécurité, le CPG prévoit l’usage de réchauffeurs agréés (température de sortie ≤42 °C), le respect strict des conditions de stockage et de traçabilité (Safe‑T‑VUE, conteneurs), et l’arrêt immédiat en cas de réaction transfusionnelle avec prise en charge appropriée; une formation régulière et un suivi PI sous responsabilité du directeur médical sont précisés [p. 6][p. 18][p. 22][p. 7][p. 9]. Rappel: ces protocoles militaires étrangers n’emportent aucune modification du cadre de compétence ni de la réglementation en France.

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  • JTS — Prolonged Casualty Care GuidelinesJoint Trauma System (DoD)PDF sur emailPersonnel TCCC (ASM/CLS/CMC/CPP) et soignants de rôle 1 en contexte militaire austère/prolongép. 9, 11, 12, 17, 18, 29, 59

    La PCC adapte la damage control resuscitation (DCR) pour combler le délai vers la prise en charge définitive, avec des objectifs de retour à un état de conscience normal, une PAS cible 100–110 mmHg et la stabilisation des constantes, tout en intégrant la réévaluation MARCH et la prévention de l’hypothermie [p. 17]. Le contrôle hémorragique est itératif: réévaluer garrots et pansements, resserrer/ajouter un garrot ou utiliser des pansements hémostatiques avec méchage si besoin, remplacer tout garrot posé sur l’uniforme par un garrot sur peau, et vérifier la perfusion distale pour éviter un effet de garrot veineux et un syndrome des loges [p. 17][p. 11]. La conversion des garrots est envisagée selon TCCC lorsque le saignement est contrôlable, sans retrait au-delà de 6 heures; vérifier également la contention pelvienne [p. 18][p. 11]. En cas de choc hémorragique, établir un accès IV/IO et initier une réanimation par produits sanguins selon DCoT/TCCC, avec calcium et TXA selon TCCC; réévaluer après chaque unité, viser au minimum un pouls radial palpable ou une amélioration neurologique, puis une PAS >90 jusqu’à 100–110 mmHg, et interrompre les apports une fois un objectif atteint [p. 18][p. 11][p. 12]. Si le choc persiste malgré le contrôle de l’hémorragie, rechercher un saignement résiduel, distinguer hypovolémie et choc réfractaire (échographie si disponible) et traiter les causes non hémorragiques; un vasopresseur peut être envisagé si l’hypotension persiste malgré une réanimation appropriée, selon protocoles/avis [p. 12][p. 18][p. 29]. En contexte MASCAL de PCC, l’allocation des ressources est plus conservatrice, avec possible implication de personnels non médicaux, documentation systématique, inventaire, et communication des besoins d’évacuation/réapprovisionnement (dont sang); des besoins de transfusion/ventilation dans la première heure signalent un patient très consommateur de ressources [p. 9][p. 11][p. 18][p. 59]. Rappel: ces recommandations militaires étrangères ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française.

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  • JTS — Joint En Route Care GuidelinesJTSPDF sur emailpersonnel d’En Route Care (ERC) en contexte militairep. 9, 16, 17, 19

    Le document décrit une prise en charge ERC centrée sur le contrôle de l’hémorragie et une réanimation « damage control » immédiate en cas de choc hémorragique: accès IV/IO multiples, acide tranexamique si <3 h, transfusion précoce de produits sanguins (LTOWB, FWB ou composants en 1:1:1) et apport calcique, avec réévaluations répétées et remplacement des champs saturés pour identifier les saignements persistants [p. 9], [p. 16]. Il met l’accent sur la préparation avant transport (produits sanguins, tubulures, calcium), la poursuite de la réanimation, et une transmission structurée (horodatage et localisation des garrots, gestes hémostatiques, volumes transfusés, TXA et calcium) [p. 9], [p. 16], [p. 17]. La conversion d’un garrot vers un pansement compressif/hémostatique est envisagée si absence de choc, surveillance rapprochée possible, et hors amputation, idéalement avant 2 h; un garrot en place >4 h ne doit pas être déposé sans capacités de surveillance et de prise en charge adaptées [p. 16]. Concernant l’REBOA, un ballon en zone 1 ne doit pas être transporté gonflé; en zone 3, un transport gonflé reste exceptionnel, sur courte distance, avec occlusion <30 minutes (maximum 60 minutes) et sécurisation stricte [p. 9]. La surveillance clinique inclut la perfusion et la diurèse, l’utilisation de cristalloïdes en entretien une fois les objectifs atteints, la stabilisation du bassin par PCD si indiqué, et la réévaluation continue des dispositifs hémostatiques [p. 17]. Le document souligne aussi la vigilance vis-à-vis de l’hypocalcémie sous transfusion et la non‑compatibilité d’administration du calcium et du bicarbonate sur la même ligne IV [p. 19]. Ces recommandations proviennent d’un contexte militaire d’En Route Care et n’emportent aucune modification du cadre de compétence ni de la réglementation française.

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  • JTS — High Bilateral Amputations and Dismounted Complex Blast InjuryJTSPDF sur emailParamedic et médecins (urgentistes, anesthésistes-réanimateurs, chirurgiens traumatologie/orthopédie) en contexte militaire de rôles 2/3p. 4, 5, 6, 7

    La DCR face au choc hémorragique dans les DCBI vise un contrôle hémorragique rapide et une transfusion massive en moins de 40 minutes, avec une approche d’équipe coordonnée, en privilégiant le sang total (LTOWB) ou, à défaut immédiat, une réanimation équilibrée par composants en attendant du sang total frais via une Walking Blood Bank [p. 4]. À l’arrivée, activer sans délai un protocole de transfusion massive en évitant les cristalloïdes, obtenir des voies d’abord fiables et rapides (IO possible mais à ne pas utiliser seul; gros cathéter périphérique ou voie centrale sus-diaphragmatique) et préparer un dispositif de transfusion rapide si pré-alerte; réévaluer/resserrer les garrots à mesure que la pression artérielle remonte et maintenir la chaleur [p. 5][p. 6]. La gestion des voies aériennes est dépriorisée au profit de la circulation: une canule nasopharyngée et l’assistance ventilatoire sont privilégiées pendant la transfusion et le contrôle de l’hémorragie; l’anesthésie/intubation avant réanimation expose à l’effondrement cardiovasculaire [p. 4]. En cas d’arrêt en lien avec l’hémorragie, poursuivre une RCP de qualité tout en posant une voie centrale pour transfuser avant toute thoracotomie de réanimation; intuber après retour d’activité cardiaque et réaliser une échographie thoracique de contrôle [p. 6]. La séquence TAROT structure la prise en charge initiale: T (tourniquets/pelvic binder et évaluation), A (accès de gros calibre), R (réanimer par le sang, protocole de transfusion massive), O (contrôle vasculaire proximal, stabilisation orthopédique, débridement), T (damage control avec shunts/fermeture temporaire et reprogrammation précoce) [p. 5]. Avant le bloc, des adjuvants peuvent aider sans retarder la chirurgie selon la morphologie: tourniquet jonctionnel; REBOA zone 3 avec temps d’occlusion le plus court possible et contrôle de la perfusion distale après dégonflage, avec limites en cas d’accès fémoral compromis; en situation multi-victimes, REBOA et AAJT peuvent faciliter le contrôle hémorragique [p. 6][p. 7]. Ces patients requièrent des volumes transfusionnels massifs et peuvent saturer de petites équipes; l’activation d’une Walking Blood Bank présélectionnée et une planification MASCAL sont souvent nécessaires, en priorisant la victime la plus critique [p. 7]. Rappel: protocole militaire étranger; il ne modifie pas le champ de compétence ni la réglementation française.

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  • JTS — Damage Control Resuscitation in Prolonged Field CareJTSPDF sur emailMédecin et infirmier/paramedic en préhospitalier militaire (Role 1/PFC)p. 3, 4, 6, 8, 9, 12, 21, 22

    Le DCR en contexte de Prolonged Field Care (PFC) vise une reconnaissance et une intervention très précoces face à l’hémorragie menaçante, en priorisant le contrôle externe des saignements et la transfusion rapide pour maintenir la perfusion, tout en limitant les cristalloïdes et en prévenant l’hypothermie/l’acidose [p. 3]. Les signes d’alerte incluent des lésions très évocatrices (amputations proximales, plaies pénétrantes thoraco-abdominales, hémorragies jonctionnelles) et des marqueurs cliniques de choc et de coagulopathie; des examens (FAST, biologie) peuvent aider sans retarder la mise en œuvre du DCR [p. 4]. Le contrôle hémorragique suit les mesures TCCC (garrots de membre, méchage, pansements compressifs/hémostatiques, garrots jonctionnels, ceinture pelvienne) avec, selon les capacités, recours exceptionnel à l’AAJT ou au REBOA par une équipe avancée [p. 4][p. 6]. La réanimation privilégie les produits sanguins — sang total en premier, sinon composants en ratio équilibré — l’administration précoce améliorant la survie; les cristalloïdes ne sont qu’un ultime recours en absence de sang chez un patient en choc [p. 6][p. 21]. Le sang total peut être frais ou conservé (LTOWB); le FDP peut initier la réanimation, et seuls des personnels formés doivent administrer les produits et gérer les réactions transfusionnelles [p. 8]. Les adjuvants incluent l’acide tranexamique administré précocement (dans les 3 heures) et la correction de l’hypocalcémie liée aux pertes et aux produits citratés, en utilisant des voies séparées de celles des produits sanguins [p. 8][p. 9][p. 22]. La surveillance vise à maintenir oxygénation/ventilation adéquates, éviter l’hypotension et suivre les tendances des constantes, du CO2 expiré et de la diurèse; l’évaluation de la réponse privilégie l’amélioration des tendances, avec recours à la téléconsultation ou une prise en charge expectative si les objectifs restent inatteignables [p. 9][p. 12]. Cette CPG militaire TCCC/JTS pour l’environnement Role 1/PFC est structurée en options « minimum/mieux/meilleur » et n’altère pas la réglementation ni le champ de compétence en France [p. 3][p. 21].

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  • TCCC Guidelines — 1er mai 2026CoTCCC / Joint Trauma SystemPDF sur emailSecouristes et soignants militaires en préhospitalier tactique (TCCC)p. 3, 5, 6, 7, 9, 13

    Le document définit le choc hémorragique par une altération de l’état mental en l’absence de lésion cérébrale et/ou un pouls radial faible ou absent, et envisage un démarrage immédiat des efforts de réanimation du choc [p. 3][p. 5][p. 6]. Le contrôle initial des hémorragies comprend l’application d’un ceinturon pelvien en cas de suspicion de fracture du bassin, le marquage des garrots et leur réévaluation/réajustement sur peau nue pour garantir l’hémostase [p. 5][p. 7]. Un abord IV/IO est indiqué en cas de choc ou de risque significatif; l’acide tranexamique est préconisé précocement chez les blessés susceptibles de nécessiter une transfusion ou présentant certaines lésions (amputations majeures, trauma pénétrant du tronc, saignement sévère, TCC significatif ou altération post-blast), dans une fenêtre ne dépassant pas 3 heures [p. 6]. Les produits sanguins sont les fluides de choix, avec priorité au sang total O à faible titre puis aux combinaisons plasma/CGR/plaquettes, et des mesures de prévention de l’hypothermie doivent accompagner la réanimation; hors état de choc, pas de perfusion immédiate et hydratation orale possible si le blessé peut avaler [p. 6]. La transfusion doit être initiée dès que possible après une hémorragie menaçante; un apport de calcium est prévu après la première unité transfusée; en l’absence d’Rh négatif disponible, l’Rh positif est utilisé en contexte de choc; le sang total frais non criblé n’est envisagé que sous direction médicale appropriée par du personnel formé [p. 7]. Les objectifs incluent l’amélioration de l’état mental et une PAS cible d’environ 100 mmHg; chez un blessé avec TCC suspect et pouls radial faible/absent, viser le retour d’un pouls radial normal, la prise en charge du choc hémorragique primant sur celle du TCC (et sur celle des brûlures le cas échéant) [p. 7][p. 9][p. 13]. En cas de choc réfractaire à la réanimation liquidienne, un pneumothorax sous tension non traité est à envisager et à traiter (décompressions à l’aiguille répétées ou thoracostomie digitale/drain au 5e espace intercostal ligne axillaire antérieure) selon les compétences et autorisations [p. 7]. Une réévaluation fréquente est soulignée; en cas de récidive du choc, recontrôler les hémorragies externes et reprendre la réanimation selon ces principes; ces recommandations TCCC relèvent d’un contexte militaire et ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française [p. 7].

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Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.