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CAP RESCUE®
Bilan & voies aériennes · ALS / soins critiques

Intubation et voies aériennes avancées

Intubation, confirmation, cricothyroïdotomie, complications.

Croisement des référentiels · 14 sources

Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus

Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes

Tous les référentiels convergent vers une stratégie d’escalade, privilégiant d’abord les techniques de base (BAVU à deux, PEEP, NIV) et les dispositifs supraglottiques, l’intubation trachéale n’étant envisagée que si les méthodes moins invasives échouent ou sont inadaptées, sauf contextes particuliers (TBI grave, brûlures avec menace d’obstruction) [p. 180] [p. 181] [p. 12] [p. 6]. L’optimisation de la première passe (préoxygénation, positionnement, opérateur expérimenté, VL/bougie, RSI selon le cadre) et la limitation des tentatives (souvent ≤2) sont récurrentes, en basculant rapidement vers des alternatives (SGA, cricothyroïdotomie si CICO) [p. 181] [p. 70] [p. 93] [p. 13] [p. 59]. La confirmation et la surveillance reposent sur la capnographie en onde continue, l’auscultation et la sécurisation rigoureuse du tube avec recontrôle régulier et gestion de la pression du ballonnet (incluant les effets de l’altitude) [p. 181] [p. 11] [p. 94] [p. 215]. Les objectifs ventilatoires retiennent la normoventilation (EtCO2 ~35–45 mmHg) et l’évitement de l’hyperventilation, avec adaptations spécifiques (TBI, RCP, brûlés, pédiatrie/néonat) [p. 183] [p. 29] [p. 9] [p. 160]. En TBI, l’intubation préhospitalière est recommandée par des équipes entraînées (SFAR), mais les cibles EtCO2 diffèrent légèrement entre référentiels (30–35 vs 35–45 mmHg), tous insistant à éviter la hypocapnie sauf engagement imminent [p. 6–7] [p. 234] [p. 4]. Chez les brûlés, plusieurs sources insistent sur une voie aérienne définitive précoce avec TET de gros calibre, fixation non adhésive et réévaluations fréquentes [p. 6] [p. 8] [p. 33]. La sédation-analgésie post-intubation est systématiquement soulignée; les curares ne doivent pas être administrés sans sédation adaptée [p. 14] [p. 73]. Les protocoles étrangers et militaires cités n’emportent aucune modification du champ de compétence ni de la réglementation en France.

  1. 01Reconnaître l’indication d’une voie aérienne avancée

    Consensus Défaillance attendue ou avérée de l’oxygénation/ventilation ou incapacité à protéger les VAS (trauma, brûlures, altération de conscience), avec priorisation des situations menaçantes (TBI, inhalation, anaphylaxie) [p. 181] [p. 13] [p. 12] [p. 6].

    NASEMSO
    Intubation si obstruction potentielle, brûlures d’inhalation, polytrauma, perte des réflexes de protection; privilégier d’abord BAVU/NIV/SGA [p. 181].
    JTS Aeromedical Evac
    Airway avancée si détérioration attendue, SpO2 < 90 %, brûlures étendues, TBI avec dégradation/herniation, insuffisance respiratoire [p. 13].
    JTS En Route Care
    Considérer une RSI en cas de menace d’obstruction (inhalation en espace clos, brûlures face/cou ou >40 % SCT, stridor/anaphylaxie), GCS ≤ 8, oxygénation/ventilation insuffisante [p. 12].
    JTS Burn Care
    Intubation si GCS < 8, brûlures profondes face/cou, signes d’inhalation, ou ≥40 % SCT [p. 6] [p. 7] [p. 33].
    SFAR/ANARLF (TC)
    Intubation trachéale et ventilation mécanique dès la phase préhospitalière par équipes expérimentées [p. 6].
    OMS SEARO (morsures de serpent)
    Airway avancée si arrêt respiratoire imminent, ventilation inadéquate, stridor/obstruction, SpO2 < 90 % malgré O2, acidose respiratoire [p. 150] [p. 115].
    Ontario ALS PCS
    IOT indiquée si besoin d’assistance ventilatoire et inefficacité des autres moyens [p. 93].
    JTS PCC
    En contexte austère, l’emploi plus précoce de techniques de sauvetage peut se justifier selon ressources/expérience [p. 13].

    Écarts Le TBI présente des cibles EtCO2 différentes (SFAR ~30–35 vs JTS/NASEMSO 35–45 mmHg) [p. 6–7] [p. 234] [p. 29]. NASEMSO réserve les voies invasives en bronchospasme aux échecs du BAVU [p. 193].

  2. 02Mesures de base et stratégie d’escalade

    Consensus Commencer par les manœuvres de base, BAVU à deux avec PEEP, NIV si adapté, puis SGA; l’ETI n’est envisagée qu’en cas d’échec/inadéquation des options moins invasives; limiter les tentatives et privilégier l’oxygénation [p. 180] [p. 182] [p. 12] [p. 70].

    NASEMSO
    BAVU à deux avec PEEP et capnographie continue, NIV si détresse, SGA si BAVU insuffisant, ETI si méthodes moins invasives inefficaces/inappropriées [p. 180] [p. 181] [p. 182].
    DBRD
    Libération des VAS, adjuvants, BAVU 100 % O2, SGA 2e génération, puis IOT/VL; PTO ou coniotomie de sauvetage si échec; capnographie/SpO2 en continu [p. 12].
    JTS Mechanical Vent
    Éviter d’initier intubation/ventilation si oxygénation/ventilation adéquates; "resuscitation before intubation" en choc [p. 4] [p. 6].
    JTS Aeromedical Evac
    Escalade: IOT, BIAD (SGA), puis cric; réévaluer après chaque échec [p. 13].
    Ontario ALS PCS
    SGA (PCP/ACP) ≤2 tentatives avec ETCO2 en courbe; IOT (ACP) ≤2 tentatives avec ETCO2 prioritaire [p. 35] [p. 93] [p. 97] [p. 95].
    DGU/AWMF (polytrauma)
    Après >2 tentatives d’IOT, recourir aux techniques alternatives en raison de la hausse des complications [p. 70].
    Sauvetage au combat
    L’oxygénation prime; en échec de laryngoscopie, revenir au BAVU [p. 65].
    OMS SEARO
    Graduation: ventilation au souffle si pas de moyens, BAVU en centre, ventilation invasive à l’hôpital selon critères [p. 115] [p. 154].
  3. 03Préparer et optimiser la première tentative (RSI/OTI)

    Consensus Préoxygénation, positionnement, matériel prêt, opérateur le plus expérimenté; envisager sédation et curarisation selon cadre; utiliser aides (VL, bougie) [p. 181] [p. 61].

    NASEMSO
    Préoxygénation, positionnement, sédatifs/paralytiques selon contexte, aide par bougie/VL [p. 181].
    DGU/AWMF
    RSI recommandée en traumatologie; hypnotique+curare augmente le succès; éviter étomidate; kétamine souvent alternative; entraînement régulier [p. 74] [p. 68].
    JTS Aeromedical Evac
    RSI structurée (7P, SALAD), préoxygénation, prémédication hémodynamique, induction puis curare, oxygénation apnéique, confirmation, sédation d’entretien [p. 14] [p. 116] [p. 154] [p. 156].
    Sauvetage au combat
    RSI obligatoire (blessé estomac plein), hypnotique peu dépressif + myorelaxant dépolarisant; anticiper vasopresseur; préparation BASIC/7P, mandrin/stylet et plans alternatifs (Eschmann, coniotomie) [p. 70] [p. 65] [p. 66] [p. 71].
    SFAR/ANARLF (TC)
    Éviter les agents hypotenseurs; privilégier sédation continue; ventilation contrôlée à pression positive intermittente basse [p. 6].
    JTS Mechanical Vent
    Intubation/ventilation nécessitent une sédation pouvant aggraver l’hypotension [p. 4].
    JTS PCC
    Une cric demande en général moins de sédation qu’une ETT; préparer sédation/monitoring rapproché [p. 15] [p. 37].
    Ontario ALS PCS
    Lidocaïne topique en spray possible si GCS ≥ 4; adjuvants d’intubation autorisés [p. 93] [p. 94].

    Écarts Contre-indications/choix d’agents varient (ex. étomidate à éviter en DGU; Célocurine contre-indiquée si risque d’hyperkaliémie au combat) [p. 74] [p. 71].

  4. 04Réaliser l’OTI et limiter les tentatives

    Consensus Viser le succès de première passe; limiter à 2 tentatives dans plusieurs protocoles; recourir à la VL/bougie; considérer toute IOT en contexte difficile (collier cervical) [p. 61] [p. 93] [p. 9] [p. 150].

    DGU/AWMF
    First pass success, VL et aides dédiées; complications en forte hausse au-delà de 2 tentatives [p. 61] [p. 70].
    Ontario ALS PCS
    ≤2 tentatives; aides autorisées; recontrôle après mouvement [p. 93] [p. 95].
    ERC 2025 (ALS)
    IOT en RCP seulement par opérateurs >95 % de succès en ≤2 tentatives, capnographie en courbe, VL préférée si dispo [p. 9].
    Sauvetage au combat
    Toute IOT anticipée difficile; technique à quatre mains avec retrait de la partie antérieure du collier; en échec, revenir au BAVU [p. 150] [p. 65].
    NASEMSO
    Optimiser la première passe avec bougie/VL [p. 181].
  5. 05Alternatives en cas d’échec (SGA, cricothyroïdotomie)

    Consensus Utiliser un SGA en échec de BAVU/IOT; en CICO, recourir à une cricothyroïdotomie; adapter à l’âge et au contexte [p. 182] [p. 70] [p. 13] [p. 59].

    NASEMSO
    SGA si BAVU insuffisant; ETI si options moins invasives inadaptées [p. 182].
    DGU/AWMF
    Disposer de SGA; alternatives après >2 échecs d’IOT; RSI privilégiée chez le traumatisé [p. 70] [p. 78].
    JTS Aeromedical Evac
    Après 2 échecs, BVM si efficace, sinon cric; BIAD indiqué hors brûlures/anaphylaxie/obstruction/trauma majeur du cou; cric à l’aiguille temporaire <10 ans [p. 13] [p. 191] [p. 193].
    Sauvetage au combat
    CICO: coniotomie chirurgicale « scalpel–mandrin–sonde »; percutanée non enseignée [p. 59] [p. 61].
    Ontario ALS PCS
    SGA ≤2 tentatives avec ETCO2; cric: contre-indications (fracture laryngée, repérage impossible) et confirmation ETCO2 [p. 35] [p. 244].
    OMS SEARO
    Obstruction aiguë non intubable: cricothyroïdotomie; trachéotomie si ventilation prolongée anticipée (prudence en coagulopathie) [p. 115] [p. 147].
  6. 06Confirmer, sécuriser et documenter

    Consensus Capnographie en onde pour confirmer et monitorer; auscultation; fixation solide; contrôle périodique de la position et de la pression de ballonnet; documentation du tube et recontrôles après déplacement [p. 181] [p. 11] [p. 94].

    NASEMSO
    Capnographie en onde avant la première insufflation puis en continu; auscultation/absence de bruits gastriques; fixation sécurisée et suivi régulier [p. 181] [p. 182].
    DGU/AWMF
    Capnographie essentielle; en cas de doute (EtCO2 très bas/hypothermie/défaillance), vérification par VL ou bronchoscopie [p. 79].
    Sauvetage au combat
    Confirmation reposant uniquement sur l’EtCO2 expiré stable [p. 65] [p. 69].
    Ontario ALS PCS
    ETCO2 en courbe prioritaire; à défaut, ≥2–3 méthodes secondaires; recontrôle après tout mouvement [p. 94] [p. 95] [p. 242] [p. 244].
    JTS En Route Care
    Confirmer par auscultation+EtCO2 en courbe; documenter type/taille/profondeur; sécuriser; aspiration/BAVU/PEEP de secours prêts; réévaluer la pression du ballonnet selon l’altitude [p. 11] [p. 6] [p. 12].
    JTS Aeromedical Evac
    Ballonnet entre 20–30 cmH2O en altitude; prévoir sédation/analgésie post-intubation [p. 215] [p. 17].
    JTS PCC
    Gonflage approprié des dispositifs à ballonnet avec contrôle régulier, idéalement à 20 mmHg [p. 14].
    DBRD
    Mesure du cuff après pose et manipulations (ETT ≤30 cmH2O; SGA ≤60); capnographie recommandée pour confirmer, y compris en RCP [p. 94].
    JTS Burn Care
    Fixation non adhésive (liens), réévaluations fréquentes (jusqu’à horaire) de la position avec l’œdème; éviter de comprimer la tubulure du ballonnet [p. 8] [p. 13] [p. 16] [p. 33].
  7. 07Ventiler et fixer des objectifs

    Consensus Éviter l’hyperventilation; viser une EtCO2 de l’ordre de 35–45 mmHg et une SpO2 ≥94–95 % selon contexte; volumes/pressions minimaux nécessaires au soulèvement thoracique; PEEP en routine avec prudence en hypotension [p. 180] [p. 29] [p. 5] [p. 62].

    NASEMSO
    Insufflation minimale au BAVU, éviter la surventilation; EtCO2 35–40 mmHg (adaptations spécifiques possibles) [p. 180] [p. 183].
    Ontario ALS PCS
    Titrer l’O2 à 94–98 %; éviter l’hyperventilation; viser ETCO2 30–40 mmHg si dispo [p. 62] [p. 130].
    ERC 2025 (ALS)
    Après SGA/tube, ventiler à 10/min; en ventilation mécanique pendant RCP: VC 6–8 mL/kg, FiO2 max, f=10/min, PEEP 0–5 cmH2O [p. 9].
    JTS Mechanical Vent
    Réglages initiaux poids idéal: AC/VC, VT 4–6 mL/kg, VE 4–8 L/min, PEEP ≥5, FiO2 100 % puis ↓ vers 40 %; capnographie continue [p. 5] [p. 6].
    JTS En Route Care
    Surveillance EtCO2 35–45 mmHg; prudence: EtCO2 basse peu fiable en hypoperfusion; les colorimétriques ne conviennent pas au monitoring continu [p. 13] [p. 14].
    JTS PCC
    Cibles: SpO2 ≥92 % (routine); en TBI SpO2 >94 % (<99 %) et EtCO2 35–40; hyperventilation brève possible si engagement imminent [p. 15] [p. 28] [p. 29].
    JTS TBI Prolonged
    PEEP 5 cmH2O (jusqu’à 15 si besoin avec surveillance); EtCO2 35–45; éviter l’hyperventilation sauf brève si engagement [p. 6] [p. 20] [p. 4] [p. 7].
    NASEMSO (néonat)
    BAVU 40–60/min à l’air ambiant selon critères; considérer ETI/SGA si inefficace; si FC <60, ventilations efficaces, compressions 3:1 et considérer ETI/SGA [p. 160].

    Écarts Cibles EtCO2 en TBI: SFAR propose ~30–35 mmHg, alors que NASEMSO/JTS recommandent 35–45 ou 35–40 mmHg [p. 6–7] [p. 234] [p. 29] [p. 28].

  8. 08Surveiller en continu et dépanner

    Consensus Surveillance continue SpO2/EtCO2; dépannages selon D.O.P.E./D.O.O.P.E.; aspiration et humidification; gérer les surpressions (pneumothorax/auto-PEEP) et les déplacements [p. 11] [p. 7–10] [p. 97].

    JTS En Route Care
    Si désaturation/détresse: déconnecter, ventiler au BAVU (PEEP si possible), dépanner via DOPE; prévoir sédation/antalgie; pas de curare sans sédation [p. 11] [p. 15] [p. 14].
    JTS Mechanical Vent
    Dépannage DOPE; penser pneumothorax, auto-PEEP, dyssynchronie; recourir à la capnographie [p. 7–10].
    Sauvetage au combat
    Surveillance continue (SpO2, EtCO2) et gestion des dégradations selon DOOPE; préparer l’entretien de la sédation; curariser après confirmation capno [p. 97] [p. 68] [p. 73].
    JTS PCC
    Aspiration oropharyngée/en ligne et HME en entretien; contrôle régulier des ballonnets [p. 14].
    DBRD
    Aspiration avec préoxygénation, technique stérile; éviter la voie nasale si TCC/trauma facial; ne pas aspirer via SGA; EPI; contrôle de position après [p. 97].
    DGU/AWMF
    Malpositions œsophagiennes non reconnues: capnographie essentielle; si doute, VL/bronchoscopie [p. 79].
  9. 09Contextes particuliers

    Consensus Adapter l’indication, la technique et les cibles (TBI, brûlés, pédiatrie/néonat, bronchospasme, trachéotomie, RCP, envenimation) selon les référentiels spécifiques [p. 6] [p. 33] [p. 63] [p. 193] [p. 13] [p. 9] [p. 150].

    SFAR/ANARLF + JTS/NASEMSO (TBI)
    Intubation préhospitalière par équipes expérimentées (SFAR), normoventilation et capnographie continue; éviter l’hyperventilation sauf engagement; cibles EtCO2 variables (30–35 vs 35–45) [p. 6–7] [p. 29] [p. 234].
    JTS Burn Care + JTS En Route + NASEMSO
    Airway prioritaire, indications précises d’IOT, TET large (≥8), fixation non adhésive et réévaluations fréquentes; RSI si menace d’obstruction [p. 6–8] [p. 33] [p. 12].
    NASEMSO + DBRD + JTS Aeromed (pédiatrie/néonat)
    Priorité au BAVU/NIV, SGA raisonnables; bénéfice de l’ETI préhospitalière incertain; tubes cuffés et méthode de taille; cric à l’aiguille <10 ans temporisateur; néonat: BAVU 40–60/min et escalade selon critères [p. 181] [p. 183] [p. 193] [p. 160] [p. 63].
    NASEMSO (bronchospasme)
    Éviter l’airway invasif sauf échec du BAVU (risque d’air trapping) [p. 193].
    DBRD (trachéotomie)
    Oxygénation/ventilation via trachéostome en priorité, réinsertion/changement si besoin; monitorage SpO2/EtCO2 [p. 13] [p. 92].
    ERC 2025 (RCP)
    Gestion par étapes; 10/min après SGA/tube; capnographie en courbe pour exclusion d’IOT œsophagienne et suivi de la qualité/ROSC [p. 9] [p. 11] [p. 12].
    OMS SEARO (envenimation)
    Maintien des VAS et ventilation jusqu’à récupération; indications d’ETI/SGA/cric; SGA moins protecteur; sédation, aspiration, humidification, OG préférée si coagulopathie [p. 147] [p. 150] [p. 115] [p. 155].

    Écarts Cibles EtCO2 en TBI non homogènes [p. 6–7] [p. 29] [p. 234]. Techniques chirurgicales (cric) et priorités brûlés diffèrent selon milieux (opérationnel vs civil) [p. 59] [p. 33].

  10. 10Transmettre et organiser le transport

    Consensus Documenter type/taille/profondeur du tube, confirmation (EtCO2), réglages ventilatoires; sécuriser l’airway et recontrôler après tout mouvement; anticiper les effets de l’altitude sur les dispositifs pneumatiques [p. 11] [p. 7] [p. 95] [p. 6].

    JTS En Route Care
    Hand-off: confirmation de placement, EtCO2 et réglages; aspiration/BAVU/PEEP prêts; réévaluer les dispositifs à la montée/descente; ajuster pression du ballonnet [p. 12] [p. 11] [p. 6].
    JTS Aeromedical Evac
    Sécuriser/documenter le tube; aligner initialement les réglages du ventilateur; s’assurer de la sédation/analgésie [p. 17].
    Ontario ALS PCS
    Recontrôle de la position après tout mouvement pour IOT/INT/SGA/cric [p. 95] [p. 242] [p. 244].
    JTS Burn Care
    Disposer d’une voie aérienne définitive avant transfert si critères d’intubation remplis [p. 19].

Techniques et gestes

  • BAVU à deux intervenants avec PEEP
    NASEMSO · JTS En Route Care · JTS Mechanical Vent · JTS TBI Prolonged · JTS PCC

    Technique de ventilation de base préconisée en première intention, avec valve PEEP si disponible et capnographie lorsque possible [p. 180] [p. 11] [p. 35] [p. 6] [p. 14].

  • Ventilation non invasive (NIV)
    NASEMSO · DBRD

    Option avant les voies invasives en détresse respiratoire, avec monitorage continu et contre-indications précisées selon contexte [p. 180] [p. 44].

  • Dispositif supraglottique de 2e génération
    NASEMSO · DBRD · Ontario ALS PCS · OMS SEARO · JTS Aeromedical Evac · JTS PCC · ERC 2025

    Aide de secours simple à mettre en place, utile en échec de BAVU/IOT; moins protectrice contre l’aspiration; confirmation et monitoring par capnographie [p. 182] [p. 12] [p. 35] [p. 150] [p. 191] [p. 14] [p. 9].

  • Intubation orotrachéale (séquence rapide)
    NASEMSO · DGU/AWMF · JTS Aeromedical Evac · Sauvetage au combat · SFAR/ANARLF · JTS Burn Care · ERC 2025

    Procédure de référence si méthodes moins invasives échouent ou contexte spécifique; préparation structurée (préoxygénation, positionnement, sédation/curare selon cadre), VL/bougie recommandées [p. 181] [p. 61] [p. 14] [p. 65] [p. 6] [p. 8] [p. 9].

  • Vidéolaryngoscopie (VL)
    NASEMSO · DGU/AWMF · ERC 2025 · JTS Mechanical Vent

    Aide à l’optimisation de la première passe et à la vérification visuelle en cas de doute; préférée si disponible en RCP [p. 181] [p. 61] [p. 9] [p. 35].

  • Bougie/mandrin d’Eschmann
    NASEMSO · Sauvetage au combat · DGU/AWMF

    Aide d’intubation pour augmenter le taux de succès de première passe, à intégrer dans les plans alternatifs [p. 181] [p. 66] [p. 61].

  • Technique SALAD
    JTS Aeromedical Evac

    Aspiration agressive et dégagement des VAS pendant la RSI pour limiter l’aspiration et améliorer la visualisation [p. 14].

  • Checklist 7P / BASIC
    JTS Aeromedical Evac · Sauvetage au combat

    Outils de préparation structurée de la RSI pour optimiser sécurité et succès [p. 14] [p. 65].

  • Cricothyroïdotomie chirurgicale « scalpel–mandrin–sonde »
    Sauvetage au combat · JTS Aeromedical Evac · OMS SEARO · Ontario ALS PCS · JTS PCC

    Geste de sauvetage en CICO; technique privilégiée au combat; confirmation et monitorage par capnographie, contrôle du ballonnet recommandé [p. 59] [p. 13] [p. 115] [p. 244] [p. 14].

  • Cricothyroïdotomie à l’aiguille (enfant <10 ans)
    JTS Aeromedical Evac

    Mesure d’oxygénation temporisée avec source pressurisée et adaptateur, en attendant une voie définitive [p. 193].

  • Confirmation par capnographie en courbe (EtCO2)
    NASEMSO · DGU/AWMF · Sauvetage au combat · Ontario ALS PCS · JTS En Route Care · DBRD · ERC 2025 · JTS Burn Care

    Standard pour confirmer et surveiller une voie aérienne avancée; à coupler à l’auscultation et à répéter après tout mouvement [p. 181] [p. 79] [p. 69] [p. 94] [p. 11] [p. 94] [p. 9] [p. 33].

  • Gestion de la pression du ballonnet (manomètre)
    JTS En Route Care · JTS Aeromedical Evac · JTS PCC · DBRD

    Mesure et ajustement réguliers, incluant les variations d’altitude; cibles précisées selon référentiel et type de dispositif [p. 6] [p. 215] [p. 14] [p. 94].

  • Fixation non adhésive du TET (liens)
    JTS Burn Care

    Fixation par liens (coton ombilical) chez le brûlé, avec prévention des points de pression et réévaluations fréquentes [p. 8] [p. 16] [p. 33].

  • Algorithme DOPE/DOOPE
    JTS En Route Care · JTS Mechanical Vent · Sauvetage au combat

    Dépannage systématique d’une dégradation ventilatoire (Déplacement, Obstruction, Pression/Pneumothorax, Équipement; + Oxygène) [p. 15] [p. 7–10] [p. 97].

  • Oxygénation apnéique
    JTS Aeromedical Evac

    Mesure additionnelle pendant la RSI pour prolonger la durée de sécurité hypoxique [p. 14].

  • Sédation d’entretien post-intubation
    JTS Aeromedical Evac · JTS En Route Care · Sauvetage au combat · OMS SEARO · SFAR/ANARLF · JTS PCC

    Sédation et analgésie devant être anticipées et maintenues; les curares ne procurent pas d’analgésie et ne doivent pas être utilisés sans sédation [p. 14] [p. 14] [p. 73] [p. 155] [p. 6] [p. 37].

  • IOT à 4 mains avec retrait de la partie antérieure du collier cervical
    Sauvetage au combat

    Technique pour limiter les difficultés d’IOT liées à l’immobilisation cervicale [p. 150].

  • Intubation nasotrachéale (directive auxiliaire)
    Ontario ALS PCS

    Option chez les patients ≥8 ans respirant spontanément, avec adjuvants locaux et contre-indications spécifiques; ≤2 tentatives et confirmation par ETCO2 [p. 240] [p. 241] [p. 242].

  • Aspiration oropharyngée/en ligne et HME
    JTS PCC · DBRD · JTS Aeromedical Evac

    Prévenir/traiter les obstructions et maintenir l’humidification/filtration; respecter les précautions et recontrôler les dispositifs [p. 14] [p. 97] [p. 14].

  • Sonde NG/OG de décompression
    JTS En Route Care · JTS Burn Care · OMS SEARO

    Décompression et prophylaxie gastrique après intubation; OG préférée si coagulopathie [p. 12] [p. 13] [p. 33] [p. 155].

Points de vigilance

  • Capnographie en onde continue indispensable pour confirmer/monitorer; prudence: EtCO2 basse peu fiable en état de choc, les colorimétriques ne conviennent pas au monitoring continu [p. 13] [p. 14] [p. 79].
  • Limiter les tentatives d’IOT (souvent ≤2) et revenir au BAVU/SGA, avec recours rapide à une cric en CICO [p. 70] [p. 93] [p. 13] [p. 59].
  • Éviter l’hyperventilation; viser la normocapnie, avec seules exceptions transitoires en cas de signes d’engagement [p. 183] [p. 29].
  • Anticiper l’instabilité hémodynamique liée à l’induction; « resuscitation before intubation » en choc hémorragique [p. 4] [p. 6].
  • Chez le brûlé, l’œdème évolutif expose aux déplacements de tube: fixation adaptée et réévaluations fréquentes [p. 8] [p. 16] [p. 33].
  • Pédiatrie/néonat: priorité au BAVU/NIV/SGA, tailles de tube adaptées; la cric à l’aiguille <10 ans n’est que temporisée [p. 181] [p. 183] [p. 193] [p. 160].
  • Ces protocoles étrangers/militaires ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation françaises.

Limites de la comparaison

Sources hétérogènes (civiles, militaires, internationales) destinées à des publics et cadres réglementaires différents; certaines recommandations (agents d’induction/curarisation, contre-indications) varient selon référentiel et ne préjugent pas des compétences légales en France [p. 74] [p. 71]. Les cibles EtCO2 en TBI divergent (30–35 vs 35–45 mmHg) [p. 6–7] [p. 29] [p. 234]. Les extraits ne détaillent pas de posologies ni l’intégralité des protocoles d’analgésie-sédation, des critères de sevrage ou des scores d’évaluation de l’intubation difficile. Les réglages ventilatoires fournis sont génériques et contextualisés au transport/austère; leur transposition nécessite un environnement et un monitorage adaptés. Enfin, ce croisement n’intègre pas de mises à jour au-delà des pages citées.

Ce que dit chaque référentiel

Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.

  • JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailparamedic / équipes d’évacuation médicale (soins critiques)p. 13, 14, 17, 29, 81, 116, 154, 156…

    Le document définit les indications d’une voie aérienne avancée (détérioration attendue, SpO2 < 90 %, brûlures étendues, TBI avec baisse de conscience/herniation, insuffisance respiratoire) et propose une escalade: intubation orotrachéale, dispositif supraglottique (BIAD), puis cricothyroïdotomie, avec surveillance continue de l’ETCO2, de la SpO2 et des paramètres ventilatoires [p. 13]. Après un premier échec, il faut réévaluer et reprendre le protocole; après deux échecs, poursuivre au BVM si ventilation efficace, sinon réaliser une cricothyroïdotomie [p. 13]. Le module RSI décrit indications/contre-indications, préparation (7P, SALAD, matériel/monitoring), préoxygénation, positionnement, prémédication hémodynamique, induction sédative suivie de la curarisation, oxygénation apnéique, confirmation capnographique et sédation d’entretien; des fiches dédiées précisent les agents d’induction (ex. etomidate) et les curares (ex. rocuronium, succinylcholine) avec contre-indications majeures et rappelent l’absence d’analgésie des curares [p. 14][p. 116][p. 154][p. 156]. Le BIAD est indiqué hors brûlures/anaphylaxie/obstruction et traumatismes majeurs du cou, se confirme par capnographie, mais ne protège pas totalement de l’aspiration [p. 191]. Chez l’enfant < 10 ans, la cricothyroïdotomie à l’aiguille est une mesure d’oxygénation temporisée, réalisable avec une source d’O2/air pressurisée et un adaptateur dédié, pour une durée limitée avant une voie définitive [p. 193]. En post-intubation et transfert, le texte insiste sur la sécurisation/documentation du tube, l’alignement initial des réglages du ventilateur, la vérification des gaz (dont ETCO2) et la disponibilité de sédation/analgésie; en altitude, une pression de ballonnet d’ETT entre 20–30 cmH2O est recommandée [p. 17][p. 215]. En TBI, les cibles sont SpO2 > 95 % et ETCO2 35–45 mmHg (normoventilation), avec faible seuil pour RSI en cas de dégradation, en évitant l’hyperventilation; des préférences sont précisées pour sédation et paralysie [p. 29]. Le document comporte aussi un chapitre dédié aux chiens militaires (MWD) couvrant intubation, trachéostomie et ventilation assistée, avec confirmation par capnométrie; en tout état de cause, ce protocole militaire étranger ne modifie pas le cadre réglementaire ni le champ de compétence en France [p. 81].

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  • JTS — Joint En Route Care GuidelinesJTSPDF sur emailPersonnel d’évacuation en environnement militaire (TCCC/équipes ERC): infirmier(ère), paramedic, médecinp. 6, 7, 11, 12, 13, 14, 15, 46…

    Le document insiste, en transport, sur la vérification continue d’une voie aérienne avancée: confirmer le placement par auscultation et capnographie avec courbe EtCO2, documenter type/taille/profondeur du tube, sécuriser l’airway, et garder aspiration, BVM avec PEEP et voie de secours immédiatement disponibles [p. 11]. La pression du ballonnet doit être évaluée régulièrement (avec manomètre si possible) et réajustée selon l’altitude; il est recommandé de réévaluer les dispositifs pneumatiques lors des phases de montée et de descente [p. 6] [p. 11] [p. 12]. En cas de menace d’obstruction, le texte propose de considérer une intubation en séquence rapide (RSI) pour des situations telles que brûlures inhalation en espace clos, brûlures face/cou ou >40% SCT, stridor/détresse, anaphylaxie/angioedème menaçant, traumatisme avec GCS ≤ 8, oxygénation/ventilation insuffisante malgré manœuvres standard, ou incapacité à protéger les voies aériennes (traumatisme facial, hémoptysie) [p. 12]. La surveillance EtCO2 est préconisée (plage 35–45 mmHg), avec alerte sur les baisses brutales liées au choc, au déplacement, à l’obstruction, au pneumothorax ou à une défaillance matérielle; les dispositifs colorimétriques ne doivent pas servir au monitoring continu, et une EtCO2 basse est peu fiable en hypoperfusion; des annexes détaillent les tracés et les causes de hypo/hypercapnie [p. 13] [p. 14] [p. 46] [p. 48]. Si un patient ventilé désature ou présente une détresse, déconnecter du ventilateur, ventiler manuellement au BVM (PEEP si disponible) et dépanner selon l’algorithme DOPE (déplacement, obstruction, pression/pneumothorax, équipement) [p. 11] [p. 15]. Mesures associées: poser et sécuriser une sonde NG/OG avec vérification, obtenir des bruits pulmonaires avant l’embarquement, positionner le matériel pour surveiller les paramètres ventilatoires, et transmettre en hand-off la confirmation de placement, l’EtCO2 et les réglages ventilatoires [p. 12] [p. 13] [p. 7]. Une sédation et une antalgie appropriées sont à prévoir; les curares ne doivent pas être administrés sans sédation adéquate [p. 14]. Ces recommandations provenant d’un protocole militaire étranger ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Mechanical Ventilation BasicsJTSPDF sur emailparamedic et personnel préhospitalier/transport non spécialistes en soins critiques (contexte opérationnel)p. 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11…

    Le document insiste sur le fait que l’intubation et la ventilation mécanique en contexte austère sont exigeantes et à risque, et qu’elles ne devraient pas être initiées en préhospitalier si le patient maintient une voie aérienne efficace avec oxygénation/ventilation adéquates; une voie aérienne définitive est requise pour ventiler et une sédation est nécessaire, pouvant aggraver l’hypotension [p. 4]. Les indications reposent sur l’incapacité à oxygéner, ventiler ou protéger la voie aérienne, après identification/prise en charge de la cause (hémorragie, pneumothorax), avec le principe « resuscitation before intubation » en choc hémorragique; un patient apnéique avec circulation et voie aérienne ouverte nécessite une ventilation assistée au BAVU [p. 6; p. 4]. Les réglages initiaux proposés (poids idéal) incluent Volume Assist/Control, VT 4–6 mL/kg, fréquence pour VE 4–8 L/min, PEEP ≥5 cmH2O (prudence si hypotension), FiO2 100% puis baisse rapide vers 40% selon gaz du sang/SpO2, et I:E 1:2; la capnographie continue est le standard avec voie aérienne invasive, notamment en TBI [p. 5]. La surveillance combine SpO2 et EtCO2 (cible 35–45 mmHg), en gardant à l’esprit que l’EtCO2 peut diverger de la PaCO2 en cas d’atteinte pulmonaire; les gaz du sang artériels restent la référence pour ajuster la ventilation lorsqu’ils sont disponibles [p. 6; p. 15]. En cas de dégradation ou d’alarme, le dépannage suit l’algorithme D.O.P.E. avec recours à la capnographie; penser aux surpressions (pneumothorax, auto-PEEP) et à la dyssynchronie, et appliquer les mesures associées (déconnexion brève pour dépiégeage, aspiration, correction des fuites, ajustements) [p. 7–10; p. 8]. Le matériel clé recouvre ventilateur de terrain, circuits, filtres/HME, ETT, dispositifs supraglottiques, laryngoscopes (dont vidéo), bougie/stylet, aspiration, BAVU, manomètre de ballonnet et capnographie [p. 35]. Ce guide s’inscrit dans un cadre opérationnel JTS/USAF et ne modifie pas la réglementation ni le champ de compétence en France [p. 4; p. 11].

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  • JTS — Prolonged Casualty Care GuidelinesJoint Trauma System (DoD)PDF sur emailSecouristes militaires TCCC et soignants formés au PCC (paramedics/infirmiers/médecins) en environnement austèrep. 13, 14, 15, 28, 29, 37, 48, 50

    Le document souligne que la détresse/compromission des voies aériennes est une cause majeure de décès potentiellement évitable en contexte austère, où l’expérience, l’oxygène, l’équipement et les médicaments sont limités, justifiant parfois l’emploi plus précoce de techniques « de sauvetage » [p. 13]. La prise en charge s’appuie d’abord sur les mesures de base TCCC (positionnement, NPA, ventilation au BAVU avec valve PEEP) avec réévaluation systématique, et une surveillance de l’efficacité par SpO2 et ETCO2 [p. 13][p. 14][p. 15]. Les dispositifs à ballonnet (intubation, cricothyrotomie, LMA gonflable) doivent avoir un gonflage approprié avec contrôle régulier, idéalement au manomètre à une cible de 20 mmHg; l’aspiration oropharyngée et en ligne et l’HME sont recommandées en entretien [p. 14]. Cibles ventilatoires: SpO2 ≥92% en routine, ETCO2 35–45 mmHg; en TBI, viser SpO2 >94% (<99%) avec ETCO2 35–40, et n’autoriser une hyperventilation brève (ETCO2 20–30) qu’en cas d’engagement imminent, à titre transitoire [p. 15][p. 28][p. 29]. Pour une voie aérienne définitive, le texte indique d’envisager la cricothyrotomie (moins de besoins en sédation/antalgiques) et d’intuber en l’absence de réflexe nauséeux chez un blessé récupérable (notamment TBI); la ventilation mécanique et la sédation prolongée exigent des opérateurs spécifiquement formés et une surveillance rapprochée, idéalement avec capnographie continue [p. 15][p. 37]. Situations particulières brûlés: surveiller agressivement l’atteinte inhalatoire et considérer une voie aérienne chirurgicale précoce; les indications d’intubation comprennent coma, inhalation symptomatique, brûlures faciales profondes et >40% SCT, avec ETT de gros calibre (≥8), capnographie, fixation par liens et réévaluations fréquentes face à l’œdème [p. 48][p. 50]. Enfin, le niveau de sédation doit être contrôlé régulièrement et adapté aux besoins, en priorisant la sécurité physiologique et la capacité de monitorage disponible; ces recommandations issues d’un protocole militaire étranger ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation française [p. 13][p. 37].

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  • JTS — Burn CareJTSPDF sur emailmédecins et paramedics militaires (préhospitalier et hospitalier)p. 6, 7, 8, 13, 16, 19, 33, 44

    Le CPG JTS souligne que, chez les brûlés, les voies aériennes sont prioritaires: une intubation est indiquée en cas de GCS < 8, de brûlures profondes de la face/du cou, de signes/symptômes d’inhalation, ou de brûlures ≥ 40 % de la surface corporelle totale (TBSA) [p. 6, 7, 33]. Il précise qu’une intubation immédiate peut ne pas être nécessaire chez les brûlés moins sévères, laissant le temps de compléter l’examen primaire et de préparer une intubation contrôlée [p. 7]. Le document recommande un tube endotrachéal (TET) de gros calibre, taille 8 adulte ou plus, car les dispositifs supraglottiques (ex. masque laryngé) peuvent être inefficaces en raison de l’œdème; un TET large facilite ensuite la bronchoscopie et limite le risque d’obstruction par des sécrétions/débris [p. 8, 33]. Pour la sécurisation, il préconise des liens en coton ombilical (ou un fil d’acier autour d’une prémolaire en cas de transport prolongé), d’éviter les adhésifs, de réévaluer fréquemment (jusqu’à horairement) la position du TET avec les variations d’œdème, et d’éviter de comprimer la tubulure du ballonnet; la prévention des points de pression des liens sur le visage/les oreilles est également mentionnée [p. 8, 13, 16, 33]. Chez les patients intubés, la mise en place d’une sonde oro/nasogastrique pour la décompression et une prophylaxie gastrique sont indiquées, avec monitorage par capnographie des patients intubés [p. 13, 33, 44]. Le CPG précise que les patients répondant aux critères ci-dessus devraient disposer d’une voie aérienne définitive avant un transfert inter-établissements [p. 19]. Le matériel cité comprend laryngoscope et vidéolaryngoscope, ventilateur, oxygène, capnographie et TET taille 8 ou plus, ainsi que des moyens de fixation non adhésifs [p. 44]. Ce protocole militaire étranger n’emporte aucune modification du champ de compétence ni de la réglementation française.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Traumatic Brain Injury Management in Prolonged Field CareJTSPDF sur emailprofessionnels de santé en contexte austère (militaire), notamment paramedics/équivalents et médecins [p. 1]p. 1, 4, 6, 7, 19, 20

    Le CPG précise, en milieu austère, l’objectif de sécuriser la voie aérienne et d’éviter hypoxie, hypocapnie et hypercapnie, avec recours à une voie aérienne avancée si GCS ≤8 ou en cas de traumatisme facial compromettant l’airway; le choix (cricothyroïdotomie, ETT ou dispositif supraglottique) doit privilégier la technique la mieux maîtrisée par l’opérateur [p. 6]. Les niveaux vont du minimum (canule nasopharyngée et BAVU avec PEEP et oxygène; SpO2 >93%) à l’optimal (cric/ETT avec sédation continue, oxygène et ventilateur) avec des cibles SpO2 >95% chez les patients ventilés et EtCO2 35–45 mmHg; un gaz du sang artériel peut être corrélé à l’EtCO2 après intubation si disponible [p. 6][p. 20]. Une PEEP de 5 cmH2O est recommandée en routine, pouvant être augmentée jusqu’à 15 cmH2O si nécessaire en surveillant le risque d’hypotension et d’élévation de la PIC [p. 6][p. 20]. L’EtCO2 doit être surveillé en continu lorsque la voie aérienne est avancée; il faut éviter l’hyperventilation (<35 mmHg) sauf suspicion d’engagement cérébral imminent, auquel cas elle doit rester brève (≤20 minutes) avec réévaluation clinique et, si possible, télé-expertise [p. 4][p. 6][p. 7]. L’optimisation de la première passe (préoxygénation, opérateur le plus expérimenté, technique familière) est soulignée; une cricothyroïdotomie requiert en général moins de sédation qu’une ETT [p. 6]. L’équipement clé comprend capnomètre/capnographe, BAVU avec valve PEEP, source d’oxygène/concentrateur, laryngoscope/glidescope, dispositifs supraglottiques et ventilateur portable; un monitoring continu est recommandé lorsqu’il est disponible [p. 19][p. 6][p. 4]. La décision de poser une voie aérienne avancée doit aussi tenir compte du délai d’évacuation et de la possibilité d’un maintien manuel, avec téléconsultation si possible [p. 6]. Ce protocole militaire étranger ne modifie pas le cadre réglementaire ni le champ de compétences en France.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

Autres référentiels qui traitent le sujet

Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.

Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.