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CAP RESCUE®
Environnement & montagne · BLS → ALS

Hypothermie et arrêt cardiaque hypothermique

Stadification, réchauffement, RCP, transport vers ECLS.

Croisement des référentiels · 4 sources

Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus

Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes

Tous les référentiels s’accordent sur la spécificité de l’arrêt cardiaque en hypothermie: recherche de signes vitaux prolongée, RCP de qualité et réchauffement rapide, avec orientation vers un centre ECLS/ECMO dès que possible [NASEMSO p. 330][ERC p. 8][PSE p. 296]. La mesure d’une température centrale basse-lecture et une manipulation douce en position horizontale, avec prévention des pertes thermiques, font consensus [ERC p. 6][PSE p. 296][NASEMSO p. 327]. Les stratégies de défibrillation et de médicaments divergent sous 30 °C, mais la tendance est à limiter/différer chocs et drogues jusqu’au réchauffement, puis à reprendre les protocoles standards au‑delà de 30–35 °C [ERC p. 8][NASEMSO p. 330–331][PSE p. 296][JTS p. 8]. En noyade, les rythmes non chocables dominent et le DAE a un rôle limité, sans interrompre compressions et ventilations [JTS p. 7][JTS p. 2]. Des survies neurologiquement favorables restent possibles après longues réanimations si l’hypothermie précède l’hypoxie; ne pas conclure au décès avant réchauffement, hors signes fatals évidents [ERC p. 22][NASEMSO p. 331][NASEMSO p. 329]. L’ERC promeut le transfert direct vers l’ECPR et l’usage hospitalier du score HOPE (non validé chez l’enfant) quand l’accès ECLS est retardé, avec options de réchauffement non‑ECLS en attendant [ERC p. 8–9][ERC p. 23]. Des adaptations spécifiques existent en avalanche (tri AvaLife) et en noyade; ces référentiels internationaux ou militaires ne modifient pas le cadre réglementaire ni le champ de compétence en France [ERC p. 10][ERC p. 36][JTS p. 2].

  1. 01Reconnaître

    Consensus Hypothermie accidentelle si T° centrale < 35 °C; signes vitaux minimes possibles; vérifier signes/pouls jusqu’à 1 minute; mesurer une T° centrale avec thermomètre basse lecture quand disponible.

    PSE 2026
    Définition <35 °C, classification, mesure systématique de la T°, pouls/ventilation peu perceptibles; recherche de signes de vie ≥1 min; spécificités avalanche (≈3 °C/h) et foudroiement [p. 294–296][p. 101][p. 319][p. 321].
    ERC 2025
    Définition <35 °C; chez l’inconscient, vérifier les signes de vie ≤1 min; mesurer T° centrale avec basse lecture; utiliser la Swiss Staging révisée si pas de mesure; bradycardie <45/min = haut risque d’ACR hypothermique [p. 20][p. 6][p. 23][p. 2].
    NASEMSO
    Chez l’hypothermique modéré/sévère, vérifier le pouls jusqu’à 60 s; suspicion d’hypothermie à intégrer avant décisions d’arrêt [p. 327][p. 137].
    JTS Noyade
    En hypothermie: ondes d’Osborn possibles; immersion eau froide: incapacitation rapide et dysrythmies létales possibles; en ACR de noyade, asystolie/AESP dominent [p. 13][p. 19][p. 24][p. 7].

    Écarts Seul l’ERC introduit la bradycardie <45/min comme critère de haut risque [p. 2]. Le contexte noyade (JTS) spécifie des rythmes majoritairement non chocables [p. 7].

  2. 02Protéger

    Consensus Mettre à l’abri, éviter les pertes de chaleur (conduction, convection, rayonnement, évaporation), retirer les vêtements humides; mobilisation douce pour éviter les arythmies/ACR.

    PSE 2026
    Mise à l’abri, prévention des déperditions, retrait des vêtements humides; mobilisation très prudente, grande sensibilité aux mobilisations en hypothermie sévère [p. 296][p. 126][p. 294].
    NASEMSO
    Manipuler avec douceur en position horizontale; éviter l’hyperventilation [p. 327–329].
    ERC 2025
    Créer un environnement chaud comme base du réchauffement non‑ECLS [p. 9].
    JTS Noyade
    Isoler et débuter un réchauffement adapté à la sévérité (voir étapes de réchauffement) [p. 8][p. 16].

    Écarts Le rappel d’éviter l’hyperventilation est explicite chez NASEMSO [p. 327].

  3. 03Installer

    Consensus Position horizontale, minimisation des pertes thermiques, préparation d’un environnement/transport chauffé.

    NASEMSO
    Position horizontale, manipulation douce; chauffer le compartiment de transport; oxygène tiède/humidifié si nécessaire [p. 327–329].
    PSE 2026
    Utiliser couvertures, isolants et dispositifs chauffants [p. 297].
    ERC 2025
    Recours aux dispositifs chauffants dans les options non‑ECLS [p. 9][p. 21].
  4. 04Alerter / Orienter

    Consensus Orientation rapide vers un établissement capable de réchauffement avancé; avis médical en hypothermie modérée/sévère; envisager ECMO/ECPR pour ACR/hypothermie instable.

    ERC 2025
    Transfert direct des patients à risque d’ACR et des ACR vers un centre d’ECPR (VA‑ECMO idéalement); si délai raisonnable (≈6 h) non atteignable, réchauffement non‑ECLS en attendant; prognostication hospitalière avec score HOPE (non validé chez l’enfant) [p. 8–9][p. 23].
    NASEMSO
    Envisager un transfert vers un centre pouvant offrir ECMO/CEC si faisable [p. 327–329].
    PSE 2026
    Évacuation rapide avec avis médical en hypothermie modérée ou sévère [p. 296][p. 295].
    JTS Noyade
    Entreprendre des tentatives agressives de réanimation sauf signes évidents de décès; la durée de submersion oriente la stratégie (≥60 min: récupération de corps) [p. 7][p. 8].

    Écarts Seul l’ERC précise un horizon temporel (≈6 h) et l’usage du score HOPE [p. 9][p. 23]. Le contexte noyade (JTS) introduit des seuils temporels spécifiques [p. 8].

  5. 05Gestes — Réchauffer

    Consensus Le réchauffement est prioritaire et adapté à la sévérité; options passives/actives externes, puis internes/ECLS selon la gravité; perfusions et gaz tièdes quand disponibles.

    PSE 2026
    Victime consciente: réchauffement passif en hypothermie légère avec frissons; réchauffement actif en modérée/sévère sans frisson; matériel: couvertures, isolants, dispositifs chauffants [p. 297][p. 126].
    NASEMSO
    Initier un réchauffement: oxygène tiède/humidifié si nécessaire, solutés tièdes, compartiment de transport chauffé [p. 327–329].
    ERC 2025
    Options non‑ECLS: environnement chaud, dispositifs chauffants, perfusions tièdes; en instabilité réfractaire, envisager un réchauffement par ECLS [p. 9][p. 21].
    JTS Noyade
    T° centrale à mesurer; passif à 34–35 °C, actif externe à 30–34 °C, actif interne si <30 °C (lavage péritonéal, sondes œsophagées, CEC/ECMO) [p. 8][p. 16].

    Écarts Le JTS donne des seuils chiffrés par paliers de T° [p. 8][p. 16], alors que le PSE raisonne sur la présence/absence de frisson [p. 297].

  6. 06Gestes — RCP et défibrillation

    Consensus En ACR hypothermique: RCP efficace et réchauffement sont centraux; vérifier les signes jusqu’à 1 min et débuter la RCP en cas de doute; stratégie de défibrillation restreinte sous 30 °C; dispositifs de RCP mécanique à considérer si transport prolongé/terrain difficile.

    NASEMSO
    Compressions efficaces à la même cadence que chez le normotherme; défibrillation controversée: soit poursuivre les chocs pendant le réchauffement (position AHA), soit 1 choc puis attendre ≥30 °C (ou +1–2 °C) avant de répéter; en asystolie, la RCP est le pivot; en rythme organisé sans pouls, surveiller sans commencer la RCP sauf dégradation en asystolie [p. 330].
    PSE 2026
    Rechercher les signes de vie ≥1 min; débuter la RCP en cas de doute; limiter la défibrillation à trois chocs tant que T° <30 °C; la rigidité thoracique peut gêner les compressions [p. 296].
    ERC 2025
    Si FV persiste après les chocs initiaux, différer de nouvelles défibrillations jusqu’à T° >30 °C; si T° <28 °C et RCP immédiate/continue impossible ou dangereuse, RCP différée/intermittente envisageable; considérer un dispositif de RCP mécanique en cas de transport prolongé/terrain difficile [p. 8][p. 20][p. 23].
    JTS Noyade
    En noyade hypothermique, asystolie/AESP dominent; la défibrillation n’est généralement pas indiquée; le DAE a un rôle limité et ne doit pas interrompre compressions et ventilations [p. 7][p. 2].

    Écarts Approches de défibrillation différentes: AHA (via NASEMSO) continue les chocs, d’autres attendent ≥30 °C [p. 330]; PSE limite à 3 chocs <30 °C [p. 296]; JTS déconseille le choc en noyade car rythmes non chocables [p. 7]. L’ERC formalise le report des chocs après les tentatives initiales jusqu’à >30 °C [p. 8][p. 23].

  7. 07Gestes — Ventilation et médicaments

    Consensus Éviter l’hyperventilation; oxygène tiède/humidifié si disponible; médicaments de RCP souvent différés <30 °C et espacés entre 30–35 °C; reprise des protocoles standards après réchauffement.

    NASEMSO
    Éviter l’hyperventilation; données limitées pour les médicaments; recommandations divergentes entre administration selon ACLS et report/espacement jusqu’à des seuils de T° plus élevés [p. 327][p. 330–331].
    ERC 2025
    Sous 30 °C, différer les médicaments de RCP (p. ex. adrénaline); entre 30–35 °C, espacer leur administration; reprendre les protocoles usuels après réchauffement [p. 8][p. 23].
    JTS Noyade
    Différer les médicaments d’ACLS si T° <30 °C; éviter les antiarythmiques en hypothermie sévère [p. 8][p. 16].

    Écarts NASEMSO souligne l’hétérogénéité des pratiques et le faible niveau de preuve pour les médicaments [p. 330–331].

  8. 08Surveiller

    Consensus Surveillance rapprochée difficile (pouls/ventilation peu perceptibles); confirmer l’hypothermie si possible; rechercher signes ECG typiques; prévenir la fièvre après ROSC et gérer le frisson.

    PSE 2026
    Confirmer l’hypothermie si possible pendant la RCP; surveillance compliquée par des signes faibles [p. 296].
    NASEMSO
    Ne pas considérer un patient décédé avant réchauffement; mydriase, rigor et lividités ne sont pas forcément des contre-indications à la réanimation; exceptions: lésions fatales évidentes, voies aériennes gelées, rigidité thoracique rendant les compressions impossibles, danger/épuisement des sauveteurs, avalanche >35 min avec asphyxie; si l’ACR a précédé l’hypothermie avec long délai, pas de raison d’initier réanimation/réchauffement [p. 329][p. 331].
    ERC 2025
    Identifier les patients à haut risque (p. ex. bradycardie <45/min) et envisager ECLS si instabilité réfractaire; de bons résultats neurologiques restent possibles [p. 2][p. 21][p. 22].
    JTS Noyade
    Ondes d’Osborn (J) possibles; après ROSC ou pendant réchauffement: prévenir agressivement la fièvre; contrôler le frisson [p. 13][p. 12][p. 2].

    Écarts Les critères d’abstention/arrêt sont détaillés par NASEMSO et spécifiques au contexte; la prévention de la fièvre post‑ROSC est précisée par le JTS [p. 329][p. 12].

  9. 09Transmettre / Décider

    Consensus Transmettre la T° centrale, la staging, le rythme initial, les durées (ensevelissement/submersion, réanimation), l’environnement, la faisabilité d’un accès ECLS; adapter la décision d’arrêt aux critères spécifiques à l’hypothermie.

    ERC 2025
    Transfert vers ECPR; si accès ECLS retardé, réchauffement non‑ECLS puis prognostication HOPE à l’hôpital (non validé chez l’enfant); en avalanche, décision d’initiation de RCP selon T°, durée d’ensevelissement et VA (AvaLife en multi‑ensevelissement BLS) [p. 8–10][p. 23][p. 36].
    NASEMSO
    Les critères d’arrêt en ACR non traumatique exigent l’absence de suspicion d’hypothermie; non‑initiation possible dans des situations extrêmes (lésions fatales, voies aériennes gelées, etc.) [p. 137][p. 329].
    JTS Noyade
    Arrêt de la RCP après 30 min ne concerne que le patient non hypotherme; submersion >60 min: récupération de corps [p. 7][p. 8].
    PSE 2026
    Évacuation rapide avec avis médical pour hypothermie modérée/sévère; rigidité non considérée comme signe de mort certaine en avalanche [p. 296][p. 319].

    Écarts HOPE et les délais ECPR sont précisés par l’ERC [p. 9][p. 23]; les seuils de submersion sont propres au JTS [p. 8].

Techniques et gestes

  • Vérification prolongée des signes de vie (≤1 minute)
    PSE 2026 · ERC 2025 · NASEMSO

    Recherche de pouls et de respiration sur une durée allongée en cas d’hypothermie avant de conclure à l’ACR [PSE p. 296][ERC p. 20][NASEMSO p. 327].

  • Mesure de la température centrale basse-lecture
    PSE 2026 · ERC 2025 · JTS Noyade

    Utilisation d’un thermomètre « hypothermique »; base du staging et des décisions de réchauffement [PSE p. 101][ERC p. 6][JTS p. 8].

  • Manipulation douce en position horizontale
    NASEMSO · PSE 2026

    Limiter les mobilisations brusques pour éviter les arythmies et maintenir l’horizontalité [NASEMSO p. 327–329][PSE p. 294].

  • Prévention des déperditions thermiques
    PSE 2026 · ERC 2025

    Isoler de la conduction, convection, rayonnement, évaporation; environnement chauffé [PSE p. 296][ERC p. 9].

  • Réchauffement passif/actif externe
    PSE 2026 · JTS Noyade · ERC 2025

    Passif si légère avec frissons; actif externe si modérée/sévère ou 30–34 °C [PSE p. 297][JTS p. 16][ERC p. 9].

  • Réchauffement interne et ECLS/ECMO
    JTS Noyade · ERC 2025 · NASEMSO

    Techniques internes (<30 °C) et recours à CEC/ECMO/ECPR selon faisabilité et sévérité [JTS p. 16][ERC p. 8–9][NASEMSO p. 327–329].

  • Perfusions et oxygène tièdes
    NASEMSO · ERC 2025

    Perfusions réchauffées et oxygène tiède/humidifié pour limiter la déperdition et contribuer au réchauffement [NASEMSO p. 327–329][ERC p. 9].

  • RCP mécanique en transport
    ERC 2025

    À considérer en cas de transport prolongé ou en terrain difficile [ERC p. 8][ERC p. 23].

  • Stratégies de défibrillation restreintes <30 °C
    PSE 2026 · ERC 2025 · NASEMSO

    Limiter ou différer les chocs sous 30 °C; reprise après réchauffement partiel selon référentiel [PSE p. 296][ERC p. 8][NASEMSO p. 330].

  • Gestion des médicaments en hypothermie
    ERC 2025 · NASEMSO · JTS Noyade

    Différer <30 °C et espacer entre 30–35 °C; éviter les antiarythmiques en hypothermie sévère; données limitées [ERC p. 8][NASEMSO p. 330–331][JTS p. 16].

  • Évitement de l’hyperventilation
    NASEMSO

    Limiter la ventilation excessive chez l’hypothermique modéré/sévère [NASEMSO p. 327].

  • Reconnaissance des ondes d’Osborn
    JTS Noyade

    Présence possible d’ondes J à l’ECG en hypothermie [JTS p. 13].

  • AvaLife (avalanche, BLS multi‑ensevelissement)
    ERC 2025

    Cadre décisionnel BLS pour initier la RCP selon T°, durée d’ensevelissement et VA [ERC p. 10][ERC p. 36].

  • Prévention agressive de la fièvre et contrôle du frisson post‑ROSC
    JTS Noyade

    Après ROSC ou pendant le réchauffement, prévenir la fièvre et traiter le frisson; pas d’indication au targeted temperature management [JTS p. 12][JTS p. 2].

Points de vigilance

  • Ne pas conclure au décès avant réchauffement; mydriase, rigor et lividités ne suffisent pas en hypothermie sévère [NASEMSO p. 329][NASEMSO p. 331].
  • Manipulation douce et position horizontale pour éviter les arythmies/ACR déclenchés par mobilisation [NASEMSO p. 327–329][PSE p. 294].
  • Mesurer une T° centrale avec basse lecture; la staging guide le réchauffement et l’orientation [PSE p. 101][ERC p. 6][JTS p. 8].
  • Limiter/différer défibrillation et médicaments sous 30 °C; stratégies variables selon référentiels [ERC p. 8][PSE p. 296][NASEMSO p. 330–331].
  • En noyade, prioriser compressions et ventilations continues; DAE au rôle limité [JTS p. 7][JTS p. 2].
  • Éviter l’hyperventilation; utiliser des gaz/solutés tièdes si disponibles [NASEMSO p. 327–329].
  • Transférer vers un centre ECLS/ECMO quand faisable; l’usage de scores (HOPE) est hospitalier [ERC p. 8–9][ERC p. 23].
  • Protocoles internationaux/militaires ne modifient pas le champ de compétence ni la réglementation françaises [ERC p. 10][JTS p. 2].

Limites de la comparaison

Référentiels de publics et contextes différents (secouristes PSE, EMS NASEMSO, ERC BLS/ALS/ECLS, JTS militaire noyade), non superposables réglementairement en France; le protocole militaire (JTS) ne modifie pas le champ de compétence national [JTS p. 2]. Niveau de preuve limité pour les médicaments en hypothermie (NASEMSO) [p. 330–331]; divergences persistantes sur la défibrillation et la pharmacologie <30 °C. Le score HOPE n’est pas validé chez l’enfant (ERC) [p. 23]. Certaines données opérationnelles (matériels, logistique, délais réels) ne sont pas détaillées ici. Les recommandations peuvent évoluer (ERC 2025, PSE 2026), et l’accessibilité à l’ECLS varie selon les territoires.

Ce que dit chaque référentiel

Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.

  • Références techniques nationales PSE Juillet 2026PDF sur emailsecouriste (PSE)p. 101, 126, 294, 295, 296, 297, 319, 321

    Le document définit l’hypothermie accidentelle comme une température corporelle inférieure à 35 °C, en décrit les causes, la classification (légère à grave) et les risques allant jusqu’à la perte de connaissance et l’arrêt cardiaque, avec une grande sensibilité aux mobilisations en hypothermie sévère [p. 294-295]. La mesure de la température est indiquée systématiquement en cas de suspicion d’hypothermie, avec l’intérêt d’un thermomètre « hypothermique » pour les températures très basses et la confirmation lors d’une RCP si disponible [p. 101, p. 296]. Les principes exposés portent sur la mise à l’abri, l’évitement des pertes de chaleur (conduction, convection, rayonnement, évaporation), le retrait des vêtements humides et une mobilisation très prudente compte tenu du risque de troubles du rythme ou d’arrêt [p. 296, p. 126, p. 294]. Le réchauffement d’une victime consciente est décrit: passif en hypothermie légère avec frissons, actif en hypothermie modérée ou sévère sans frisson; les mécanismes de déperdition et le matériel utile (couvertures, isolants, dispositifs chauffants) sont détaillés [p. 297, p. 126]. En cas d’arrêt cardiaque hypothermique, il est précisé de rechercher les signes de vie pendant au moins une minute avec début de RCP en cas de doute, que la rigidité thoracique peut gêner les manœuvres, de confirmer l’hypothermie si possible et de limiter la défibrillation à trois chocs tant que la température reste < 30 °C, le tout en conditions de sécurité [p. 296]. L’évaluation et la surveillance sont rendues difficiles par un pouls et une ventilation peu perceptibles, et une évacuation rapide avec avis médical est prévue en hypothermie modérée ou sévère [p. 296, p. 295]. En contexte d’avalanche, une baisse d’environ 3 °C par heure est rapportée et la rigidité n’est pas un critère de mort certaine; en cas de foudroiement, le risque d’hypothermie lié à l’environnement coexiste avec des arrêts cardiaques par trouble du rythme [p. 319, p. 321].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Drowning ManagementJTSPDF sur emailsecouriste avancé / paramedic et médecin (urgence / réanimation)p. 2, 7, 8, 12, 13, 16, 19, 24

    Chez la victime de noyade hypothermique, il faut mesurer une température centrale, isoler et réchauffer selon la sévérité: passif à 34–35 °C, actif externe à 30–34 °C, et actif interne si <30 °C (lavage péritonéal, sondes œsophagées, CEC), en envisageant l’ECMO; les médicaments d’ACLS sont différés tant que la T <30 °C et les antiarythmiques évités en hypothermie sévère [p. 8][p. 16]. En arrêt cardiaque, les rythmes dominants sont l’asystolie et l’AESP (non chocables) et la défibrillation n’est pas indiquée; le DAE a un rôle limité et ne doit pas interrompre compressions et ventilations, les rythmes chocables représentant <6 % [p. 7][p. 2]. Il est recommandé d’entreprendre des tentatives de réanimation agressives sauf signes évidents de décès, des survies après submersion prolongée étant décrites surtout en hypothermie; l’arrêt de la RCP après 30 minutes ne concerne que le patient non hypotherme, et une submersion >60 minutes oriente vers une récupération de corps [p. 7][p. 8]. Après ROSC ou pendant le réchauffement, seule la prévention agressive de la fièvre est recommandée et il n’y a pas d’indication au ‘targeted temperature management’; le frisson doit être pris en charge pour éviter ses effets délétères [p. 12][p. 2]. Des ondes d’Osborn (J) peuvent apparaître à l’ECG en hypothermie; l’immersion en eau froide entraîne une incapacitation rapide et peut conduire à des dysrythmies létales dans les deux premières heures [p. 13][p. 19][p. 24]. NB: ce protocole militaire (JTS) n’altère pas le champ de compétence ni la réglementation françaises.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

Autres référentiels qui traitent le sujet

Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.

Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.