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CAP RESCUE®
Réanimation · Tout public → ALS

Arrêt cardiaque de l'adulte — RCP et défibrillateur

Reconnaissance, alerte, compressions, défibrillation, ALS (médicaments, voies aériennes, causes réversibles).

Croisement des référentiels · 12 sources

Ce qu'il faut retenir, tous référentiels confondus

Rapprochement réalisé par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA : rédigé puis vérifié par deux intelligences artificielles distinctes

Tous les référentiels convergent sur une reconnaissance rapide (inconscience + respiration absente/anormale), une alerte immédiate, des compressions de haute qualité à 100–120/min avec profondeur 5–6 cm et des interruptions minimales, ainsi qu’une défibrillation précoce avec reprise immédiate des compressions après l’analyse/choc, en cycles d’environ 2 minutes. La ventilation 30:2 est visée quand elle est possible, avec acceptation des compressions seules si nécessaire, et des adaptations en contexte épidémique; chez l’adulte, la gestion des voies aériennes ne doit pas retarder compressions/défibrillation [ERC 2025 p. 25; GQS p. 17, p. 20, p. 18; PSC p. 27–34; PSE p. 138, p. 153–157; NASEMSO p. 118, p. 120]. L’utilisation du DAE est systématiquement encouragée dès que disponible, en suivant les invites et sans retarder les compressions; chaque minute sans défibrillation réduit la survie [ERC 2025 p. 25–27; GQS p. 16–17, p. 22; PSC p. 33–34; PSE p. 137, p. 153–157]. Les équipes préhospitalières insistent sur une réanimation « sur place », des rôles définis et la limitation des transferts sous RCP, avec monitorage (EtCO2) quand disponible [NASEMSO p. 120–122; DBRD p. 19; Ontario BLS p. 82]. Les médicaments (vasopresseur, antiarythmique) et accès IV/IO relèvent de protocoles avancés, avec des divergences entre juridictions; en France, le PISU requiert l’avis médical pour ces gestes [NASEMSO p. 118–119; DBRD p. 93; PISU p. 6, p. 25]. Les situations particulières (hypothermie, noyade, traumatique, grossesse) appellent des ajustements spécifiques, notamment ventilation prioritaire en noyade, limitation des chocs < 30 °C, et traitement des causes réversibles en traumatique [JTS Drowning p. 5–9; PSE p. 296; JTS AE p. 31, p. 194]. Les protocoles étrangers et militaires cités n’emportent aucune modification du cadre réglementaire ni des compétences en France.

  1. 01Reconnaître

    Consensus Absence de réponse et respiration absente/anormale (agonale) définissent l’arrêt; agir sans délai.

    ERC 2025
    Reconnaître l’absence de réponse et une respiration anormale; les gasps et convulsions initiales ne sont pas une respiration normale [p. 23].
    GQS 2026
    Identifier l’arrêt chez un adulte souvent brutal, vérifier la respiration en 10 s après libération des VA [p. 16–17].
    PSC 2026
    Victime qui ne répond pas et ne respire pas ou respire de façon agonique; enclencher la chaîne alerter–masser–défibriller [p. 26–27].
    PSE 2026
    Absence de réponse + respiration absente/agonique (≤ 6/min); pouls non systématique, si recherché ≤ 10 s, en cas de doute engager la RCP [p. 136].
    PISU
    Définit l’arrêt par absence de conscience, de ventilation et de pouls carotidien [p. 6, p. 25].
    GTO Sauvetage
    En guidage téléphonique, confirmer l’absence de respiration (ex. motard sans buée) et engager un massage [p. 60, p. 63].

    Écarts Différence sur la recherche du pouls: non systématique et limitée à 10 s en PSE [p. 136] vs exigée au carotidien en PISU [p. 6, p. 25].

  2. 02Alerter

    Consensus Alerte immédiate aux services d’urgence avec guidage par le régulateur.

    ERC 2025
    Appeler le 112; le régulateur guide la RCP et aide à localiser un DAE [p. 23].
    GTO Sauvetage
    Activation du haut-parleur, rassurer et guider pas-à-pas les compressions/DAE [p. 60].
    GQS 2026
    Alerter puis masser et défibriller; appel en haut-parleur si possible [p. 16–17].
    PISU
    Transmettre sans délai un bilan au médecin régulateur du SAMU, sans retarder les gestes [p. 6, p. 25].
    PSE 2026
    En sauveteur isolé, alerter en mode haut-parleur pour débuter immédiatement la RCP [p. 140].
  3. 03Installer/Préparer

    Consensus Surface ferme, matériel de défibrillation apporté au point de contact, pose des électrodes pendant la RCP si possible.

    Ontario BLS
    Placer le patient sur une surface ferme; initier RCP et défibrillation sans délai; amener le matériel de défibrillation d’emblée [p. 17, p. 82].
    GQS 2026
    Compressions sur plan dur si possible; relais toutes ~2 min; poser les électrodes en suivant le DAE [p. 20, p. 22].
    PSE 2026
    Mise sous tension du DAE, pose antéro‑latérale adulte pendant la RCP, analyse sans contact [p. 153–157].
    ERC 2025
    Si plusieurs témoins, l’un va chercher le DAE pendant que la RCP se poursuit [p. 26–27].
  4. 04RCP (compressions/ventilations)

    Consensus Compressions au centre du thorax, 100–120/min, 5–6 cm, relâchement complet, interruptions minimales; 30:2 si possible, sinon compressions seules acceptables.

    ERC 2025
    Position des mains au centre, 100–120/min, 5–6 cm; 30:2 quand possible; compressions seules acceptables [p. 25].
    GQS 2026
    100–120/min, environ 5 cm sans dépasser 6 cm, temps compression=relâchement, relais ~2 min; compressions seules si insufflations impossibles [p. 20, p. 17].
    PSC 2026
    RCP immédiate 30:2; compressions seules si besoin [p. 27, p. 30, p. 32].
    PSE 2026
    En équipe, cycles 30:2, organisation en parallèle (alerte, DAE, RCP); minimiser les interruptions [p. 138].
    NASEMSO
    RCP de haute qualité avec interruptions minimales; rotation des sauveteurs; ventilation qui n’interrompt pas les compressions [p. 118, p. 120].
    Ontario BLS
    Relais toutes ~2 min si ≥2 intervenants; envisager mCPR selon disponibilité [p. 82].

    Écarts Adaptations épidémiques: compressions seules et protection (GQS [p. 18]; PSC [p. 28]; PSE [p. 140]).

  5. 05Défibrillation (DAE/manuel)

    Consensus Utilisation la plus précoce possible; suivre les invites; reprendre immédiatement les compressions après chaque analyse/choc; réanalyse environ toutes 2 minutes.

    ERC 2025
    DAE précoce; chaque minute de délai réduit la survie d’environ 10%; reprise immédiate des compressions après choc [p. 25–27].
    GQS 2026
    DAE au plus tôt, compressions interrompues seulement sur demande; reprise immédiate après choc/non-choc; réanalyses ~toutes 2 min [p. 17, p. 22].
    PSC 2026
    Initier le DAE dès que possible, interruptions minimales, reprise immédiate; analyses généralement toutes 2 min [p. 33–34].
    PSE 2026
    Pose des électrodes pendant la RCP, analyse sans contact, choc si indiqué puis reprise immédiate; précautions spécifiques (pacemaker, milieux humides/métalliques, patch) [p. 153–157].
    NASEMSO
    Analyser/choquer sans délai si arrêt témoigné ou RCP témoin adéquate; sinon commencer la RCP pendant la mise en place du DAE; reprendre aussitôt les compressions après chaque choc pour 2 min [p. 117–118, p. 121].
    Ontario ALS
    Défibrillation toutes 2 min en FV/TVsp; DSED/VCD dès FV/TVsp réfractaire après 3 chocs, si autorisé [p. 49, p. 51, p. 111, p. 115].
    JTS AE
    Défibrillation FV/TVsp: 200 J biphasique ou 360 J monophasique; charger en fin de cycle; 2 min de RCP avant nouveau contrôle de pouls [p. 206].

    Écarts Rythmes hypoxiques (noyade) : rôle limité du DAE et priorité aux ventilations/ compressions (JTS Drowning [p. 2, p. 7]). Hypothermie < 30 °C : limiter les défibrillations successives à trois tant que le réchauffement n’est pas obtenu (PSE [p. 296]). Les stratégies DSED/VCD sont propres à l’Ontario ALS [p. 49, p. 111, p. 115] et ne modifient pas la réglementation française.

  6. 06Organisation et interruptions minimales

    Consensus Réduire tout no‑flow, planifier les rôles, relais des compressions ~toutes 2 min, éviter les déplacements pendant la RCP.

    NASEMSO
    Approche « pit crew » avec rôles prédéfinis; réanimation idéalement sur place; compressions inefficaces en mouvement [p. 119–122, p. 120].
    Ontario BLS
    Relais toutes 2 min; envisager mCPR/EtCO2 selon contexte [p. 82].
    DBRD
    Transport sous RCP à considérer de façon critique; mCPR réservé aux cas où les compressions manuelles sont insuffisantes; ne pas retarder les chocs [p. 19].
    ERC 2025
    Si plusieurs témoins, un va chercher le DAE sans interrompre la RCP [p. 26–27].

    Écarts Critères de transport/arrêt varient entre systèmes (DBRD [p. 19]; Ontario ALS TOR/transport [p. 49, p. 111]); ces protocoles étrangers ne modifient pas le cadre français.

  7. 07Voies aériennes et oxygénation

    Consensus Ventiler sans interrompre inutilement les compressions; 30:2 quand réalisable; prioriser compressions/défibrillation chez l’adulte.

    NASEMSO
    Stratégie d’oxygénation/ventilation qui n’interrompt pas les compressions (ventilation passive initiale, BAVU sans interrompre, ou 30:2); VA secondaires aux compressions/défibrillation [p. 118].
    PSE 2026
    Oxygénation par insufflation au plus tôt en équipe, en minimisant les interruptions [p. 138].
    Ontario BLS
    Établir une VA patente avec les techniques autorisées [p. 82].
    JTS Drowning
    En noyade, 5 insufflations initiales puis RCP 30:2; la ventilation est centrale [p. 5–6].

    Écarts PISU n’indique pas de dispositif supra‑glottique sans avis médical [p. 6, p. 25].

  8. 08Accès vasculaire et médicaments

    Consensus Accès IV prioritaire; IO envisagé si IV indisponible en contexte avancé; certains médicaments peuvent être utilisés selon protocoles avancés.

    NASEMSO
    Obtenir IV/IO si possible; vasopresseur précoce (priorité sur rythmes non choquables); antiarythmique (amiodarone/lidocaïne) en FV/TVsp réfractaire; magnésium uniquement en torsades [p. 118–119].
    DBRD
    IV en premier; IO si aucune IV après 3 tentatives ou 90–120 s [p. 93].
    PISU
    Mise en place d’une VVP si cela n’interrompt pas les compressions; préparer l’adrénaline, sans administration ni SGA/IO sans avis médical [p. 6, p. 25].
    JTS AE
    Amiodarone indiquée en FV/TVsp réfractaire; lidocaïne alternative; bicarbonate/calcium non routiniers, à réserver à contextes spécifiques [p. 95, p. 130, p. 155, p. 99, p. 100].
    Ontario ALS
    Chez les PCP, adrénaline seulement si anaphylaxie suspectée; stratégies DSED/VCD associées à l’adrénaline chez ACP selon persistance [p. 49, p. 51, p. 111].

    Écarts Différences notables entre systèmes sur l’usage des médicaments et l’IO; en France, l’avis médical PISU prime [p. 6, p. 25]. Les protocoles étrangers/militaires ne modifient pas le champ de compétence français.

  9. 09Surveillance et évolution

    Consensus Rechercher des signes de ROSC; réévaluer toutes ~2 min; monitorer la qualité quand possible; reprendre la RCP immédiatement après analyse/choc.

    NASEMSO
    Capnographie EtCO2 pour surveiller l’efficacité (si < 10 mmHg, améliorer compressions); cycles de 2 min [p. 120].
    Ontario BLS
    EtCO2 et dispositif mCPR envisageables; après ROSC, ventilation si apnée, SpO2 94–98 %, surveillance rapprochée [p. 82–83].
    PISU
    Surveillance des signes de vie/pouls carotidien; fiche intervention infirmier à rédiger [p. 6, p. 25].
    PSC 2026
    Reprise immédiate de la RCP après un choc ou si non recommandé; analyses toutes ~2 min [p. 33–34].
    GQS 2026
    Reprise immédiate après analyse/choc jusqu’au relais/indication du DAE [p. 17, p. 22].
    DBRD
    Critères en faveur d’un transport sous RCP incluent etCO2 > 10 mmHg et causes potentiellement traitables [p. 19].

    Écarts Critères de cessation/transport varient (Medical TOR Ontario [p. 49]; critères noyade/hypothermie JTS [p. 50]). Ces cadres ne s’appliquent pas en droit français.

  10. 10Situations particulières

    Consensus Adapter la prise en charge au contexte (noyade, hypothermie, trauma, grossesse).

    JTS Drowning
    5 insufflations initiales puis 30:2; DEA a un rôle limité (FV/TV < 6%); ne pas retarder compressions/ventilations; RCP poursuivie jusqu’au réchauffement 30–34 °C, ACLS modifiées < 30 °C [p. 5–9, p. 2, p. 7].
    JTS AE
    Éviter antiarythmiques < 30 °C; en arrêt traumatique, traiter en priorité les causes réversibles (hémorragie, décompression thoracique) avant la RCP [p. 50, p. 31, p. 194].
    PSE 2026
    En hypothermie, recherche des signes vitaux ≥ 1 min; < 30 °C, limiter à trois les défibrillations successives avant réchauffement [p. 296].
    Ontario ALS
    Transport très précoce si grossesse ≥ 20 semaines ou cause réversible non traitable sur place après au moins une analyse/choc [p. 111].
    Ontario BLS
    Femme enceinte (utérus à l’ombilic ou au‑delà): déviation utérine manuelle gauche pendant la RCP [p. 83].

    Écarts Différences de priorités opérationnelles selon le contexte (militaire vs civil) et juridictions; ces protocoles ne modifient pas la réglementation française.

  11. 11Transmettre/Tracer

    Consensus Informer précocement la régulation et documenter l’intervention.

    PISU
    Bilan immédiat au SAMU (heure d’arrêt, âge, no‑flow, directives anticipées); rédaction d’une fiche intervention infirmier [p. 6, p. 25].
    GTO Sauvetage
    L’opérateur guide la RCP/DAE et assure le relais avec le chef d’agrès VSAV [p. 60].

Techniques et gestes

  • Check–Call–CPR (Vérifier–Appeler–RCP)
    ERC 2025

    Approche simple pour témoins: vérifier, appeler le 112, commencer la RCP avec utilisation rapide du DAE [p. 7].

  • Relais des compressions toutes ~2 minutes
    GQS 2026 · Ontario BLS · NASEMSO · PSC 2026

    Permet de maintenir la qualité; la réévaluation/relai s’aligne sur les cycles et les analyses du DAE [GQS p. 20; Ontario BLS p. 82; NASEMSO p. 120; PSC p. 33–34].

  • Défibrillation immédiate avec reprise des compressions sans contrôle du pouls
    NASEMSO · ERC 2025 · GQS 2026 · PSC 2026 · PSE 2026 · JTS AE · Ontario ALS

    Analyse/ choc dès que prêt puis 2 minutes de RCP avant toute réévaluation; réduire les interruptions (pré‑charge, contact) [NASEMSO p. 118, p. 121; ERC p. 25–27; GQS p. 22; PSC p. 33–34; PSE p. 153–157; JTS AE p. 206; Ontario ALS p. 49, p. 115].

  • Positions d’électrodes et précautions DAE
    PSE 2026 · PSC 2026 · GQS 2026

    Pose antéro‑latérale adulte; gérer pilosité, peau mouillée, timbre médicamenteux, pacemaker; éloigner d’une largeur de main en cas de stimulateur [PSE p. 153–157; PSC p. 33–34; GQS p. 23].

  • Approche « pit crew »
    NASEMSO

    Organisation par rôles prédéfinis pour limiter les interruptions et optimiser la qualité des gestes [p. 119].

  • Dispositif de compressions mécaniques (mCPR)
    Ontario BLS · DBRD

    Envisagé si compressions manuelles insuffisantes (transport, espace exigu); limiter le no‑flow à 5–10 s lors de la pose [Ontario BLS p. 82; DBRD p. 19].

  • Capnographie EtCO2 pour monitorage de la RCP
    NASEMSO · Ontario BLS · DBRD

    Suivre l’EtCO2 pour apprécier la qualité (objectif >10 mmHg) et guider la stratégie de transport sous RCP [NASEMSO p. 120; Ontario BLS p. 82; DBRD p. 19].

  • Double défibrillation séquentielle (DSED) / Changement de vecteur (VCD)
    Ontario ALS

    Options en FV/TVsp réfractaire après 3 chocs, avec tentatives espacées de 2 minutes, si autorisées localement [p. 49, p. 111, p. 115].

  • 5 insufflations initiales en noyade
    JTS Drowning · JTS AE

    Ventilations de sauvetage prioritaires avant les compressions dans l’arrêt hypoxique par noyade [JTS Drowning p. 5–6; JTS AE p. 50].

  • Déviation utérine manuelle gauche pendant la RCP
    Ontario BLS

    Chez la femme enceinte (utérus au niveau de l’ombilic ou au‑delà) pour optimiser la perfusion [p. 83].

Points de vigilance

  • Reconnaître les gasps comme anormaux et ne pas retarder la RCP [ERC 2025 p. 23].
  • Minimiser toute interruption des compressions, y compris lors de la défibrillation [NASEMSO p. 118, p. 121; GQS p. 22].
  • Surfaces mouillées/métalliques: assécher/déplacer si possible; gérer poils, patchs, pacemaker avant pose des électrodes [GQS p. 23; PSC p. 33–34; PSE p. 153–157].
  • Hypothermie: limiter les chocs successifs < 30 °C et poursuivre jusqu’au réchauffement selon contexte [PSE p. 296; JTS Drowning p. 8–9].
  • Transport sous RCP à évaluer de façon critique; privilégier la RCP sur place quand possible [NASEMSO p. 120; DBRD p. 19].
  • Médicaments et gestes avancés soumis au cadre réglementaire français (avis médical requis selon PISU) [PISU p. 6, p. 25].

Limites de la comparaison

Les sources couvrent des publics hétérogènes (grand public, secouristes PSE/PSC, infirmiers PISU, paramedics civils/militaires) et des juridictions diverses (France, Ontario, Allemagne, États‑Unis). Certaines recommandations avancées (énergie de choc, DSED/VCD, critères TOR, DNR) sont propres à leurs systèmes et n’emportent aucune modification du cadre français. Les extraits ne détaillent pas toutes les options (ex. E‑CPR, voies aériennes avancées) ni les niveaux de preuve; les posologies ne sont pas précisées ici. Le focus est l’adulte; la pédiatrie n’est pas couverte. Les pratiques en contexte épidémique sont des adaptations temporaires.

Ce que dit chaque référentiel

Le détail, référentiel par référentiel : cliquez pour ouvrir.

  • IFRC — International First Aid, Resuscitation and Education Guidelines 2020IFRC — Global First Aid Reference CentrePDF sur emailGrand public formé et secouristes (premiers intervenants non professionnels)p. 134, 137, 140, 144, 145, 154
  • JTS — U.S. Army Aeromedical Evacuation Standard Medical Operating GuidelinesJTSPDF sur emailPersonnel médical militaire d’évacuation aéromédicale (niveau ALS/paramedic)p. 31, 50, 95, 99, 100, 130, 155, 194…

    Le document décrit la défibrillation en arrêt cardiaque sur fibrillation ventriculaire (FV) ou tachycardie ventriculaire (TV) sans pouls: connecter le patient, débuter à 200 J biphasique ou 360 J monophasique, charger en fin de cycle de compressions, délivrer le choc puis reprendre immédiatement 2 minutes de RCP avant tout nouveau contrôle de pouls [p. 206]. L’utilisation d’un DAE suit les invites: analyse du rythme, choc si indiqué puis reprise de la RCP 2 min; si aucun choc n’est conseillé, vérifier le pouls et poursuivre la RCP en l’absence de pouls [p. 206]. En noyade, une fois à terre, réaliser 5 insufflations initiales chez l’inconscient apnéique; en absence de pouls, l’accent est mis sur une RCP de qualité et le basculement vers le protocole d’arrêt cardiaque adulte; les antiarythmiques sont à éviter lorsque la température centrale est < 30 °C [p. 50]. Les critères d’arrêt des efforts en noyade sont: patient non hypothermique, arrêt possible après 30 minutes de RCP sans ROSC; patient hypothermique, poursuivre jusqu’au réchauffement à 30–34 °C puis arrêter si l’asystolie persiste > 20 minutes [p. 50]. En arrêt traumatique, le document insiste sur le traitement prioritaire des causes réversibles (contrôle des hémorragies, décompression thoracique au besoin), l’installation d’une voie aérienne et d’oxygène, et rappelle que la RCP ne doit pas se faire au détriment des gestes sauveurs; sans prise en charge des causes (hémorragie massive, pneumothorax sous tension, tamponnade), la RCP est inefficace [p. 31][p. 194]. La surveillance du rythme et la préparation du défibrillateur sont intégrées au parcours en arrêt traumatique pour identifier un rythme choquable et guider la suite des manœuvres [p. 31][p. 206]. Pour les arrêts réfractaires sur FV/TV, l’amiodarone est indiquée et la lidocaïne est proposée en alternative en cas d’indisponibilité; le bicarbonate de sodium et le calcium ne sont pas recommandés en routine et se réservent à des contextes particuliers (acidose sévère, hyperkaliémie, hypocalcémie/hypermagnésémie) [p. 95][p. 130][p. 155][p. 99][p. 100]. Rappel: ce protocole militaire américain ne modifie pas le cadre réglementaire ni le champ de compétence applicables en France.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • Références techniques nationales GQS Juillet 2026PDF sur emailGrand public – citoyen de sécurité civile (sensibilisation GQS)p. 16, 17, 18, 20, 22, 23, 33, 38…

    Chez l’adulte, l’arrêt cardiaque survient souvent brutalement (souvent sur fibrillation ventriculaire), se manifeste par une absence de réponse et de respiration normale, et nécessite une prise en charge selon la chaîne alerter–masser–défibriller; chaque minute gagnée avec une RCP efficace peut augmenter d’environ 10% les chances de survie [p. 16]. La conduite à tenir décrite prévoit, après confirmation de l’absence de réponse et recherche de la respiration en 10 secondes après libération des voies aériennes, d’alerter, de débuter immédiatement la RCP et d’utiliser un DAE au plus tôt s’il est disponible à proximité (récupération possible sans quitter la victime plus de 10 secondes), avec des cycles adultes de 30 compressions pour 2 insufflations ou, si les insufflations ne sont pas possibles, des compressions seules; appel en haut-parleur si possible, reprise de la RCP immédiatement après analyse/choc, jusqu’au relais ou indication du DAE [p. 17]. Les compressions thoraciques se réalisent sur plan dur si possible, au centre du thorax (moitié inférieure du sternum), bras tendus, à 100–120/min, avec un temps de compression égal au temps de relâchement, une remontée complète du thorax entre chaque appui, et une profondeur d’environ 5 cm sans dépasser 6 cm; relais toutes ~2 minutes si plusieurs intervenants [p. 20]. Le DAE s’utilise en suivant ses messages; les compressions ne s’interrompent que lorsqu’il le demande, les électrodes sont posées selon le schéma, puis, choc délivré ou non, la RCP reprend immédiatement, avec des ré-analyses généralement toutes les 2 minutes [p. 22]. Points pratiques: en cas de poitrine volumineuse, placer l’électrode gauche latéralement sous le sein; si thorax très poilu, éliminer rapidement l’excès de poils; retirer un timbre médicamenteux situé sous une électrode; en présence d’un stimulateur, éloigner l’électrode d’une largeur de main; sur sol/thorax mouillés ou surface métallique, assécher/déplacer si possible (efficacité diminuée, pas de risque réel pour le secouriste) [p. 23]. En période d’épidémie respiratoire, l’adaptation consiste à ne faire que des compressions après recherche de la respiration sans se pencher ni basculer la tête, à couvrir la bouche et le nez de la victime si possible, à se tenir au pied lors du choc, puis à assurer l’hygiène des mains et appliquer les consignes sanitaires [p. 18]. La sensibilisation GQS du grand public fait pratiquer les compressions à 100–120/min et la mise en œuvre d’un DAE; le bouche-à-bouche n’est pas enseigné en initiation bien qu’il puisse être réalisé en situation réelle s’il est maîtrisé; les DAE sont de plus en plus disponibles et repérés par un logo dans l’espace public [p. 33] [p. 38] [p. 39].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • JTS — Drowning ManagementJTSPDF sur emailProfessionnels de santé préhospitaliers et hospitaliers (secouristes qualifiés/paramedics, médecins)p. 2, 5, 6, 7, 8, 9, 20, 26

    En cas de noyade, l’hypoxémie peut conduire à une bradycardie puis à un arrêt cardiaque; la réanimation débute par 5 insufflations de sauvetage, puis une RCP au ratio 30:2, la ventilation étant centrale dans ces arrêts hypoxiques [p. 5][p. 6]. Les compressions thoraciques en milieu aquatique sont inefficaces et ne doivent pas être tentées; des ventilations peuvent être réalisées dans l’eau seulement si l’extraction rapide est impossible [p. 20]. Dans l’évaluation circulatoire, l’absence de pouls impose l’algorithme BLS/ACLS; les rythmes les plus fréquents sont l’asystolie et l’AESP, non chocables [p. 7]. Les rythmes chocables (FV/TV) sont présents chez moins de 6% des patients; le défibrillateur externe automatisé (DEA) a donc un rôle limité et sa mise en place ne doit pas retarder compressions et ventilations [p. 2][p. 7]. L’hypothermie modifie la prise en charge: de nombreuses interventions ACLS, dont la défibrillation et les antiarythmiques, sont moins efficaces ou à différer sous 30 °C; la RCP est poursuivie jusqu’au réchauffement à 30–34 °C, avec des critères d’arrêt spécifiques selon la température et la durée [p. 8][p. 9]. L’accent doit être mis sur des compressions et ventilations de haute qualité pour maintenir la perfusion [p. 8]. Le DEA fait partie du matériel recommandé en préhospitalier pour les arrêts cardiaques, avec monitorage cardiaque et oxygénothérapie [p. 26]. Ce document JTS est un protocole militaire étranger et ne modifie pas le champ de compétence ni la réglementation française.

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • GTO Sauvetage et mises en sécuritéDGSCGC — Ministère de l'IntérieurPDF sur emailopérateurs de prise d’appel et secouristes (équipes VSAV)p. 60, 63

    Le document prévoit qu’en cas d’arrêt cardiaque chez l’adulte, l’opérateur informe que les secours sont en route, demande d’activer le haut-parleur et rassure sur la simplicité et l’innocuité des gestes guidés [p. 60]. Il guide le requérant à placer la victime sur le dos, à se mettre à genoux au niveau de la poitrine, à positionner ses mains l’une sur l’autre au centre du thorax, bras tendus, et à effectuer des compressions appuyées avec relâchement, rythmées par son comptage [p. 60]. Si un défibrillateur automatisé externe est visible, l’opérateur en demande la mise en œuvre par le témoin [p. 60]. Dans la situation particulière d’un motard inconscient sans signes évidents de respiration (ni buée sur la visière), la mise sur le dos et la réalisation d’un massage cardiaque sont indiquées [p. 63]. L’opérateur encourage en continu le témoin, et celui-ci est ensuite pris en charge par le Chef d’agrès VSAV afin de valoriser son action [p. 60].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • Références techniques nationales PSC Juillet 2026PDF sur emailcitoyen-secouriste (PSC)p. 26, 27, 28, 30, 32, 33, 34, 35

    Le document définit l’arrêt cardiaque comme une défaillance ou une activité anarchique du cœur, repérée chez une victime qui ne répond pas et ne respire pas ou présente une respiration agonique [p. 26][p. 27]. Il structure la chaîne de survie en trois actions — alerter, masser (RCP) et défibriller — et indique que chaque minute gagnée avec une RCP efficace peut augmenter les chances de survie, des applications citoyennes pouvant aussi favoriser une prise en charge précoce [p. 26]. Pour l’adulte non réactif et ne respirant pas normalement, la conduite à tenir prévoit une RCP immédiate en cycles de 30 compressions pour 2 insufflations, avec des compressions à 100–120/min d’environ 5 à 6 cm de profondeur, et des compressions seules si les insufflations ne sont pas possibles [p. 27][p. 30][p. 32]. La défibrillation automatisée externe est à initier dès que possible en suivant les messages du DAE, en interrompant le moins possible les compressions, avec reprise immédiate de la RCP après un choc ou si le choc n’est pas recommandé [p. 33][p. 34]. Le document précise le positionnement standard des électrodes adultes, la gestion de situations particulières (poitrine mouillée ou velue, patch médicamenteux, stimulateur cardiaque, surface métallique ou mouillée) et que les analyses de rythme reviennent généralement toutes les 2 minutes [p. 33][p. 34]. En contexte d’épidémie respiratoire, une adaptation est décrite avec protection, évaluation visuelle de la respiration, couverture de la bouche et du nez de la victime, compressions seules selon l’appréciation, et hygiène des mains [p. 28].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

  • Références techniques nationales PSE Juillet 2026PDF sur emailsecouriste (PSE1)p. 135, 136, 137, 138, 140, 153, 154, 155…

    Le document définit l’arrêt cardiaque de l’adulte comme une défaillance ou un fonctionnement anarchique du cœur, le plus souvent d’origine cardiaque, menaçant rapidement la survie avec des lésions cérébrales irréversibles en quelques minutes (environ huit minutes) [p. 135]. Il le reconnaît devant une absence de réponse associée à une absence de respiration ou une respiration agonique (≤ 6/min), la recherche du pouls n’étant pas systématique et, si réalisée, limitée à 10 secondes ; en cas d’absence ou de doute, la RCP est engagée [p. 136]. La chaîne de survie repose sur l’alerte précoce, la RCP précoce et la défibrillation précoce, chaque minute gagnée pour la mise en place d’un DAE pouvant augmenter de 10 % les chances de survie ; des applications citoyennes peuvent favoriser cette précocité [p. 137]. En équipe, il est indiqué de débuter immédiatement des cycles de 30 compressions pour 2 insufflations chez l’adulte, de mettre en œuvre au plus tôt le DAE et l’oxygénation par insufflation en minimisant les interruptions, et de reprendre la RCP immédiatement après un choc (ou son absence) ; l’organisation prévoit l’alerte, le DAE et la RCP en parallèle avec des relais réguliers [p. 138]. En sauveteur isolé, l’alerte (mode haut-parleur), la récupération d’un DAE proche sans s’absenter plus de 10 secondes, la RCP 30:2 ou des compressions seules si les insufflations sont impossibles, ainsi que des adaptations en période d’épidémie (compressions seules, couverture bouche-nez de la victime) sont détaillées [p. 140]. Le DAE est indiqué chez toute victime en arrêt cardiaque ; la mise en œuvre comprend la mise sous tension, la pose des électrodes en position antéro-latérale chez l’adulte pendant la RCP, l’analyse sans contact, la délivrance du choc si indiqué puis la reprise immédiate de la RCP, avec des précautions relatives aux pacemakers/défibrillateurs implantés, aux milieux humides, métalliques ou inflammables et aux timbres médicamenteux ; des positions d’électrodes alternatives et la gestion d’anomalies de fonctionnement sont précisées [p. 153-157]. En hypothermie, la recherche des signes vitaux est prolongée à au moins une minute et, si la température est < 30 °C, le nombre de défibrillations successives est limité à trois tant que le réchauffement n’est pas obtenu [p. 296].

    ✦ Analyse rédigée par CAP RESCUE Bot, notre assistant IA, et vérifiée par une seconde IA à partir des pages citées.

Autres référentiels qui traitent le sujet

Identifiés dans la bibliothèque ; analyse détaillée en cours de relecture.

Sources pédagogiques. Un protocole étranger, militaire ou destiné aux professionnels de santé ne modifie ni le champ de compétence ni la réglementation française. Aucune posologie n'est reprise.