La brûlure fait partie de ces accidents qui arrivent en une fraction de seconde, souvent à la maison ou en cuisine. Le bon geste, lui, doit être tout aussi rapide — et il est simple. Encore faut-il connaître les réflexes utiles… et éviter les erreurs qui aggravent la blessure.
Le geste qui prime : refroidir
Face à une brûlure, la règle d'or tient en un mot : refroidir. On fait couler de l'eau tempérée (autour de 15–25 °C), sans pression forte, sur la zone brûlée, pendant plusieurs minutes. Ce refroidissement limite la progression de la brûlure dans les tissus et calme la douleur. On le fait le plus tôt possible après l'accident.
On en profite pour retirer ce qui serre (bagues, bracelets, montre, vêtements non collés) avant que la zone ne gonfle — mais jamais un vêtement collé à la peau.
Les erreurs classiques à éviter
Beaucoup de réflexes hérités sont en réalité contre-productifs :
- Le beurre, l'huile, le dentifrice : à proscrire. Ils retiennent la chaleur et favorisent l'infection.
- La glace ou l'eau glacée : risque d'aggraver la lésion par le froid.
- Percer les cloques : non, on les protège, on ne les ouvre pas.
- Arracher un vêtement collé : on découpe autour, on ne tire pas.
Savoir évaluer la gravité
Toutes les brûlures ne se valent pas. On appelle les secours (15 ou 112) notamment si la brûlure est étendue (on estime souvent la surface en se référant à la paume de la main de la victime ≈ 1 %), profonde (peau blanche, brune ou indolore), ou si elle touche des zones sensibles : visage, mains, articulations, parties génitales. C'est aussi le cas pour les brûlures électriques ou chimiques, et chez les nourrissons et personnes âgées, plus fragiles.
Pourquoi se former plutôt que mémoriser
Évaluer une brûlure, décider d'appeler ou non, rassurer une victime qui souffre : ces décisions se prennent mieux quand on s'y est préparé. Chez CAP RESCUE, on considère qu'un geste n'est acquis que lorsqu'il est devenu un réflexe — et un réflexe, ça se construit en pratiquant, pas en lisant. La brûlure rejoint le socle des situations qu'on apprend à gérer, au même titre qu'une hémorragie ou un malaise.
Cet article a une visée de sensibilisation et ne remplace pas une formation aux premiers secours.