Sur la Côte d'Azur, l'été, le soleil et l'effort se combinent vite en piège. Le coup de chaleur est une urgence réelle, parfois mortelle — et il touche en premier les plus fragiles. Savoir le reconnaître et réagir peut faire toute la différence.
Insolation ou coup de chaleur ?
On confond souvent les deux. L'insolation résulte d'une exposition prolongée du crâne au soleil : maux de tête, nausées, rougeur, sensation de chaud. Le coup de chaleur (hyperthermie) est plus grave : le corps n'arrive plus à réguler sa température, qui s'envole. Il peut survenir au soleil comme à l'effort, et constitue une urgence vitale.
Les signes d'alerte du coup de chaleur : température très élevée, peau chaude (parfois sèche), maux de tête, confusion, propos incohérents, agitation ou au contraire somnolence, voire perte de connaissance.
Les bons gestes : refroidir et alerter
Le principe est simple : faire baisser la température et alerter. On place la personne à l'ombre, dans un endroit frais, on la déshabille, on l'asperge d'eau fraîche et on la ventile. Si elle est consciente et peut boire, on lui donne de l'eau par petites gorgées. On appelle le 15, surtout en présence de troubles de la conscience — auquel cas on ne fait pas boire et on surveille la respiration (position latérale de sécurité si inconsciente qui respire).
Prévenir, c'est déjà sauver
La meilleure réponse reste la prévention : s'hydrater régulièrement, se protéger la tête, éviter l'effort aux heures les plus chaudes, surveiller les enfants et les personnes âgées, et ne jamais laisser quelqu'un (ni un animal) dans une voiture en plein soleil. Sur la plage comme en randonnée l'été, la chaleur fait partie des risques à anticiper.
L'entraînement, garant du sang-froid
Reconnaître les signes, décider d'appeler, refroidir efficacement : sous la chaleur et l'émotion, c'est l'habitude qui guide. C'est précisément ce que cultive CAP RESCUE — des gestes répétés jusqu'à devenir des réflexes, applicables le jour où un proche flanche au soleil.
Cet article a une visée de sensibilisation et ne remplace pas une formation aux premiers secours.