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CAP RESCUE®
Montagne & mer

Accident en randonnée : que faire avant les secours

Une chute, une cheville qui tourne, un malaise en pleine montée : en montagne, les secours sont loin et le réseau capricieux. Savoir quoi faire dans les premières minutes change tout. La marche à suivre, au calme.

2 min de lecturePar CAP RESCUE

En montagne, tout change d'échelle — y compris les accidents. Un incident bénin en ville (une cheville tordue, un malaise) devient un vrai problème quand vous êtes à deux heures de marche du premier sentier carrossable et que le réseau joue à cache-cache. C'est précisément pour ces situations qu'il faut savoir quoi faire avant les secours. Suivez le guide.

La règle universelle : Protéger, Alerter, Secourir

Tout part de ces trois mots, dans cet ordre. En montagne, chacun prend une couleur particulière.

1. Protéger

Avant de vous précipiter sur la victime, sécurisez les lieux — et vous-même. Une pente instable, un risque de chute de pierres, un dévers glissant : un deuxième blessé ne sauvera personne. Évaluez le sur-accident avant d'agir. Si besoin, déplacez la victime *seulement* si le danger l'impose.

2. Alerter (le nerf de la guerre en montagne)

C'est ici que la montagne se distingue. Pour donner l'alerte :

  • Numéros : le 112 (urgences européennes) fonctionne même sans réseau de votre opérateur s'il existe un autre réseau ; le 114 par SMS pour les personnes qui ne peuvent pas parler.
  • Localisez-vous précisément : nom du sentier, altitude, points de repère, et si possible coordonnées GPS (votre application de rando les affiche). « On est dans la forêt » ne suffit pas.
  • Transmettez un bilan clair : que s'est-il passé, état de la victime (consciente ? respire ? saigne ?), nombre de personnes, conditions météo.
  • Pas de réseau ? Déplacez-vous vers un point haut ou dégagé, gardez la batterie (mode avion entre deux essais), et notez l'heure du dernier contact.
À retenir : en montagne, l'alerte est souvent l'étape la plus déterminante. Une position précise et un bilan clair peuvent faire gagner aux secours un temps qui sauve.

3. Secourir

En attendant les secours, appliquez les gestes adaptés : position d'attente, compression d'un saignement, couverture contre le froid (le corps se refroidit vite à l'arrêt, même l'été), réconfort. La connaissance de ces gestes ne s'improvise pas — on la construit en formation.

Le froid, l'ennemi qu'on oublie

Une victime immobilisée en montagne se refroidit, même par beau temps. Isolez-la du sol, couvrez-la (la fameuse couverture de survie de votre sac), protégez-la du vent. L'hypothermie aggrave tout.

La meilleure préparation : savoir, avant de partir

On gère un accident d'autant mieux qu'on s'y est préparé. Le PSC donne le socle ; pour les pratiquants réguliers de la montagne, monter vers le PSE1 apporte un vrai plus. Et avant chaque sortie, la check-list sécurité reste votre meilleure alliée.

Randonneur dans le Mercantour ou ailleurs ? Formez-vous aux gestes qui sauvent : la montagne récompense ceux qui anticipent.

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Rejoignez une association qui apprend à sauver par la compétition — entraînements, épreuves et gestes utiles à vie.

Questions fréquentes

Quel numéro appeler en cas d'accident en montagne ?

Le 112, numéro d'urgence européen, qui peut passer via un autre réseau disponible même sans le vôtre. Le 114 permet d'alerter par SMS si l'on ne peut pas parler. Donnez une localisation précise (sentier, altitude, repères, coordonnées GPS) et un bilan clair.

Que faire si je n'ai pas de réseau ?

Déplacez-vous vers un point haut ou dégagé pour tenter de capter, économisez la batterie (mode avion entre les essais), et notez l'heure. En attendant, protégez la victime du froid et appliquez les gestes adaptés à son état.

Pourquoi couvrir une victime même en été ?

Parce qu'une personne immobilisée se refroidit rapidement, y compris par beau temps, surtout au contact du sol et du vent. L'hypothermie aggrave l'état de la victime : l'isoler et la couvrir fait partie des gestes essentiels.