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CAP RESCUE®
Du secourisme à la compétition

Combien de SST faut-il dans une entreprise ?

« On en a déjà un, c'est bon. » C'est la phrase qui précède, statistiquement, le jour où le seul SST de la boîte est absent au mauvais moment. Voici comment dimensionner sérieusement vos effectifs de secouristes.

3 min de lecturePar CAP RESCUE

C'est la question que tout employeur finit par poser : combien de salariés faut-il former au [SST](/formations/sst) ? La réponse honnête tient en deux temps : il y a le minimum légal, et il y a le nombre qui sert réellement à quelque chose. Les deux ne sont pas les mêmes.

L'article R.4224-15 du Code du travail impose la présence d'au moins un salarié formé aux premiers secours :

  • dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;
  • sur chaque chantier employant plus de vingt personnes pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.

« Au moins un » : voilà le plancher. Le problème, c'est que prendre ce plancher pour un objectif, c'est confondre conformité et sécurité.

Pourquoi « un seul » ne tient pas la route

Faites le test mental. Votre unique SST :

  • prend ses congés cinq à six semaines par an ;
  • peut être en déplacement, en réunion à l'autre bout du site, en arrêt maladie ;
  • travaille sur une seule tranche horaire — et vos ateliers tournent peut-être en 3×8 ;
  • peut tout simplement être la victime.

Un seul SST, c'est une couverture pleine de trous. La vraie cible, ce n'est pas « avoir un secouriste », c'est qu'à tout moment, sur tout site, à tout horaire, quelqu'un de formé soit présent.

À retenir : on ne compte pas les SST « sur le papier », on les compte « disponibles en même temps, sur le terrain ».

La recommandation INRS : raisonner en proportion

Pour sortir du minimum symbolique, l'INRS invite à raisonner en pourcentage de l'effectif. On évoque fréquemment une fourchette de 10 à 15 % de salariés formés. Ce n'est pas une obligation chiffrée mais un repère de bon sens : sur 50 personnes, viser 5 à 8 SST ; sur 200, une trentaine.

Pour bien dimensionner, croisez quatre facteurs :

  1. 1.Le niveau de risque de l'activité (un atelier de métallurgie n'a pas les mêmes besoins qu'un bureau).
  2. 2.La dispersion géographique (plusieurs sites, plusieurs étages = plus de SST).
  3. 3.L'organisation du temps (équipes, nuit, week-end).
  4. 4.Le turn-over (anticipez les départs pour ne pas tomber sous le seuil).

Un exemple concret

Prenons une PME de 80 personnes répartie sur deux sites à Nice et Antibes, avec une équipe du soir. Le minimum légal pourrait être satisfait avec un ou deux SST. Mais pour une couverture réelle, on viserait plutôt :

  • 4 à 6 SST sur le site principal (jour) ;
  • 2 à 3 sur le second site ;
  • au moins 1 à 2 sur l'équipe du soir.

Soit une dizaine de SST — environ 12 % de l'effectif. On retombe pile sur la fourchette INRS, non par hasard, mais parce qu'elle traduit une réalité de terrain.

N'oubliez pas l'entretien

Former dix SST et laisser leurs certificats expirer, c'est revenir à la case départ. Chaque SST doit être recyclé tous les 24 mois (voir notre guide du recyclage SST). Dimensionner, c'est donc aussi planifier les MAC SST dans la durée.

Vous voulez un calcul adapté à votre organisation ? Parlez-nous de vos sites, effectifs et horaires : on vous propose un effectif cible et un plan de formation réaliste.

#SST#obligation employeur#INRS#prévention#santé au travail

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Questions fréquentes

Combien de SST sont obligatoires légalement ?

Le Code du travail (R.4224-15) impose au moins un salarié formé aux premiers secours dans les ateliers à travaux dangereux et sur les grands chantiers concernés. C'est un plancher : en pratique, il faut en former davantage pour une couverture réelle.

Quel pourcentage de salariés former au SST ?

L'INRS recommande de raisonner en proportion de l'effectif, souvent autour de 10 à 15 %. Le bon chiffre dépend du niveau de risque, du nombre de sites, des horaires de travail et du turn-over.

Pourquoi ne pas se contenter d'un seul SST ?

Parce qu'un seul secouriste peut être absent, en déplacement, sur un autre site, ou être lui-même la victime. L'objectif est qu'à tout moment et sur chaque site, une personne formée soit présente et disponible.